Plaga zombie, zona mutante
Genre: Zombie , Horreur , Comédie
Année: 2001
Pays d'origine: Argentine
Réalisateur: Pablo Parés, Hernán Sáez
Casting:
Pablo Parés, Hernán Sáez, Berta Muñiz, Paulo Soria...
 

Pablo Parés et Hernán Sáez ne manquent ni d'ambition, ni de courage. A vingt-sept ans, ils ont déjà réalisé vingt-quatre films (courts métrages y compris) dont dix-sept en commun. Pierre angulaire de ce parcours précoce et passionné : Plaga zombie.
Amorcée en 1997 par iLa vengenza alienigena ha comenzado!, continuée en 2001 avec le présent Zona mutante, la série des Plaga zombie aurait dû se poursuivre jusqu'au cinquième épisode.
Malheureusement, quatre ans plus tard, l'initiative semble plus que jamais au point mort, Parés et Sáez ayant continué leur petit bonhomme de chemin cinématographique séparément... Dommage.
Tout commence par une discussion entre un agent du FBI et son supérieur par écrans interposés, l'occasion de nous rappeler les (mé)faits survenus dans le premier opus. A la suite d'un accord avec le gouvernement américain, les extraterrestres sont autorisés à tester un virus de leur confection sur un quartier d'une petite agglomération d'Argentine.
Et comme il fallait s'y attendre (le gouvernement pas, visiblement), le fléau se propage et contamine la ville entière, transformant les habitants en zombies purulents et survoltés. La ville entière ? Non ! Trois hommes résistent encore et toujours à l'envahisseur... à grands coups de poings dans la tronche : Bill Johnson, le leader charismatique du trio, John West, ancienne gloire du catch obèse, en caleçons et costume léopard, ainsi que Max Giggs (très bonne performance de Hernán Sáez), fondu d'informatique dégénéré et psychopathe...

 

 

Vous l'aurez compris, Plaga zombie : zona mutante se réclame davantage d'un Bad taste, d'un Braindead ou d'un Evil dead (les références y sont d'ailleurs évidentes) que d'un quelconque film de morts-vivants réalisé par Romero. Parés et Sáez partagent d'ailleurs les mêmes caractéristiques qu'un Jackson ou un Raimi dans leur prime jeunesse, à savoir une débrouillardise à toute épreuve, un goût prononcé pour le gore décomplexé ainsi qu'une certaine aisance dans la réalisation, voulue comme la plus fluide et inventive possible.
La scène suivant cette petite introduction résume très bien cet état de fait. Maquillages artisanaux et hauts en couleurs, coups de tatanes dans tous les sens, mouvements de caméras dynamiques et rarement confus rappelant parfois les cases d'une bande dessinée voire un western ainsi qu'une accumulation de trucages sanglants (ablation d'une échine à la main, zombie déchiré en deux).
Le métrage conservera ce rythme de croisière... jusqu'à sa moitié, lorsque nos trois héros débarquent dans la demeure de John West, le catcheur has-been. La cadence ralentit un peu et, même si plutôt drôle, cette séquence laisse comme un amer goût de remplissage.
Puis, lors du final, Plaga zombie : zona mutante repart de plus belle dans une accumulation d'effets gores savoureux et ingénieux, malheureusement contrebalancée par une scène de confrontation des trois personnages principaux montée en parallèle et qui, une fois de plus, nuit au rythme du film. Dommage.
De plus, contrairement aux oeuvres suscitées, qui, malgré un certain penchant pour l'humour, parvenaient à garder un aspect plutôt inquiétant, Plaga zombie : zona mutante se complaît dans le délire le plus total. Les morts-vivants peinturlurés mangent des sucettes, dansent et se révèlent être particulièrement taquins, lorsqu'ils n'essayent pas d'entamer la conversation voire de négocier avec les humains.

 

 

Certes, cette surenchère assumée dans la folie ne plaira pas à tout le monde, mais on ne peut pas reprocher à Pablo Parés et Hernán Sáez d'avoir tenté une autre approche, bien plus festive, du film de zombie.
Au final, en dépit de quelques longueurs frustrantes, Plaga zombie : zona mutante reste un film énergique, inventif et tout à fait sympathique.

 

Toxicavenger
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