Retour de Sabata, Le
Titre original: È tornato Sabata... hai chiuso un'altra volta
Genre: Western spaghetti
Année: 1971
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Gianfranco Parolini
Casting:
Lee Van Cleef, Reiner Schöne, Giampiero Albertini, Ignazio Spalla, Annabella Incontrera...
 

Sabata, c'est un drôle de personnage. Une sorte de chasseur de primes, presque invulnérable, se sortant des situations épineuses à l'aide de moult gadgets. Le petit triptyque des Sabata, composé dans l'ordre de "Sabata", Adios Sabata et Le Retour de Sabata, à quoi l'on pourrait rajouter éventuellement "Sartana arrive prépare ton cercueil", où un certain Sabbath (ou donc Sabata selon les versions) se confronte à Sartana (ou Django selon les versions, ouf !), le petit triptyque disais-je, s'inscrit dans la tendance d'un western italien plus ouvertement comique voire parodique qui caractériseront les années 70 (par exemple : On l'appelle Trinita - 1971).
A la différence d'Adios Sabata peut-être, plus sérieux que ses deux acolytes. Dans tous les cas, aucun des trois ne se sacrifie à la grosse bouffonnerie et comme l'atteste ce Retour de Sabata, peuvent parfaitement alterner entre atmosphère guillerette et plus grave. Pour faire simple, disons que les Sabata sont des westerns au ton plus léger que les autres.

 


Dans Le Retour de Sabata, nous retrouvons l'excellent Lee Van Cleef dans le rôle titre. Rôle qu'il tenait déjà dans le premier Sabata et qui ensuite passera à Yul Brynner dans Adios Sabata. Ou comment passer d'un moustachu à un chauve... A sa décharge, on peut dire qu'Adios Sabata est une sorte de vrai faux Sabata, le titre étant différent dans certaines contrées. Lee Van Cleef, que l'on connaît surtout pour ses personnages sinistres et tortueux (au hasard, "Le Bon la Brute et le Truand") joue dans un registre plus amusant qu'à son habitude et s'en sort assez bien. A l'aise, bonhomme, mais toujours mystérieux et habile flingueur.
"Le Retour de Sabata" oscille entre registre comique et plus dramatique. Ainsi, nous verrons une bagarre 'budspencerienne' côtoyer un meurtre tragique. Tout le film est comme ceci, entre deux univers. Il y a vraiment une ambiance particulière, soutenue par les gadgets et les pétoires toujours improbables de Sabata. Des flingues aimantés sous ses bottes, le revolver à quatre canons, une pétoire non identifiée qui semble fonctionner avec une poire à air comprimé (!!), autant d'accessoires dont usera le rusé Sabata pour se sortir des coups tordus et faire mordre la poussière à quelques assaillants.

 

 

D'ailleurs, il y a tout de même une trentaine de personnes qui meurent là dedans sans se débotter. A noter aussi que Sabata n'agit pas seul, il traîne dans son sillage quelques camarades, artistes de cirque, qui joueront de la fronde et du trampoline pour seconder notre héros. Il y a un côté très rocambolesque et spectaculaire dans Le Retour de Sabata, où Sabata est toujours aussi absurdement invulnérable. Une scène le verra ainsi exploser dans un chariot de mine pleine de dynamite... et réapparaître quelques secondes après couvert de poussière !


Et cette ambiance aurait pu contribuer à un bon petit film, mais l'histoire est assez brouillonne, on y comprend pas grand chose. La dualité de ton nuit un peu à l'ensemble, il y a quelques passages un peu lourds également. On se consolera devant une belle fusillade finale, très bien mise en images. Gianfranco Parolini - alias Frank Kramer - sait tenir une caméra et parvient à rendre son film efficace, bien qu'on ait du mal à voir en Le Retour de Sabata un grand nom du western spaghetti.

 

 

Le Cénobite cinglé !
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