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Le soldat dieu chez Blaq Out
Écrit par Mallox   

Caterpilla, tourné par le cinéaste guerillero Koji Wakamatsu, dénonce ici l'impérialisme et le militarisme nippon de la première moitié du XXème siècle... le film sortira le 3 mai chez l'éditeur.

 

On y assiste ainsi à des violences faites aux femmes dans la société japonaise d'alors -où le foyer peut également être le théâtre d'une guerre psychologique et physique beaucoup plus violente qu'au front.


Interprété par une Shinobu Terajima bouleversante, qui a remporté à cette occasion l'Ours d'Argent de la Meilleure Actrice au Festival de Berlin l'année dernière, LE SOLDAT DIEU est une "fable baroque, fielleuse et contestataire, débordante d'un mauvais esprit salvateur dans sa manière rageuse et politique de défier l'histoire officielle", à mi-chemin entre "Johnny Got is Gun" et "L'empire des sens".

 

* La critique du film sur Psychovision


A noter que cette édition s'annonce splendide, avec, entre autres, en bonus exceptionnels : un documentaire inédit de 31 mn : "Itinéraire d'un cinéaste révolté : Berlin 2010" ainsi qu'un livret de 20 pages.

(**) Vous trouverez en bas de page, des notes de la productrice ainsi qu'une interview du réalisateur.

 

 

LE SOLDAT DIEU

UN FILM DE KOJI WAKAMATSU

Ours d'Argent de la Meilleure Actrice pour Shinobu

SYNOPSIS :

Durant la Seconde Guerre Sino-japonaise, en 1940, le lieutenant Kurokawa est renvoyé chez lui, en héros de guerre, couvert de médailles...mais privé de ses bras et de ses jambes, perdus au combat en Chine continentale. Tous les espoirs de la famille et du village se portent alors sur Shigeko, l'épouse du lieutenant : à elle désormais de faire honneur à l'Empereur et au pays et de montrer l'exemple en prenant à coeur de s'occuper comme il se doit du soldat dieu...

Après la jeunesse révoltée des années 60 et 70 de UNITED RED ARMY, Koji Wakamatsu s'interroge sur la génération précédente et dénonce avec férocité les dérives de la société japonaise patriarcale et militariste du milieu du siècle dernier. Tourné en douze jours et librement adapté d'une nouvelle d'Edogawa Rampo, LE SOLDAT DIEU est autant porté par l'énergie et la colère de son réalisateur que par l'époustouflante performance de Shinobu Terajima, qui lui valut d'ailleurs l'Ours d'Argent de la Meilleure Actrice au Festival de Berlin en 2010. Un film radical et sans concession.

 

 

CARACTERISTIQUES DE L'ÉDITION DVD :

ZONE 2 - DVD 9 - PAL

DUREE FILM 1H27

FORMAT IMAGE 1.85 (comp 4/3 16/9)

LANGUES : version originale en japonais en Dolby Stéréo 2.0
SOUS-TITRES : français, anglais

# BONUS :
- “Itinéraire d'un cinéaste révolté : Berlin 2010“ (31 mn)
- Bande-annonce
- Chapitrage
- Livret 20 pages

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(**) ENTRETIEN AVEC KOJI WAKAMATSU :



- D'où vous est venue l'idée de ce film ?


J'ai eu l'idée de ce film lors du tournage de United Red Army. Je sentais que pour mieux comprendre les jeunes des années 60-70, il me fallait d'abord décrire l'époque de leurs parents lors de la guerre dans le Pacifique.
Décrire une guerre ne signifie pas uniquement décrire des affrontements, des batailles. Les personnes qui sont les plus affectées par la guerre sont les femmes et les enfants, qui ne se battent pas.
Les hommes au pouvoir ont trompé leurs citoyens en leur faisant croire que cette guerre était dans l'intérêt de leur pays. Ils les ont manipulés en les jetant au coeur de cette guerre, alors qu'eux-mêmes sont restés à distance, ce qui leur a permis d'être toujours en vie après la guerre.
J'ai pensé que si les jeunes de United Red Army étaient nés de cette façon, c'était précisément parce que leurs parents avaient vécu une telle époque.
Ainsi j'ai déjà décidé, au moment du tournage, de décrire l'époque des parents, la guerre du Pacifique et les individus de cette époque.


- En quoi ce film est-il différent du roman "Caterpillar" de Edogawa Rampo, dans lequel un vétéran de la deuxième guerre mondiale rentre chez lui tétraplégique ?


J'ai été inspiré par cette image, dans le roman, d'un vétéran de guerre infirme, qui perd à la fois ses membres et la relation qu'il entretenait avec sa femme. En dehors de cela, l'époque est différente ainsi que presque tout le reste.
Ce que j'ai voulu faire surgir de cette image initiale est l'idée que pour les êtres humains, la vie est synonyme de sexe, nourriture et violence. Mais je voulais surtout montrer à quel point la nature humaine peut être détruite par la guerre.
Charlie Chaplin a réussi à nous montrer au travers du cinéma que l'on pouvait être pendu pour avoir tué trois personnes, mais que vous pouviez être un héros si vous en tuiez dix mille. C'est ça la guerre !


- Dans "Johnny Got His Gun" (1971), l'auteur et réalisateur américain Dalton Trumbo raconte l'histoire d'un soldat de la première guerre mondiale, qui perd ses bras, ses jambes, son visage après avoir été atteint par le souffle de l'explosion d'un obus. Avez-vous vu ce film ?


Oui je l'ai vu. J'ai vu un homme que la guerre a totalement privé de liberté et à quel point il était cruel qu'il ne puisse même pas avoir le choix de mourir. Mais je ne pense pas qu'il m'ait influencé. Au moins, Kyuzo, lui, a eu le choix de sa propre mort.


- Ou avez-vous obtenu toutes ces images d'archives ?


Je les ai empruntées à une personne qui les a obtenues des Archives Nationales des Etats-Unis et dans des archives de l'administration. Après la guerre, de petits criminels de guerre Japonais furent jugés et punis un peu partout au Japon. Ils furent également exécutés pour "le bien de la nation". Mais parmi eux, il y avait aussi de nombreux Coréens originaires de la péninsule de Corée, qui était une colonie japonaise à cette époque. Ils furent également jugés comme des criminels de guerre japonais.
Certains Sud et Nord Coréens, qui furent à l'origine accusés de crimes de guerre puis finalement acquittés, furent libérés. A l'heure actuelle, ils sont toujours ignorés du gouvernement japonais et n'ont droit à aucune aide en préjudice de la guerre car ceux-ci ne sont pas japonais. Si l'on s'en tient à ce point de vue, la guerre n'est donc toujours pas terminée. Rien n'a été résolu.


- Ou avez-vous tourné le film ?


Le film a été tourné à Nagaoka et dans les alentours de la préfecture de Niigata, dans la région de Chubu (au nord-ouest de Tokyo), où il existe des paysages typiquement japonais, préservés depuis une cinquantaine d'années, avec des maisons traditionnelles en bois, aux toits de pailles, et entourées de rizières en cascade.
C'était dans cette partie rurale du pays, particulièrement connue pour la haute qualité de son riz, que les fermiers cultivaient le riz afin de nourrir les soldats pendant la guerre. Les villageois y étaient totalement dévoués à l'empereur.
Si j'ai voulu tourner dans cette région, c'est tout aussi bien pour des raisons esthétiques, scéniques, que pour des raisons historiques – et peut être aussi parce que j'ai grandi dans un village similaire !


- Pouvez-vous nous en dire en plus concernant le personnage joué par Katsuyuki Shinohara, ce personnage qui mange des fleurs et ne fait jamais rien comme les autres ?


C'est de moi qu'il s'agit. Il représente la part du "moi" qui a été fortement critiqué comme un "idiot", une "disgrâce nationale", un "égout". Mais du côté des égouts a éclos une fleur. C'est pourquoi j'ai fait manger une fleur à Katsuyuki. Dans ce film, son personnage prétend être un idiot et va à contre-courant de la pensée générale qui se réjouit d'aller en guerre. Il s'accroche à ses croyances en refusant de faire ce qu'il déteste. Je pense qu'il est probablement un des personnages les plus courageux.


- Un mot à propos du casting de Shinobu Terajima et Shima Ohnishi ?


Pour Shima Ohnishi, j'avais déjà décidé de le prendre pour mon prochain film lors du tournage de United Red Army. Pour jouer un soldat infirme, vous avez besoin d'être très expressif et Shima Ohnishi a un regard très expressif.
Pour Shinobu Terajima, elle épouse parfaitement le costume "monpe" de ces fermières japonaises.
Elle est de plus mon actrice préférée car elle à le courage de jouer sans artifices alors même qu'elle est une immense star. Je n'étais pas sûr qu'une si grande actrice accepterait d'apparaître dans un film dont le réalisateur a fait l'objet de tant de critiques. Mais quand j'ai finalement trouvé le courage de lui demander, elle a accepté.


- Il y a deux histoires dans "Le Soldat Dieu" : l'histoire d'un héros handicapé de guerre et celle d'un mari et de sa femme. Quel est le lien entre ces deux histoires ?


La société japonaise est à la base une société masculine. Les hommes ont usé sans honte de violence sur leurs femmes. Ils ont considéré celles-ci comme de simples usines à satisfaire leur appétit sexuel et comme machines à faire des enfants. Dans la société japonaise, ce genre de relation entre les hommes et les femmes est considéré comme normal. Même de nos jours, un membre du parlement peut faire entendre un jugement personnel de type "les femmes sont des machines à produire les enfants". Je voulais décrire comment les relations entre un mari et sa femme peuvent être bouleversées par la société à cause de la guerre. Mais plus simplement, je voulais décrire la manière dont les êtres humains vivent en se regroupant dans des états, des nations et tout le reste.


- Est-ce que la façon dont les femmes sont décrites dans vos films (d'abord abusées et ensuite reprenant le dessus) peut, quelque part, être une métaphore ?


Il n'y a pas clairement de métaphore. C'est l'image que j'ai dans ma tête. Mes films naissent dans ma tête, où toutes sortes de choses sont entassées. Il y a moi-même, mes amis, mon pays, ma mère et mon père, ceux que j'ai observés alors que je grandissais...
Mon père était violent envers ma mère quand il avait bu. Toutes ces choses sont mélangées dans ma tête. Je ne peux pas l'expliquer logiquement, bien sûr. Si je le pouvais, j'écrirais des romans. Je n'aurais pas besoin d'argent ou de quoi que ce soit et ce serait beaucoup plus facile. Mais comme je ne peux pas exprimer tout cela par des mots, j'utilise des images, des sons, musique inclue. C'est tout.


- En tant que réalisateur, on parle souvent d'un cinéma de guérilla au niveau de votre style (prises uniques, pas de répétitions, vous tournez et montez dans un laps de temps très court etc)...


Quand vous faites tout un tas de répétitions, les acteurs sont plus tendus.
Si vous tuez quelqu'un, vous n'avez pas besoin de beaucoup d'entraînement, non ? Vous n'avez besoin que de vous concentrer. Ici c'est la même chose. Quand vous ne vous laissez qu'une seule chance, vous n'avez pas besoin de répétition.


- Quelle influence un budget limité peut- il avoir ? Est ce qu'un budget plus important aurait changé quelque chose au "Soldat Dieu" ?


Travailler avec un budget limité est le mode de fonctionnement de Wakamatsu Production. Avoir beaucoup d'argent ne vous garantit pas que ce que vous allez tourner sera bon. Mais malgré tout, chaque jour, lors du tournage, j'aurais souhaité avoir un budget plus important.
J'aurais pu, par exemple, avoir plus de figurants dans les dialogues et ainsi de suite. Mais parce que vous ne pouvez pas avoir cela vous devez faire confiance aux expressions des acteurs. Mais cela ne produira pas forcément un bon travail. Nous avons bouclé le tournage en 12 jours alors que nous avions planifié 2 semaines. Cela nous à pris a peu près 13h pour monter le film parce que nous avons dû le modifier trois fois. Le scénario nous a pris au moins trois mois, afin d'échafauder nos idées et poser le concept.


- Votre position en tant que réalisateur à évolué depuis le temps où vous défendiez les guérillas armées, dans les années 1970, à la critique que vous en faites dans "United Red Army" ; jusqu'à devenir totalement anti-guerre dans "Le Soldat Dieu". Comment l'expliquez-vous et quels sont vos projets à venir ?


Dans les années 1970, je croyais que je pouvais changer le monde au travers de ces guérillas. Mais après cela, certaines idées ont commencé à germer dans mon esprit. Le Japon et bien d'autres pays asiatiques ne résoudront pas leurs problèmes au travers de ce genre de combat. Les derniers à avoir abouti on eu lieu du temps de Che Guevara et de Fidel Castro.
Après avoir réfléchi et fait quelques recherches à propos de diverses choses alors que j'étais en train de tourner United Red Army, j'ai finalement réalisé qu'il était impossible que ces guérillas changent quoi que ce soit. J'en suis venu à penser que certaines choses ne peuvent être résolues que par le pouvoir de l'esprit humain et non pas par la force militaire. Je ne supporte pas ces militants qui appelaient à la guerre, à une révolution mondiale, et qui ne savent plus maintenant qu'utiliser leur notoriété pour défendre leurs positions. Tout ce qu'ils savent faire c'est proférer des théories sans même accepter le fait que les temps ont changé. Quant à ce que je vais aborder dans les temps à venir, il s'agira simplement d'histoires d'hommes et de femmes. Je réfléchis à une description du dégout de l'être humain, la partie sordide de ses relations avec autrui.
Mais je suis également intéressé par l'histoire de Otoya Yamaguchi, un jeune de 17 ans, qui a poignardé à mort le président du parti socialiste japonais, avant de se donner lui-même la mort.
Ce n'était qu'un simple garçon qui pensait agir pour un monde meilleur. Quand j'aurai fais tout cela, je pense que je n'aurai plus qu'à dépeindre les êtres humains, tout simplement.


- Pourquoi et pour qui faites-vous des films ?


Pourquoi ? Je les fais parce que je veux les faire –pour moi, autant que pour tout ceux qui regardent mes films et ressentent une haine envers la guerre.
Le point de départ vient de la colère. Il y a bien des choses qui me mettent en colère, j'exprime tout simplement ce que je ressens en utilisant cet outil qu'est le cinéma.


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(**) NOTE DE LA DISTRIBUTRICE :



Il est des choses, dans un film, qui vont bien au-delà du "simple" enjeu artistique, de l'esthétique éthique, de la bienséance voire de la bienpensance cinématographique.

La chanson du générique de fin du SOLDAT DIEU, ajoutée a postériori par le réalisateur –après même sa projection en Compétition Officielle du Festival de Berlin où le film a reçu l'Ours d'Argent–, est de ces choses-là.

Difficilement décryptable pour qui n'est pas japonais ou ne connaît pas l'histoire du réalisateur –soit la majorité du public–, la chanson du générique de fin représente pour Koji Wakamatsu, cinéaste radical et révolté de la première (à la dernière) heure, un enjeu politique de première importance, ce pourquoi il a pris la peine de faire apparaître les paroles (en japonais) directement sur l'écran.
La chanson s'appelle en japonais "Shinda Onna No Ko" (littéralement : Petite fille morte). Les paroles à l'origine ont été écrites par un poète turc engagé du siècle dernier du nom de Nazim Hikmet, longtemps exilé à l'étranger pour avoir été membre du Parti communiste turc, et même déchu de sa nationalité durant un temps.
Le poème dit le désarroi d'une petite fille morte lors du bombardement d'Hiroshima, du point de vue de la petite fille-même...
Traduites en japonais, mais également dans d'autres langues, la chanson a été reprise par la très populaire chanteuse japonaise Chitose Hajime, sur une composition produite et arrangée par Ryuichi Sakamoto (compositeur de la bande originale du film Furyo ou encore celle du Dernier Empereur), à l'occasion des commémorations des 60 ans de l'explosion de la bombe atomique, le 5 août 2005 à Hiroshima.
Pour l'anecdote, The Byrds et Bruce Springsteen ont également repris cette chanson, sous le titre I COME AND STAND AT EVERY DOOR (dont les paroles se trouvent facilement sur internet).

Le générique de fin du SOLDAT DIEU défile donc sur cette chanson, tandis que l'on voit, en fond, un tableau abstrait représentant la bombe atomique. Ce tableau –accroché chez Koji Wakamatsu– a été peint par le grand frère de Masao Adachi, longtemps scénariste de Koji Wakamatsu (sur des films tels que QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER ou VA VA VIERGE POUR LA DEUXIEME FOIS par exemple), le grand frère d'Adachi ayant été irradié par la bombe d'Hiroshima.
Koji Wakamatsu dit voir aussi, dans ce tableau, la fameuse petite fille de la chanson...

Vous comprenez ainsi l'importance de cette chanson pour un Japonais, et surtout pour un Japonais ayant connu la guerre, la bombe d'Hiroshima et le sort des victimes de la bombe d'Hiroshima, sachant que le Japon est le seul pays au monde à avoir reçu des bombes atomiques... Ce Japonais, c'est entre autres Koji Wakamatsu, le réalisateur du film.
Pour que les Japonais (et les autres) n'oublient jamais.

Bich-Quân TRAN



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- Sur le site de l'éditeur :