Debbie Does Dallas
Genre: Porno
Année: 1978
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Jim Clark
Casting:
Bambi Woods, Robert Kerman, Christie Ford, Robyn Bird, Eric Edwards, Merle Michaels, Arcadia Lake, Herschel Savage, Kasey Rodgers...
Aka: The Games People Play / Dallas Lolitas
 

Debbie Benton (Bambi Woods), étudiante dans un campus, a été désignée pour intégrer les rangs des pom-pom girls de l'équipe vedette de football américain dans l'état du Texas (c'est-à-dire les "Dallas Cow-Boys", même s'ils ne sont jamais nommés dans le film). Hélas, ses parents refusent de lui payer le voyage et son uniforme, considérant l'activité de "cheerleader" comme une offense à la morale. Avec ses amies du campus, Roberta (Christie Ford), Tammy (Arcadia Lake), Donna (Merle Michaels) et les autres, toutes pom-pom girls, Debbie décide de trouver un moyen pour gagner de l'argent d'ici deux semaines, en travaillant en dehors des cours. Ainsi, trouve-t-elle un job dans le magasin de sport de Greenfield (Richard Bolla) ; Tammy est embauchée chez un disquaire, Donna dans une bibliothèque, Roberta dans la boutique de bougies du couple Hardwick (joué par Eric Edwards et Robyn Bird), etc...

Mais l'argent ne rentre pas vite. Debbie est la première à réaliser qu'en profitant de leurs physiques avantageux, ses copines et elle vont être en mesure de réussir leur mission, surtout que leurs divers employeurs semblent tous être pilotés plus par leur sexe que par leur cerveau.

 


"Debbie Does Dallas" fait partie des grands succès du X américain, et il est d'ailleurs considéré comme un classique du genre. Pourtant, à le revoir aujourd'hui, et si on le compare à d'autres pornos de "l'âge d'or", il apparaît que sa réputation est quand même usurpée. On a beaucoup parlé de son actrice principale, Bambi Woods, qui interprète la Debbie en question. Et si elle a autant alimenté les conversations, ce n'est point pour son palmarès (sa filmographie étant réduite à trois films), mais plutôt parce qu'elle disparut complètement de la circulation au début des années 80. Les rumeurs la prétendirent morte, à la suite d'une overdose. Il semblerait qu'elle ait simplement quitté le milieu, déménagé et refait sa vie ailleurs, sans que l'on retrouve sa trace (Bambi Woods était évidemment un pseudo, et personne dans le milieu du X ne connaissait son véritable nom). En tout cas, elle a laissé une aura certaine à travers ce film, même s'il s'avère que son jeu est médiocre.

Le seul acteur qui ait "l'honneur" de la culbuter dans le film est le célèbre Richard Bolla, alias Robert Kerman. Célèbre, car ce comédien, qui débuta dans le porno en 1975 dans "Anyone but my Husband" de Roberta Findlay, fera au début des années 80 une "parenthèse" européenne, se spécialisant alors dans le film de cannibales. Ainsi, le verra-t-on successivement dans "Cannibal Holocaust", "La secte des cannibales", et "Cannibal Ferox", en tant qu'acteur principal dans les deux Lenzi. Oui, curieux parcours que celui de Robert Kerman, qui enchaînera par la suite les petits rôles dans le cinéma "mainstream", faisant même de la figuration dans le "Spiderman" de Sam Raimi. Cela dit, en ce qui concerne le casting masculin, on n'est pas très gâtés, entre un Richard Bolla un peu mièvre et un Herschel Savage, certes sympathique, mais décidément bien peu charismatique. Heureusement, Eric Edwards est là pour relever le niveau (et combler le public féminin). Edwards, c'est la grande classe, et une filmographie impressionnante. Pas que du bon, évidemment, mais il a tourné pour les plus grands (Damiano, Metzger, Weston...) dans bon nombre de classiques, et Joe Sarno l'engagea dans pas mal de ses films, faisant d'Edwards un acteur à part entière et talentueux, il suffit de voir "Abigail Leslie is Back in Town" pour s'en rendre compte.

 


Mais revenons à l'essentiel. "Debbie Does Dallas" se passe dans un campus, avec évidemment une équipe de foot américain et des "cheerleaders". Sont-elles au moins ravissantes ces pom-poms girls ? Et bien, cela dépend, certaines sont effectivement jolies, d'autres beaucoup moins. On a même carrément un boudin (Jennie Cole, dont la filmographie se résume à deux films). Vous allez me dire, dans un groupe de filles, il y a toujours une petite grosse. Oui, mais là, la boulotte participe activement à une scène de sexe, ce qui n'est pas si courant. Et puisqu'on en parle, qu'en est-il de ce premier X de la collection Wild Side niveau "fesses" ? D'une manière générale, il est assez conventionnel, avec une forte propension au triolisme, alternant deux mecs et une nana, et deux étudiantes avec un homme. Même la scène de la douche au début du film, impliquant au départ deux des héroïnes (Christie Ford et Kasey Rodgers) voyant débarquer quatre membres de l'équipe de football restera "sobre" au niveau des protagonistes (deux des mâles disparaissant mystérieusement au début des réjouissances). Les absents ont toujours tort, c'est bien connu, et ils ne profiteront pas des talents de Christie Ford, qui est en fait la véritable vedette de "Debbie Does Dallas", puisqu'on la verra ensuite dans l'autre meilleure scène du film, celle où elle se masturbe avec une bougie (lors de l'inventaire du magasin des Hardwick) avant de se faire payer en nature par ses employeurs.

 


Après ce film, Christie Ford aura l'occasion de recroiser une partie de ses copines du film, telles Merle Michaels ou Arcadia Lake, dans des films comme "Satin Suite" (où jouent aussi Rikki O'Neal et Kasey Rodgers), "October Silk", "Fascination" ou "Platinum Paradise". A propos d'Arcadia Lake, cette ravissante petite brune typée asiatique, qui était à l'époque la compagne d'Eric Edwards (cf bonus "Pom Pom X" dans la section dvd), connaîtra un destin tragique, décédant en 1990 suite à une overdose d'héroïne.

Un mot sur le réalisateur, Jim Clark, qui n'a aucun rapport avec le mythique pilote de course écossais, ni avec Bob Clark. Celui-ci n'a réalisé qu'une demi-douzaine de pornos, dont "Debbie Does Dallas Part II". La plupart de ses films abordaient le thème d'étudiantes en proie à une forte libido, comme dans "Teenage Pajama Party". Jim Clark peut être qualifié d'honnête artisan dans le genre, mais pas de cinéaste majeur ; de même que "Debbie Does Dallas" n'est définitivement pas un X incontournable. On se demande d'ailleurs si l'idée véhiculée dans le film, à savoir qu'une étudiante peut réaliser son rêve si elle fait la pute, est du meilleur goût, même dans un film porno.

 


Note : 6/10

 

Flint

 

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