Souperman
Genre: Porno , Parodie , Comics / Mangas
Année: 1976
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Fred J. Lincoln (Fred Lincoln - Fred Perna à la ville)
Casting:
Marc Stevens, Suzanne McBain, Gloria Leonard, Brenda Basse, Pola Black, Judith Florez, Crystal Sync, Fred J. Lincoln, Jack Teague, Roger Caine, Eric Edwards...
Aka: Powerbone
 

Nous sommes nombreux à nous souvenir, outre David Hess, de l'horrible Fred J. Lincoln dans l'éprouvant "La dernière maison sur la gauche" de Wes Craven. L'acteur avait du reste manifesté son désaccord avec la violence du film, laquelle dépassait, selon lui, les limites de la décence et de la moralité. Traumatisé par cette douloureuse expérience, il décide alors de monter sa propre maison de production pour s'investir dans le porno, puis d'en réaliser trois cent dix, en plus d'y tenir souvent des rôles comme acteur.

 

 

Qu'on se le dise : Avec Lincoln, on fait des Bang, et pas qu'en en Ford Mustang ! Quant à "Souperman", il est le premier film de sa très prolifique carrière qui comptera quelques titres de gloire, puisqu'il glanera même le prix du meilleur réalisateur aux Critics' Adult Films Awards en 1981 avec "Go for It", dans lequel on retrouvait Tiffany Clark ("California Girls", en 1980, aux côtés de John Holmes), sa seconde épouse ; ou encore, comme acteur, dans "Defiance", l'un des incontournables pornos horrifiques de la grande époque, dans lequel on trouvait Jean Jennings, alors mineure, et qui allait bientôt épouser Joe Spinell. On peut rajouter dans ses tentatives de renouer avec ce type de mélange à succès, "Friday the 13th : A Nude Beginning" ou, en toute fin de carrière, "Last Whore House on the Left". Pas des grandes réussites a priori, ses meilleurs films restant, semble-t-il, "Beyond Shame", "A Formal Faucett" ou encore "Clinic", un hommage au cinéma horrifique tendance "Asylum" ou "Caligari", avec Victoria Paris. Quoiqu'il en soit, s'il y a un thème récurrent dans tous ses films, c'est la cinéphilie du cinéaste, les clins d'oeil et hommages aux films qu'il aime, le tout couché en levrette sur pellicule.

 

 

Dans "Souperman", on retrouve le tandem Susan McBain ("Odyssey") dans le rôle de Lois Lewd et Marc Stevens dans le double rôle de Clark Bent et de Souperman ; Stevens fut l'un des pionniers de l'âge d'or du porno, avant de mourir précocement du sida à l'âge de 46 ans en 1989, ce, après une longue dépendance à la drogue. L'un de ses derniers films fut une apparition dans "Ultrasex" de Gerard Damiano. Ce dernier écrivit même sa propre biographie en 1975, intitulée "10 ½", laquelle n'était pas un hommage à Federico Fellini, mais une ode à sa bite.
On retrouve donc avec plaisir un Mark Stevens ici en pleine forme pour ne pas dire déchaîné, puisque celui-ci endosse, en plus de la cape de Souperman, le rôle de Clark Bent, un journaliste pour un grand magazine métropolitain dédié au sexe. "Encore plus de sexe !" s'exclamera-t-il lorsqu'un prêcheur puritain montera un plan machiavélique afin d'éradiquer le sexe de la surface de la Terre. C'est en position de missionnaire qu'il se sentira et qu'il cherchera, dès lors, des cabines téléphoniques dans les rues de New-York pour y enfiler sa panoplie de super-héros, ce, avant d'aller enfiler à la queue leu leu d'autres panoplies faites de chair humaine. "A genoux, escalope !" s'exclamait le grand Jean Luisi dans "On aura tout vu" de Georges Lautner. "A genoux, mes salopes !" s'exclamera ici notre sauveur et garant du plaisir de femmes cruellement en manque. Car en plus d'être un super héros, Souperman, c'est S.O.S. dépannage !

 

 

Pas facile d'être à la fois invité à s'exprimer en direct à la télévision face à la situation castratrice catastrophique vers laquelle évolue notre société et d'intervenir à tout va, à droite, à gauche, dans le chat, dans le pot, bref, à force de coups du chapeau.
C'est que notre Souperman est sollicité ! Combien d'entre vous sagouinent le travail en éjaculant de façon précoce, laissant ainsi sa femelle ruisselante mais toujours en manque ? Ne vous inquiétez pas, Souperman est là ! Combien d'entre vous se font vieux et s'en remettent au vieil adage : "La bandaison, papa, ça ne se commande pas !" ? Souperman, est encore là !
Un problème d'érection, de pénétration, de glissement de terrain, par devant, par derrière ? Pas d'angoisse ! Souperman, c'est un peu le François Pignon du "Dîner de con", il tapera l'incruste chez vous dès qu'il sentira qu'il y a comme une couille dans le potage !
L'homme est qui plus est militant ; il vous montrera l'exemple et vous invitera même à participer dans votre propre lit. Essayer Souperman, c'est l'adopter ! Avec lui, la rééducation terrienne est en marche et votre vie se trouvera transformée tout d'un coup en orgie du plaisir, en invitation quotidienne, diurne et nocturne, à la partouze. En parlant de partouze, ou tout du moins de faire l'amour avec plusieurs femmes, pas de problème non plus. C'est au rythme de la neuvième symphonie de Bitoveine que notre super héros viendra, en accéléré, pique-niquer et combler votre petite compagnie, qu'elle soit seule ou plusieurs. Souperman, c'est l'incontournable comparse d'une soirée réussie entre amis.

 

 

Il ne faudra toutefois pas confondre notre Mark Stevens, ici carrément frénétique, avec le chanteur converti à l'islam. Soit, l'acteur fut amateur de drogues et notamment de cat, mais c'est avant tout avec son gros Mahomet qu'il mettra, tout du long de cette bobine, du foutre partout ; parfois dans sa compagne Loïs, l'autre héroïne du film accro au sexe, de celle qui agrémente systématiquement sa soupe d'un ou deux poireaux ; d'autres fois, et même pour le plus fréquent, dans toutes les aristochattes du monde.
Autant se le dire : Avec Souperman de la planète Krypcon, "Bathman de la planète Eros" et ses rhumatismes n'ont qu'à bien se tenir !


Mallox

 

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