Summer of the massacre, The
Genre: Horreur , Slasher
Année: 2004
Pays d'origine: Angleterre
Réalisateur: Bryn Hammond
Casting:
Emma Horsley, Jeannette James, Jake Rider, Michael Boughan...
 

En Angleterre, sur la route des vacances, quatre jeunes gens (deux garçons et deux filles) décident de prendre un raccourci. Mauvaise idée, puisqu'ils se perdront en pleine campagne, tombant en plus en panne d'essence. Rien d'insurmontable jusqu'ici... Sauf que les bois de Blackwood, endroit où ils se trouvent, abritent Ed Craven, célèbre tueur et cannibale local baptisé "Hammer Head" à cause de son masque et surtout de son arme principale : un marteau. A partir de là, nos quatre jeunes n'ont plus qu'une idée en tête : survivre...

 

 

Premier film en temps que réalisateur (mais aussi monteur, scénariste et responsable de casting) pour Bryn Hammond, rédacteur en chef du magazine britannique Gorezone. Un magazine qui ne fait pas dans la dentelle, comme on peut le deviner à son nom. Et The summer of the massacre ne dément pas l'intérêt que Bryn Hammond porte au gore, jouant la carte du survival sanglant tout droit inspiré de quelques classiques de l'horreur, dont bien entendu le maître de tous, Massacre à la tronçonneuse. C'est ainsi que toute la structure du film est construite de la même façon que le film de Tobe Hooper. Le scénario, quoique transposé en Angleterre, est pratiquement identique, se justifiant également par une histoire censément véridique, et empruntant de nombreuses idées visuelles à son modèle. Le tueur, bien qu'agissant ici seul et non pour le compte de sa famille, porte ainsi un masque plutôt louche et utilise un instrument traditionnel des abattoirs, à savoir un marteau. Moins violent qu'une tronçonneuse, mais tout aussi efficace.
Notons aussi que ce tueur, Hammer Head, en plus d'être cannibale, se charge de ramener sa viande à la maison, une bicoque délabrée et poisseuse dans laquelle les victimes sont accrochées au dessus du sol dans l'attente d'une prochaine visite de la part de leur bourreau. Enfin, la plus grande partie du film consiste en des courses-poursuites dans les bois entre Hammer Head et sa proie du moment, de la même façon que Leatherface poursuivait Sally... Bref, les éléments se référant à Massacre à la tronçonneuse se trouvent à la pelle, et, s'ils n'ont pas la même efficacité sensationnelle que dans le film de Tobe Hooper, ils compensent par une présence généreuse de sang, sans toutefois être complaisants. Ceci dit, on regrettera beaucoup un jeu d'acteur globalement assez médiocre et une caméra DV qui tend à éviter de montrer l'instant fatidique du coup de marteau (chose que l'on attribuera à un budget ne permettant probablement pas de composer des effets gores trop élaborés).

 

 

Autre référence : le slasher forestier, tendance Vendredi 13 ou encore Camp blood. Déjà moins respectable. Mais comment ne pas y penser lorsque l'on voit un tueur masqué à la poursuite de jeunes délurés perdus dans les bois ? Le Hammer Head doit certes beaucoup à Leatherface, mais il doit tout autant au clown de Camp blood, à qui il reprend l'idée d'un tueur assez maladroit, se faisant souvent avoir par ses victimes (dingue le nombre de gamelles qu'il se prend, le gars). Heureusement pour lui, c'est là qu'interviendra l'influence du côté indestructible de Jason Voorhees, et il se relèvera à chaque fois. Signalons également la présence du typique vieux fou qui prévient les personnages principaux avant qu'ils ne plongent dans la gueule du vilain...
Tout ceci souffre d'une trop grande utilisation des codes stéréotypés du genre qui, alliée à certains choix malvenus (le manque de lucidité des personnages qui se séparent pour des raisons futiles, le Hammer Head qui ne cesse de pousser des cris pendant toute sa présence à l'écran...) fait que l'on se rapproche parfois dangereusement du "Red is dead" de la Cité de la peur. Certes, il n'y a que très peu de parlotte (une demi-heure maximum) et on entre vite dans le feu de l'action pour ne plus en sortir, mais il est dommage que ce rythme soit un peu saboté par des éléments trop banalisés. Ce que l'on peut reprocher à The summer of the massacre, c'est donc avant tout sa volonté de suivre complètement les codes tracés par les modèles du genre en y ajoutant des effets gores plus ou moins bien conçus.
Vraiment peu original, et avec son aspect amateur évident, le film ressemble un peu à une production Troma quelconque. Il lui reste tout de même quelques éléments bien à lui, comme par exemple cette surprenante amorce de séquelle qui survient après la fin du générique (on a jamais vu un post-générique aussi long !), ou encore comme sa volonté de ne paraître ni trop sérieux ni trop guignolesque... Mais dans l'ensemble, The summer of the massacre reste trop classique pour se faire remarquer.

 

 

Note : 4/10

 

Walter Paisley
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