Final Terror, The
Genre: Survival , Slasher
Année: 1981
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Andrew Davis
Casting:
John Friedrich, Rachel Ward, Daryl Hannah, Adrian Zmed, Ronald Shusett, Joy George, Neill D. Hicks, Joe Pantoliano, Mark Metcalf...
 

Un jeune couple est victime d'un accident de moto en conduisant dans une forêt du nord Californien. Jim est gravement blessé, Lori s'en va alors tenter de trouver de l'aide. Elle trouve une cabane abandonnée, revient vers Jim et le trouve pendu par les pieds à un arbre. Terrifiée, elle essaie de courir vers la cabane mais elle est tuée sauvagement par un piège garni d'objets tranchants.

Plus tard un groupe de rangers s'en va camper, guilleret, dans cette même forêt. Il se font tour à tour assassiner par une étrange créature. La première victime est poignardée.

 

 

Il est difficile de ne pas remarquer au générique, comme à l'écran, les présences de Rachel Ward ("L'Anti-gang", "Fortress") et de Daryl Hannah juste avant la célébrité acquise avec "Blade Runner" puis "Splash". Un argument qui s'avéra précieux à rebours puisque, tourné en 1981 par Andrew Davis, The Final Terror sera distribué sur les bases de ces notoriétés nouvellement acquises en 1983.

C'est le second film d'Andrew Davis après "Stony Island", drame musical sur fond de Rhythm and Blues et The Final Terror précède de bien des années une étrange consécration pour "Le Fugitif" (1993), qui l'amènera même jusqu'à l'absurde statut d'auteur dans un mémorable papier Q d'un numéro des Cahiers du Cinéma période maoïste et Claude Zidiste.
La carrière de ce bon Andrew est pourtant davantage marquée du sceau du Chuck poilu ("Sale temps pour un flic") et du gros Steven ("Nico", "Piège en haute mer"). Entre les deux acteurs freudo-antononiesques il prend en sandwich avec velléité pour "Opération crépuscule", un Gene Hackman en pleine période revival guerrier façon super Totor ("Retour vers l'enfer", "Air Force Bat 21"). Sa collaboration avec Harrison Ford (futur mourant du loukoum "Star Wars 7", qu'on se le dise !) lui permet de diriger des stars-endives telles que Keanu Reeves (le très statique "Poursuite"), Michael Douglas (l'infâme remake du "Crime était presque parfait" : "Meurtre parfait", un film qui était presque nul à chier), l'Arnold Schwarzenegger "épais" pour un autre dommage collatéral filmique sobrement intitulé "Dommage collatéral" avant de se mordre la queue si je puis dire avec "La morsure du lézard" puis de disparaître purement et simplement grâce à une combustion spontanée manigancée par les studios.

 

 

Qu'en est-il donc de cette petite production à mi-chemin entre le Survival et le Slasher forestier, genre sorti de nulle part à l'époque sauf des sentiers battus puis rebattus ? Et bien, c'est raté, pas terrible, en somme globalement médiocre. Bref, pas de quoi monter une tente comme me le soufflait hier encore l'un de mes amis gay... En revanche, il eut été utile d'amener sur les lieux de ce méfait pelliculaire une lampe-torche. Non pas pour mettre le feu à une balade dans les bois menée sur un rythme anémique mais pour que le spectateur puisse un peu mieux voir les meurtres mis en scène. Certes, il y en a. Et peut-être même y a t-il de la pomme. Mais dans l'obscurité, personne ne l'entend crier. Néanmoins, parmi nos rangers, il eut été dans l'ordre du possible de se tromper de couche pour la nuit et de coïter, façon "Les Bronzés font du camping", avec le premier razorback sauvage venu.

 

 

Cela ne commence plutôt pas trop mal avec un pendu dépendu, hélas, les 55 minutes qui s'ensuivent - à l'exception d'un meurtre vite expédié à la demi-heure - tournent au concours de sac de couchage entre les jeunes hommes présents ainsi qu'à celui (non commémoratif alors) des meilleures blagues de Philippe Castelli. Là-dessus, Andrew Davis brode : cartes postales, images d'une nature idyllique alternant gentils bambis, arbres montant vers le ciel à l'infini et paisibles cours d'eau. Mais ce qui aurait pu fournir, à l'instar d'un "Délivrance", matière à un contraste entre l'apparente beauté d'une nature généreuse et la violence générée par celle-ci, ne prend jamais. Alors soit, le compte est bon au niveau quantitatif (une petite douzaine de morts, de quoi faire une omelette aux champignons des bois) mais celui-ci est loin d'être atteint à un niveau plus qualitatif pour une raison assez simple : outre un manque de rythme évident, la violence y est illustrée dans des scènes bien trop sombres pour que celle-ci se révèle suffisamment efficace.

 

 

The Final Terror n'est pas honteux à proprement parler, il est juste stérile et sans saveur particulière. Tant et si bien qu'il ne se démarque en rien du tout venant des Slashers de l'époque. Pire, c'est lors d'un empalement quasi-final qu'on se surprend à émerger et à comprendre qu'on avait presque somnolé 83 minutes durant. Un film reposant... à sa manière !


Mallox

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