There Was a Little Girl
Genre: Slasher
Année: 1981
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Ovidio G. Assonitis
Casting:
Trish Everly, Michael MacRae, Dennis Robertson, Edith Ivey, Morgan Hart, Allison Biggers...
Aka: Madhouse (Titre d'exploitation vidéo britannique)
 

Deux soeurs jumelles. L'une, Julia (Trish Everly), belle, raffinée, épanouie et le coeur sur la main ; l'autre, Mary (Allison Biggers), défigurée, salingue, renfrognée et animée par une haine insatiable. C'est qu'elle la déteste depuis son plus jeune âge son antagonique soeur. A l'époque déjà, Julia endurait les pires sévices administrés par cette pimbêche flanquée de son plus fidèle compagnon, un molosse sanguinaire dressé pour tuer. Aujourd'hui, les démons de son enfance torturée balayés de sa mémoire, Julia se complaît dans son métier d'enseignante pour jeunes malentendants.
A l'inverse, Mary la mauvaise, fulmine du fond de son lit d'hospice pour tarés. Un jour que Julia lui rend une visite de courtoisie particulièrement redoutée, orchestrée par leur oncle évangéliste James (Dennis Robertson), elle la menace de mort et l'avertit que lors de leur prochain anniversaire respectif, soit dans six jours, sa vie va de nouveau être ravagée par l'ouragan Mary. Promesse tenue : Julia est avertie le lendemain même que sa copie carbone maléfique s'est enfuie de l'asile, en même temps qu'un gardien des lieux se faisait déchiqueter par un clébard surgi des Enfers.

 

 

Une fois n'est pas coutume, le grec Ovidio Assonitis ne déshonore pas sa réputation de décalcomaniaque compulsif du cinéma d'épouvante qui lui valut dès les années 70 le sobriquet de "Rip-Off King". Après son nullard sous-Exorciste "Le démon aux tripes" et "Tentacules", bis sans saveur des Dents de la mer, il s'inspire cette fois-ci en partie de "Soeurs de sang" de De Palma, avec toutefois une dimension "slasheresque" plus poussée (à ceci près que les teenagers perpétuellement livrés avec sont à signaler aux abonnés absents) et se permet même une reconstitution quasi-conforme du macabre final de Happy birthday de Jack Lee Thompson.
Soyons francs : malgré une intrigue impersonnelle et une accumulation de tics rebattus pour faire sursauter le spectateur, cela n'empêche pas la "magie" du slasher d'opérer une fois de plus, pour peu que l'on soit un minimum attiré par le genre. Après tout, ce n'est pas le dépaysement que l'on quémande dans ce type de bande ni même de la psychologie trop dense (ça, Assonitis l'a plutôt bien compris en prenant soin de ne pas trop creuser les moeurs de ses divers personnages) mais plutôt l'équarrissage en règle et, des meurtres, sanglants de préférence.

 

 

Ca tombe bien, ici, ça charcle plutôt pas mal : on défigure à coups de galet, on déchiquette les mains, on taille en pièces à la hachette, etc. Les amis des bêtes ne manqueront également pas de s'insurger contre la mort sacrément barbare du chien de Mary qui termine son parcours canin le ciboulot troué par une perceuse (mais faut dire qu'il l'a bien cherché l'enfoiré). Comme déjà écrit plus haut, ce n'est guère la cocasserie qui étouffe le récit et pourtant jaillit comme ça au bout d'une heure de film un retournement de situation inopiné puisque l'existence d'un autre tueur complice de Mary est révélé. Indice à la con : l'identité du bonhomme se trouve dans le résumé et, promis juré, que je me fasse prêtre si vous restez dans le flou. Avec There was a Little Girl, Assonitis nous livre encore une contre-façon mais cette fois-ci de facture décente. Anecdotique mais pas désagréable.

 

 

Throma

 

A propos du film :

# La musique est signée Riz Ortolani, anticipant un peu celle du Zeder de Pupi Avati qu'il signera deux années plus tard.
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