Aliens versus Titan1C
Titre original: Predator World / Aliens vs Titanic
Genre: Science fiction , Erotique , Horreur
Année: 2017
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Jeff Leroy
Casting:
Tasha Tacosa, Jin N Tonic, Kelly Erin Decker, William Gabriel Grier, Robert Rhine Brenton Jones, Bree Olsen & Layla Price, Shawn C. Phillips...
Aka: Aliens Vs College Girls / Predator Planet / Alien Reign
 

Des passagers célèbrent l'arrivée du Nouvel An 2140 à bord du vaisseau de croisière Titan1-C lorsque ce dernier est heurté par une météorite. Des créatures extraterrestres se frayent un chemin à bord du navire et attaquent les passagers et l'équipage. Lorsque le navire est détruit, le premier officier Lana Vickers et quatre passagers, qui s'étaient introduits dans la cale, se rendent à une nacelle de secours. Ils s'écrasent sur une planète inconnue et découvrent que les extraterrestres ont également réussi à se faufiler à bord de la navette. Les extraterrestres sont capables de s'emparer du corps des humains et veulent maintenant se reproduire.

 

 

Le magazine Girls and Corpses est une aberration comme on peut en trouver aux États-Unis, un mélange improbable entre "Fangoria" et "Penthouse", comme si Thanatos et Éros copulaient avec un mauvais goût assumé. Comme le magazine "Fangoria" décide de se lancer dans la production de films et s'associe avec un petit studio appelé "TomCat Films", inutile de préciser que les métrages produits seront du même acabit que le magazine (cul + sang).
Outre le financement le magazine propose un beau cheptel de modèles aussi polyvalentes que jolies. Le studio "TomCat Films" s'est positionné sur le terrain du mockbuster concurrent de "The Asylum". Il distribue des films comme "Jurassic Prey", "Apocalyptic the tsunami War", "Apex-Predator", "Empire of the Apes", "Paranormal Dimension", "Stormageddon" et "American Mummy". Il se diversifie de temps à autres mais reste toujours dans la mouvance d'un succès passé, présent ou futur ! Aliens versus Titan1C ne déroge pas à la règle ; cette fois l'inspiration est plutôt à trouver du côté de "Predator" et "Alien". On remplace les cadavres du magazine par des Aliens belliqueux et libidineux et le tour est joué. Puis il suffit de lâcher quelques pin-up pour servir de casse-croûte, ou plus si affinité.

 

 

C'est Jeff Leroy qui réalise cette joyeuseté ; si le réalisateur n'est pas aussi connu qu'un Fred Olen Ray ou un Jim Wynorsky, cela ne l'empêche pas de tourner depuis des années avec des titres comme "Eyes of the Werewolf" (1999), "Hunting Season" (2000), "The Screaming" (2000), "Horror's Highway" (2002), "Creepies" (2004), "Unseen Evil 2" aka "Alien 3000" (2004), "Charlie's Death Wish" (2005), "Creepies 2" (2005), "The Witch's Sabbath" (2005), "Psychon Invaders" (2006), "Werewolf in a Women's Prison" (2006), "Rat Scratch Fever" (2011), "Dracula in a Women's Prison" (2017) et "Giantess Attack" (2017). Sa spécialité : les micro-budgets réalisés en DTV, qu'il caviarde d'une bonne dose d'érotisme et de SFX bricolés, avec une prédilection pour les modèles réduits !

Comme promis, le magazine demande à certains de ses modèles de tourner dans leurs films. Parmi les belles choisies on trouve Tasha Tacosa, qui démarra sa carrière d'actrice de manière classique avec des séries télé ("Les 7 Mercenaires") et des séries B. Ensuite, elle travaillera beaucoup pour la télévision, où elle cumule les postes de réalisatrice, productrice et scénariste sur diverses séries totalement inconnues chez nous ("Beach Heat Miami", "Girls of Sunset Place", "Two Birds and a Boy", "Trent and Tilly"). En 2011, elle rencontre Jeff Leroy et tourne "Rat Scratch Fever". Depuis quelque temps, elle enchaîne avec des titres aussi évocateurs que "Abaddon", "Dracula in a Women's Prison", "Halloween Pussy Trap Kill Kill", Aliens vs. Titanic ou "Giantess Attack"...

 

 

Jin N Tonic est avant tout une "performeuse" à l'aise dans le cosplay, le steampunk, le tatouage ; elle pratique la go go dance, le latex et autres joyeusetés ! Accessoirement, actrice depuis 2006, elle apparaît dans divers courts métrages, webseries et tourne surtout dans l'underground. Après Aliens vs Titan1c, qui peu s'apparenter pour elle à une production standard, elle enchaîne "Dracula in a Women's Prison" depuis elle a tourné d'autre films comme "Exorcism at 60.000 Feet".
Kelly Erin Decker est actrice, mannequin, cascadeuse, polyglotte et aime les armes à feu ; un curriculum impressionnant enrichi d'une filmographie des plus poétiques avec "Devil's Domain", "Doctor Mabuse 2: Etiopomar", "Vampire Sorority 3D", "Nazi Dawn", "Disaster Wars: Earthquake vs. Tsunami".
Et puis, deux actrices pornos viennent compléter le casting féminin : Bree Olson, qui est surtout connue pour sa liaison avec l'acteur Charlie Sheen, et Layla Price, toujours en activité.
Parmi le casting on note aussi la présence de Robert Rhines, créateur du magazine "Girls and Corpses".

 

 

La plupart d'entre vous auront deviné que le jeu de mots Titan1C (qui devient Titanic) n'est qu'une astuce commerciale, histoire d'ajouter un nouveau titre au film qui en compte déjà quelques uns suivant les pays et les influences (Predator World ou Alien Reign). Comme il est précisé plus haut, le bon goût et la délicatesse se sont fait la malle depuis longtemps, on peut donc se vautrer allégrement dans l'outrance et la surenchère. Beaucoup trouveront quelques similitudes avec les productions "Trauma", mais la firme de LLoyd Kaufman s'aventure rarement dans la science-fiction pure, comme c'est le cas ici. Jeff Leroy a donc un boulevard devant lui et ne se refuse rien, même si les moyens ne suivent pas. Qu'importe, car le réalisateur n'a pas peur du ridicule (exemple : la magnifique scène de dépressurisation qui fait penser à un épisode de "South Park") ou du scabreux (l'alien caché dans un caleçon et qui est confondu avec autre chose !!!). C'est d'ailleurs pour cela qu'il engage la belle Jin N Tonic, affublée d'une perruque rose du plus bel effet. Elle subira les assauts lubriques d'un monstre caoutchouteux et tentaculaire dans une scène homérique. La pauvre ne s'en remettra pas, elle en chiera d'ailleurs (au sens propre) tout un bataillon de petits aliens belliqueux à souhait.

 

 

C'est donc le genre de production qui ferait fuir quelqu'un de rationnel. Mais, entre des effets spéciaux qui pourraient, sans précaution, gravement vous endommager la rétine, des filles qui n'hésitent pas à donner de leur personne (très avenantes de surcroît) et une histoire qui semble avoir été racontée une bonne centaine de fois, cette petite production ne manque pas d'atouts pour les déséquilibrés que nous sommes !
Il est d'ailleurs étonnant de constater que ce genre de productions arrivent rarement chez nous, alors qu'elles se vendent très bien au Japon et en Allemagne, deux pays réputés pour leur délicatesse et leur finesse !


The Omega Man

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