Prisonnière de Mabit, La
Titre original: The Great Suckers
Genre: Western , Porno
Année: 1976
Pays d'origine: Multilangue
Réalisateur: John Fjörd
Casting:
Ward Bande, Jeffrey Ougepanse, Vera KM-O'conteur, Nathalie Bood...
 

Trois ans après la guerre de sexe session, Ethan Asy est de retour au foyer, le night-club de son demi-frère Aaron Komintroux dont on chercha longtemps la mère, disparue après la guerre lors une séance d'échangisme d'uniformes sudistes et nordistes.
Ethan Asy retrouve aussi sa belle-soeur, Martha, qu'il eut coincé jadis entre deux portes de saloon pour lui mettre deux cartouches qui engendrèrent deux filles illégitimes : Lucy et Debbie. Lucy est fiancée à Martin Poney, un étalon dont les parents sont les voisins des Asy et la soeur de Martin, Laurie, est amoureuse de Brad Davis, c'est dire comme dans le désert on peut brosser plus longtemps un cheval que le minou d'une jument. Et ju mens pas.

 

 

Tandis qu'Ethan et le révérend Peyton (un ex-capitaine de l'armée) sont partis à la recherche d'un troupeau de femmes volé, le night-club est attaqué par une tribu Comanche nue avec, à leur tête, un gland cruel et sanguinaire répondant au nom de Chief Mabit, lui même dépendant du grand sorcier Ours Vulve.
A son retour Ethan ne découvre que des ruines fumantes, signes d'une fiesta coquine agrémentée de mescal et de drogues qui font rire les cactus. Hélas, entre deux filtres de Selaginella lepidophylla, Ethan trouve un lot de capotes : pas de doute, quelqu'un a volé ses chèvres pour en faire du boyau à concupiscence. Après s'être égoutté le bambou sur une famille entière d'Agavaceae et Sidonie, il décide de retrouver ses chèvres, notamment sa préférée, Séguin, une Gaulliste de la cohabitation (ou plus simplement, une centriste se retrouvant régulièrement prise en sandwich).

 

 

Premier western de John Fjörd après "Rio Cochonne!", La prisonnière de Mabit surprend par son insolite sexualité. Il marque une étape importante (sans faire oeuvre pédéraste) dans sa baisographie, annonçant déjà, par sa vision pessimiste des rapports humains géométriques, le désespoir lucide et serein (sans jeu de mot avec le zizi, hein!) des "Deux Cavaliers pour une chiennasse", de "L'homme qui tua une escalope" ou encore le très confus "102 sucent deux sioux". On ne retrouve pas ici le reflet des certitudes anales de Fjörd, de sa foi dans les valeurs et les échanges communautaires et familiaux, qui sont selon lui les gorges profondes de l'Amérique et dont les chevauchées paillardentes sont l'expression la plus pure.
Si dans "Lawrence d'Arabite", Langouste Shérif tuait pour un puits, dans les déserts de l'Ouest américain, on tue désormais pour des trous asséchés.

 

 

Après l'univers chaleureusement sodomite de la trilogie consacrée à la cavalerie et l'élégie rustique et paisible du "Un clito pour les braves" (clitodungeonmaster, 1950), La prisonnière de Mabit apparaît comme le film du déracinement, de la rupture et de l'exil du poireau.
Ethan Asy, héros onaniste et solitaire, est un perpétuel errant cherchant sans aucun repos du guerrier, à faire son trou : au mépris total des conventions sociales de son milieu, il coupe court aux funérailles en violant la morte plutôt que sa mère, ce qui lui fera gagner du temps pour se lancer à la poursuite des Comanches à balai, en particulier de Mabit.

 

 

On est loin ici de l'humour truculent et de la bonhomie des westerns éjaculatoires précédents : l'iroquois nique tandis que l'ironie coite est érectile et, lorsqu'elle transparaît, elle se fait grinçante, comme mal lubrifiée et comme pour offrir un contrepoint railleur à l'amertume intérieure du cul d'Ethan. C'est ainsi qu'il finira à faire tampon dans la Tante de Mabit, avec Vulve, le sorcier aux règles abondantes et immuables. C'est en cela que La prisonnière de Mabit fait office d'apaisement au sein de la longue carrière du réalisateur. Quant à Ward Bande, il montre une fois de plus qu'il sait très bien monter tout en tirant ses dernières cartouches.
Il décèdera prématurément d'une luxure (doublée d'une luxation) du testicule gauche lors du tournage de "Mes couilles volent au soleil".

 

 

Gonzague de Gaviscon

 

 

 

L'affiche d'époque :

 


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