Deathbed
Genre: Horreur
Année: 2002
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Danny Draven
Casting:
Tanya Dempsey, Brave Matthews, Meagan Mangum, Joe Estevez, Michael Sonye, Lunden De'Leon...
 

Un jeune couple, lui photographe et elle illustratrice, emménage dans un loft fraîchement retapé. Tout de suite c'est le coup de foudre. Quelques jours après l'emménagement, la femme entend des bruits et des cris émanant du grenier. Accompagnés de l'agent immobilier, responsable du bâtiment, ils s'introduisent dans la pièce mystère et y découvrent un lit ancien. Ils redescendent celui-ci et l'installent dès lors dans l'appartement. C'est à ce moment que les ennuis commencent pour les deux amoureux, ils sont pris d'hallucinations étranges, de visions de meurtres perpétrés sur ce lit...

 


Produit par Stuart Gordon, pape de la série B horrifique des années quatre-vingt ("Dolls", "From Beyond", "Re-animator"...), par Charles Band, producteur infatigable depuis plus d'une vingtaine d'années, et distribué par la Full Moon, "Deathbed" donne envie d'être vu. L'idée du lit démoniaque a du potentiel d'autant plus que celui-ci a tendance à pousser ses utilisateurs à la gaudriole sauvage. Mais ô rage ô désespoir, le réalisateur opte pour une image très soft et propre sur elle et pas le moindre nichon à l'horizon, ou peut-être un soupçon de demi-téton.
La mise en scène manque d'inventivité et le graphisme vole assez bas pour comparer Deathbed à un mauvais téléfilm. Sorti en "direct to video" le budget est forcément limité et ne permet pas de déballage d'effets spéciaux impressionnants, la plupart du récit se fait sur base de flashs back assez répétitifs.
Le tableau n'est pas tout noir heureusement, le couple d'acteur tient plutôt correctement son rôle. Si la mise en scène ne brille pas particulièrement par son originalité, elle réserve malgré tout quelques bons moments et particulièrement un final nerveux et assez gore, relevé par une surprenante révélation.
Le réalisateur a, heureusement, eu la présence d'esprit de ne pas tirer son métrage en longueur et se contente d'une petite heure dix pour étaler son récit. Durée suffisante et qui permet au film de ne pas sombrer dans les bas-fonds de l'ennui.

 


On aurait pu s'attendre à bien mieux du duo de producteurs, mais Deathbed évite le naufrage complet, ce qui est déjà pas mal. Pour Full Moon, on s'étonnera du "sérieux" du film, chose plutôt inhabituelle chez cet éditeur qui propose en général plus de fantaisie.

 

Nickbur
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