C'est arrivé à Hollywood
Titre original: It happened in Hollywood
Genre: Porno
Année: 1972
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Peter Locke
Casting:
Felicity Split, Harry Reems...
 

Quand son homme rentre à la maison, c'est les bras chargés d'un cadeau somptueux pour Felicity : un bidet. Il fallait y penser ! Il faut dire aussi que le mari c'est Harry Reems, dont la filmo est plus longue que la bite, certes, mais quand même essentiellement consacrée au cinéma d'hard et d'essais (transformés). Aussitôt le présent déballé, Felicity baisse culotte, relève sa robe et s'installe à califourchon sur l'ustensile aujourd'hui si désuet. Aussi sec (ou presque), une tête de barbu en sort. Pour lui lécher le barbu, justement... Le film est lancé et il ne quittera plus cet esprit aussi débraguetté que décontracté.

 


D'autant moins que Felicity rêve de devenir la reine du porno et qu'elle annonce ça comme une évidence. Une petite pipe à Harry indiquera tout de suite chez notre héroïne quelques prédispositions qui ne vont pas tarder à s'affirmer sur le canapé. Enlacements nus, grosses galoches, papouilles, léchouilles, caresses sur les couilles, tout ou presque rimerait en ouille s'il n'y avait aussi dilatation, pénétration et doigt dans le fion. Un 69 de belle facture et non dénué de tendresse et de sensualité, quelques va-et-vient bien ajustés et une levrette orgasmique concluront enfin cette première partie avec, on s'en doute, une éjaculation très prévisible. Comme on le voit, le cahier des charges du film porno est rempli. Celui des décharges aussi.

 

 

Mais l'intérêt du film, outre ses scènes de cul entre acteurs souriants et très à leur aise, réside surtout dans ses scènes farfelues et, comment dire... autres. Car le bidet n'était qu'un apéritif à une suite de séquences bien croustillantes et pleines d'humour. Un préliminaire, pourrait-on dire, une mise en bouche d'un goût exquis pour l'amateur averti. Qu'on en juge :
Pour faire taire la Felicity qui chante, à poil, une chanson absolument atroce, le producteur de films porno lui colle sa bite dans la bouche. Pas très original mais pas con. Elle est bien meilleure suceuse que chanteuse. Et, si ce n'est pas la reine des pipes, elle n'a pas peur d'une goutte de sperme. Plus tard, alors que le producteur la félicite de ses photos chaudasses par téléphone, Felicity lui dit qu'elle a le feu au cul et qu'on pourrait y cuire un oeuf. Hop ! un oeuf lui sort du vagin ! 10 secondes après, le producteur, pipé par une starlette, éjacule sur son téléphone, arrosant notre poule pondeuse d'une grande giclée par le combiné !
La séquence suivante nous offre un numéro acrobatico-pénien assez incroyable : sautant d'un tremplin, une nana gironde atterrit sur la bite dressée de son partenaire. Deux secondes après, en trapèze, c'est cette fois l'homme qui fond sur le joufflu de sa joviale camarade de jeux. Et ce n'est que le prélude au numéro le plus incroyable du cirque et du film porno réunis : un tour de vélo hérissé d'un gode à la selle, d'un autre au guidon, de ventouses aux nichons afin que la Jeannie Longo du sexe s'empale joyeusement à chaque coup de pédale tout en suçant goulûment le godemiché devant elle en se faisant pomper les nénés. Gosh ! Difficile de tout raconter sans déflorer totalement le sujet.

 


Un petit intermède lubrique ramènera alors le spectateur à ses premières intentions en offrant pipes simultanées, cravate de notaire, pénétrations diverses, le tout dans les halètements qui siéent à ce genre de spectacle vivant, rarement sponsorisé par le ministère de la culture.
La suite, à base d'orgies antiques reconstituées en studio de films pornos, offre encore quelques moments décadents mais moins exaltants, avec ses figurants se roulant hystériquement sur le sol, le tout sur fond du mythe de Samson et Dalila. Au lieu des cheveux, comme dans la légende, c'est les couilles qu'est chargée de couper Dalila au héros mythologique. Celle-ci trouvera évidemment un meilleur usage à faire des roubignoles d'un partenaire à la coupe afro absolument ridicule et au sexe en plastique aussi grand que lamentablement pendouillant, après s'être rendue compte que les baloches du gaillard sont tellement solides qu'elles brisent le marteau censé les détruire. Le tout sur fond de musique juive (Hava Naguila, pour les connaisseurs) et avec mise en garde d'un zélé zélote contemporain au physique de Laspalès (débandade assurée).

 

 

Bon, le reste serait moins mémorable si une cérémonie des Phallus d'or, où Felicity sera évidemment récompensée, n'offrait une séquence de zoophilie bennyhillesque avec son cheval composé de deux bonshommes sous un costume de fête de fin d'année chevauchant une cavalière pas démontée, bien au contraire.
Enfin, une dernière éjaculation de sculpture phallique clora ce film sur lequel Wes Craven occupa les postes d'assistant director et d'editor. L'un de ses meilleurs films, assurément.

Note : 8/10

 

Bigbonn
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