Horror of Party Beach, The
Genre: Horreur
Année: 1963
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Del Tenney
Casting:
John Scott, Alice Lyon, Allan Laurel, Eulabelle Moore, Marilyn Clarke, Agustin Mayor...
 

S'engouffrant dans la brêche encore toute fraîche du gore officiellement entamée par Herschell Gordon Lewis et son Blood Feast, Del Tenney, cinéaste-éclair originaire de l'Iowa, va à son tour apporter sa pierre à l'édifice du genre en livrant en l'espace de deux ans, quatre films d'horreur ouvertement sanglants. Trois et demi dirons-nous, son premier fait d'armes, "Violent Midnight" en 1963, brillant psycho-killer avec un James Farentino alors débutant sera une co-réalisation avec son ami Richard Hilliard où Tenney n'est même pas crédité au poste de metteur en scène. Après un alléchant "The curse of the living corpse", mais avant son "Zombies", alias "I eat your skin", sympathique gueuleton Z et ses esclaves zombies aux yeux en balle de golf, Tenney se rend responsable de ce Horror of Party Beach, "bug-eyed monster" (pour reprendre le terme angliciste désignant une série B ou Z introduisant un ou plusieurs monstres à l'apparence indescriptible) réjouissant et surtout détendu du trou de balle comme il se doit.

 

 

Le public ciblé ici étant les teen-agers, il ne faudra dès lors pas s'étonner de l'interruption répétée du récit pour quelques scènes gracieusement offertes de danses rock endiablées sur la plage ou de "tubes" remue-fesses joués par le groupe maison : les "Del-Aires". Ambiance surf et Dick Dale en tongues garantie. On parle seulement ici de deux, trois séquences, pas plus, qui ne plombent en rien le reste du métrage, contrairement au "The Beach-girls and the monster" de Jon Hall par exemple et ses interludes musicaux trop envahissants.

Revenons-en à notre scénario, qui donne d'ailleurs dans le Monstres de la mer prématuré. Encore une délicate affaire de barils toxiques déversés n'importe où, n'importe comment. Ils échouent cette fois dans la mer, près d'un parterre d'ossements humains, comme c'est curieux. Au contact de l'eau, les flux nocifs redonnent la vie aux cadavres, qui néanmoins, ne ressuscitent pas sous la forme escomptée de macchabés ambulants mais plutôt de protozoaires géants au physique très particulier : des écailles ramollies, un cou télescopique surmonté d'yeux globuleux fixes et d'une rangée de dents menaçantes qui évoquent davantage une demi-douzaine de saucisses de francfort regroupées en cellule familiale, des griffes en mousse, etc. Autant dire qu'on se fend la poire à chacune de leur émersion, et elles sont nombreuses. Tous les prétextes pour fouler notre terre ferme sont bons à prendre quand il s'agit de dévorer la chair de nos femmes (n'oublions pas que nous sommes en présences d'hommes-poissons morts-vivants !).

 

 

L'héca(ille)tombe démarre avec une baigneuse isolée croquée à mort par l'une des créatures, dans l'indifférence la plus totale parce qu'à quelques mètres à peine de ses amis fêtards se déhanchant à s'en déboiter les rotules au même moment sur de la zikmu branchos et probablement satanique ; plus loin, le ban de saumons s'en prend carrément à une chambrée d'étudiantes et commet un véritable carnage en distribuant généreusement de çi de là des coups de griffe et des morsures baveuses, à grand renfort de jets de peinture rouge et d'entailles béantes sauce ketchup (ça c'est pour le côté gore). Puis deux nouvelles victimes s'ajoutent à la fish-list : deux occupantes d'une voiture, "marinées" de la même manière.
Puis les morts et enlèvements se multiplient à vitesse grand V jusqu'à la découverte du talon d'Achille de ce ramassis de sauvages aquatiques par un scientifique assisté de sa fille, qui étudiant le bras tranché d'un des humanoïdes dans son laboratoire s'aperçoit qu'au contact du sodium, leur peau se dissout. Arriva ce qui deva arriva : tournée générale de cocktail de potassium de sodium plein de nutri-calories pour les monstres et tout est bien qui amphibien.

 

 

Throma
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