Sunsi le formidable karatéka
Titre original: Gekisatsu! Jaro-Ken
Genre: Polar , Fantastique , Arts Martiaux
Année: 1973
Pays d'origine: Hong-Kong / Japon
Réalisateur: Chan Tung Man et Yukio Noda
Casting:
Sonny Chiba, James Tadashi Yamashita, Etsuko Shihomi...
 

Sunsi (Sonny Chiba), élève dans une école d'arts martiaux en Thaïlande assiste un beau jour au meurtre de son maître par un autre élève, Samwan. S'ensuit (le formidable karatéka) un affrontement entre les 2 hommes au cours duquel Sunsi est grièvement blessé par son adversaire.
Laissé pour mort, il est recueilli dans la modeste demeure d'une jeune femme qui va s'occuper soigneusement de sa rééducation au moyen notamment d'un appareil pour le moins étrange (et aussi d'une bonne dose de came qu'il sniffera à plusieurs reprises au cours du récit). Branché directement sur son corps, la machine libère de brusques décharges électriques qui stimulent son organisme à un tel point que la puissance et la rapidité de ses coups s'accroissent jusqu'à le rendre totalement invincible.

Résumé ainsi, ça parait alléchant, malheureusement, il faut bien attendre une bonne demi-heure de métrage avant que Chiba déboule. On le croise pourtant ça et là auparavant mais juste à travers de furtives apparitions.
Ainsi, le premier tiers du film ne laisse pourtant présager rien de bon. On suit l'histoire en parallèle peu passionnante et incohérente de Samwan devenu chef du Syndicat de la Drogue à Hong-Kong. Pour bien nous faire comprendre que ces évènements se déroulent quelques années après la défaite de Sunsi, Samwan arbore d'ailleurs la même coupe de cheveux et la même moustache que dans sa prime jeunesse mais grisonnées à l'extrême façon "j'ai-pris-40-ans-d'un-coup", ce qui confine au ridicule à chacune de ses interventions, surtout que Sunsi lui, n'a pas pris une ride de son côté.
Bref, Samwan, en bon caïd de la pègre qu'il est, trafique, deale, tue à tout va tandis qu'un flic campé par James Tadashi Yamashita tente de le coffrer en infiltrant son réseau.
Hormis quelques combats et courses-poursuites mollassons, cette partie du film traîne en longueur et s'avère atrocement mal filmée (le pan et scan imposé des différentes éditions vhs françaises n'arrange rien à la situation).
Et puis survient enfin Sonny Chiba, notre sauveur, et avec lui la première séquence anthologique de folie : pris en sandwich au milieu d'un pont entre 2 groupes de malotrus qui boxent dans le vide de manière épileptique tout en marchant (!!?), notre formidable karatéka se débarrasse de ses ennemis en distribuant de grands coups de savates circulaires qui envoient valdinguer tout ce beau monde dans la flotte.
A peine remis de nos émotions, le récit bascule ensuite en plein flash-back où l'on voit Sunsi utiliser son traitement électrique avant de livrer un affrontement des plus frappadingues qu'il m'ait été donné de voir, contre 4 hommes possédés par des singes. Ceux-ci (le formidable karatéka... c'était la dernière fois je le jure) grimacent, poussent de petits cris perçants et se déplacent en sautillant autour de Sunsi qui, bien entendu, n'en fait qu'une bouchée.


Et gageons que pour les besoins de leur trilogie matrixienne déplorable, les frangins vache au ski se sont inspirés de cette séquence mémorable, ponctuée d'effets de ralenti révolutionnaires pour l'époque consistant à ralentir un mouvement pour brusquement l'accélérer au moment de porter le coup. Une technique terriblement efficace pour un long-métrage de 1973, tristement insignifiante de nos jours.
Je ne vais pas vous faire l'affront de détailler en long en large le reste du film. Sachez seulement que l'action prédomine largement jusqu'au mot "fin" et que les morceaux de bravoure se multiplient, tel cette combattante usant de sa chevelure comme d'une arme pour fouetter ses adversaires ou bien encore l'acolyte de Sunsi se fabriquant un arc à l'aide d'une simple cordelette attachée à son bras.
Promis, motus et boule goulue.
"Sunsi le formidable karatéka" se révèle donc être un excellent crû "Chiba", délirant, inventif et divertissant malgré un démarrage déroutant.
Signalons enfin en guise de conclusion la présence de l'effrayant Bolo Yeung dans un sempiternel rôle d'homme de main du méchant, muet, pas vraiment finaud et toujours éclaté par le héros de service. Le Bolo niais a donc du sushi à se faire.

 

Throma
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