Esclaves du futur
Titre original: Slave girls from beyond infinity
Genre: Survival , Science fiction
Année: 1987
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Ken Dixon
Casting:
Elizabeth Cayton, Cindy Beal, Brinke Stevens, Don Scribner, Carl Horner
 

Que se serait-il passé si le comte Zaroff s'était appelé Zed ?
Et si ses chasses fameuses avaient eu lieu... dans le futur !?!
N'hésitant pas à suivre la trame des Chasses du comte Zaroff avec une fidélité parfois trompée, Ken Dixon reprend à son compte l'histoire de The most dangerous game et la transpose dans l'espace, les naufragés du ciel échouant cette fois-ci sur la sinistre planète d'un chasseur cruel.
Pour corser le tout et le rendre plus sexy aux spectateurs des années 80, notre réalisateur a eu l'idée (géniale, il faut bien le dire) de lancer l'homme qui avait pour nom la dernière lettre de l'alphabet (dommage que je ne sois pas payé à la ligne, je l'aurais réutilisé, ça !) aux trousses de trois jolies femmes se baladant la plupart du temps en petite tenue (génial je vous dis, il fallait y penser !) : culotte et soutien-gorge de peau façon préhistorique dans certaines séquences, lingerie blanche et vaporeuse façon oulala-oulala dans d'autres. Miam-miam. L'amateur de joufflus rebondis lui dit merci.

 

 

Rebelles et astucieuses, nos trois héroïnes (en fait surtout deux) ne se contentent pas de courir en poussant de grands cris (ce qu'elle ne font d'ailleurs jamais) mais prennent leur destin en main en même temps que leurs jambes à leur cou pour s'éloigner le plus possible de leur misérable adversaire et lui tendre des pièges.
Malines, les demoiselles, et prêtes à tout, comme à se déshabiller devant un androïde pour le détourner de son devoir et provoquer une engueulade entre les deux cyborgs chargés de les surveiller !
Prête aussi, pour Elizabeth Cayton (ex-mannequin dont la filmographie recèle des joyaux tels qu'"Assault of the killer bimbos", "Roller blade warriors: taken by force" ou "Vice academy 3", entre autres titres de gloire), à simuler une scène d'amour avec le bellâtre de service à la coupe très eighties pour sauver leur peau à tous les deux, avant de se donner à lui réellement !
Et ce ne sont pas quelques zombies égarés ou un monstre caoutchouteux éveillé d'un sommeil cataleptique qui les empêcheront de poursuivre leur seul et unique but : survivre et se barrer de cette maudite planète !

 

 

Tout cela est assez léger et riche en rebondissements mais il faut quand même reconnaître quelques défauts à cette belle cuirasse filmique.
La logique, parfois, manque à nos héroïnes (à moins qu'il ne s'agisse de logique féminine ?) Exemple : alors qu'elles ont décidé de ne pas se séparer dans leur fuite pour rester groupées et donc plus fortes, quand l'une d'elle réalise qu'elle a perdu la carte de l'île (tombée de son soutien-gorge trop légèrement rempli aux dire de la mieux pourvue), elle conseille aux deux autres de partir en avant, qu'elle va rechercher la carte en revenant sur ses pas et qu'elle les retrouvera un peu plus tard...
Autre truc étrange, cette manie qu'ont les personnages (fuyardes comme chasseur) à se poser sur le tronc surmontant un ravin profond, pour discuter ou réfléchir, comme si le lieu, à découvert, s'y prêtait particulièrement... Le fait que ce tronc soit un élément intégré dans un grand décor peint est probablement un début d'explication : il faut rentabiliser au maximum ce qui a pu coûter un peu de brouzoufes et le mettre à l'écran le plus longtemps possible !
Enfin, les décors, accessoires, costumes et armes-laser sont assez kitch. Quant aux zombies et monstres de l'espace, ils ont bien du mal à provoquer l'effroi chez nos courageuses amazones dont la désinvolture à leur égard montre bien qu'on est là dans une série B se voulant accessible au plus grand nombre plutôt que dans un grand film d'horreur et de science-fiction.

 

 

Slave girls from beyond infinity constitue donc un spectacle de bon aloi pour qui ne veut pas se prendre la tête mais révèle très rapidement ses limites. Pour une heure dix agréable en compagnie d'actrices au physique avenant, pas de problème. Pour des chasses du comte Zaroff dans le futur et dans l'espace réellement palpitantes, en revanche, on repassera !

Note : 6/10

 

Bigbonn
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