Bathman dal pianeta Eros
Titre original: Bath-man dal pianeta Eros
Genre: Porno , Comédie , Parodie , Comics / Mangas
Année: 1982
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Antonio D'Agostino (Sous le pseudo de Richard Bennett)
Casting:
Mark Shannon, Riccardo Zamagni, Guia Lauri Filzi, Sabrina Mastrolorenzi, Giuseppe Alotta, Sandy Samuel...
Aka: Klito-Bell / Batman on the Planet of Pleasure
 

A New-York, un commissaire est déterminé à lutter sans merci contre le crime organisé. Pour l'aider dans ce dur combat au quotidien, Bathman (Mark Shannon), héros masqué légèrement emprunté pour ne pas dire demeuré, parcourt les rases campagnes sur un vélo, pour voler au secours de la veuve et de l'orphelin. Surtout de la veuve violée mais souvent consentante, pour tout dire. Bathman vient à l'origine d'une planète vouée à l'érotisme, sur laquelle il habitait, nommée Eroticon. Au sein de la même planète vivait aussi Klito Bell (Nadine Roussial). Tous deux étaient alors réputés pour leur grande aptitude sexuelle. Klito-Bell changea de nom à son arrivée sur Terre pour prendre celui de Bathbaby. Une fois arrivés sur Terre, nos deux super héros ont vite mis fin à leurs prérogatives sexuelles pour uniquement se consacrer à la lutte contre le crime. Sans doute un passage dans un trou noir est-il à l'origine de ce trou poilu de mémoire, leur objectif étant, au demeurant, tout autre.

 


Le grand régisseur de la planète Eroticon est outré de voir ses meilleurs éléments partir en couilles ! Il décide d'envoyer Elios, un robot au programme si approximatif qu'on a du mal à lui octroyer une quelconque intelligence, même artificielle. Celui-ci est dépêché sur Terre afin de leur apporter un remède pour qu'ils redeviennent comme avant.

En attendant le crime perdure... De jeunes femmes sont violées ici et là par de curieux groupuscules. A voir certains accoutrements, l'un deux semble même tout droit sorti d'un "Orange mécanique" qui copula (bien le bonjour à Fred en passant !) jadis avec des panthères ! Bientôt, les choses s'inversent et des groupuscules de femmes se forment pour se mettre à violer en retour les criminels. Mais pas seulement. Le commissaire de police, victime d'un étrange rayon lumineux, va se faire violer lui aussi au sein de son propre commissariat. Bathman et Klito-Bell, toujours en retard pour cause de défaillance de leur 2CV rouge, le trouveront dans un état d'extase très pénétré.

Que faire ? Elios aura alors l'idée d'inviter tous ces gens à une festive orgie, histoire que chacun mette de côté ses divergences.

 


Que de ré-jouissances à la vision de ce petit sommet de n'importe quoi ! A la fois gros pornard rigolard rempli de dards dressés et de toisons malmenées, et énorme farce parodique qui se touche sur le dos de quelques DC Comics bien connus (Batman certes, mais aussi Catwoman), on le doit à Antonio D'Agostino (sous le pseudonyme de Richard Bennett), réalisateur déjà coupable au préalable de quelques friandises queutardes telles Eva Man (voir critique), "La cérémonie des sens" ou encore "La vie chaude d'Al Capone" avant de tourner le plus souvent dans les années 90 avec Jean-Pierre Armand ou Rocco Siffredi.

On y retrouve quelques noms connus des amateurs comme Nadine Roussial ("La femme-objet" de Claude Mulot, "Brigade spéciale" du 'sympatrique' Michel Caputo, "La petite étrangère" de Claude Bernard-Aubert, "Les petits slips se déchaînent" de Claude Pierson, ... bref, une addition assez salée pour des travaux de ramonage se succédant avec vigueur), mais aussi l'incontournable Mark Shannon. Un Mark Shannon habitué le plus souvent à collaborer avec l'ami Joe d'Amato, avec, à leur actif, quelques titres de gloire comme "Les plaisirs d'Hélène/Orgasmo Nero", "La nuit fantastique des morts-vivants", Porno Holocaust ou encore Caligula: la véritable histoire.

Le film qui nous concerne est écrit par D'Agostino lui-même, et il ne faudra pas s'étonner outre mesure d'y trouver quelques trous scénaristiques ; ce ne sont manifestement pas ces trous là à combler, qui intéressent notre sympathique et joyeux lutin. Pas de mise en scène précise non plus, mais plutôt un gros cirque concis dans son propos, filmé par une caméra malmenée par un doigté hasardeux, (limite prise par derrière penseront certains). Mais pourtant, car il y a un pourtant... on s'amuse plutôt aux mésaventures de nos super zéros très cons, ayant donc, comme dit avant, une fâcheuse attirance pour le con.

 


Et ça commence sur les chapeaux de roues avec notre Bathman déambulant à vélo dans sa cambrousse pourrie, le tout accompagné d'une "pouêt-pouêt" musique très sautillante mais également digne des pires sexy comédies. Une partition due à Ubaldo Continello (Live Like a Cop, Die Like a Man, "Le dernier monde cannibale") qui, il faut bien le dire, participe parfaitement à l'esprit volontairement non-sensique et gargantuesque de cette petite orgie filmique sans prétention aucune. De gentils triolismes initiaux on passe allègrement à un déferlement de gang bangs, avec notamment notre Roussial nationale qui s'enfile trois queues à la fois, n'ayant du reste plus de main pour se boucher les oreilles devant les rugissements bestiaux de nos mousquetaires du sexe.

New-York y semble en tout cas une ville passionnante et ses environs pourraient bien ressembler à la Creuse. A ce propos, le commissariat pourrait bien être le siège de l'administrateur du site sur lequel vous lisez goulûment cette revue – Si si ! – tant il se limite à une table et deux chaises de cantine, avec en fond, un énorme drapeau américain. Un commissaire qui, soit dit en passant, se fera lui aussi plumer, avant de passer à la casserole comme un antique poulet grégorien.

On n'oubliera pas de citer nos agresseurs vêtus de chapeaux melons et de marcels puma, ainsi que notre Bathman qui, chaque matin, manque de se faire un lumbago en pratiquant ses exercices (Bathbaby lui rappellera pourtant que d'autres genres d'exercices ne lui feraient pas de mal niveau assouplissement du dos, mais l'homme dans son machisme aveugle garde sa vanité, que voulez-vous !). On soulignera également que les pannes de 2CV ne seront pas forcément les seules causes des retards dans les interventions super-héroïques de notre couple bien aimé... la "Klito-Bellé" ayant une forte tendance à se masturber dans ladite voiture pourtant rouge comme les règles d'une jeune vierge. On pourra toutefois trouver que Bathman manque cruellement de vitamines à l'instar de la mise en scène.

 

 

C'est un peu dommage, car si le manque de préliminaires techniques propulse son petit éjaculat de charme à ce jovial accouplement jusqu'à l'enfantement cinématographique, il pourra bien aussi en rebuter certains, au point même de les laisser puceaux quant à cette drôle d'expérience au sein de la planète du plaisir. Enfin pour ma part, je le trouve tout de même assez bath pour le recommander...

 

Mallox
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