Hard Gore
Genre: Porno , Horreur
Année: 1974
Pays d'origine: Etats-Unis / Angleterre
Réalisateur: Michael Hugo
Casting:
Dianne Galke, John Seeman, Justina Lynn, Joan Devlen, Turk Lyon...
Aka: Horror Whore / Sadoasylum
 

Fox Hollows est un sanatorium, un établissement spécialisé donc dans le traitement de maladies chroniques. Dans cet institut, les médecins soignent absolument tout, y compris la nymphomanie. Cela tombe bien, puisque la dernière patiente à venir faire un séjour à Fox Hollows s'avère être une nymphomane invétérée. Maria est jeune, jolie, et a en permanence le feu au c... A peine conduite dans sa chambre qu'elle se jette sur Lucy, l'infirmière affectée à son service. Quelle idée aussi de provoquer la malade en montrant son postérieur de manière ostentatoire ? Et voilà les deux jeunes femmes parties pour des jeux saphiques, une aubaine pour Maria d'être tombée dans un endroit où le personnel féminin est adepte du lesbianisme.

 

 

Si la cure commence ainsi, le séjour s'annonce paradisiaque. Néanmoins, le sanatorium ne semble pas être un endroit idéal. En effet, après une douche assez longue où les deux jeunes femmes en ont remis une couche, Lucy met en garde Maria, la prie de s'en aller, affirmant que des choses étranges se déroulent à l'intérieur de l'institut. Après lui avoir laissé entendre qu'elle laisserait ouverte la porte de sa chambre, l'infirmière s'éclipse.
Maria ne paraît guère affectée par les avertissements de Lucy. Après avoir fait le tour de sa chambre, elle tombe sur une mallette posée sur un meuble, contenant une panoplie de godemichés. Il va de soi qu'elle ne peut résister à la tentation d'en tester un.
Ensuite vient la nuit. Maria est réveillée brusquement par des cris qu'elle ne parvient pas à localiser. Elle sort de sa chambre et tombe nez-à-nez avec Lucy, égorgée. Tandis qu'elle s'enfuit dans un couloir, elle est interceptée par des types qui l'emmènent de force dans une pièce. Une salle particulière, où on l'oblige à satisfaire sexuellement des hommes au visage masqué. Après tout, une fellation ne peut faire de mal à personne, et Maria obtempère finalement de bon coeur. Sauf qu'au moment de la jouissance, l'individu en question est castré sauvagement. Après le sperme, c'est le sang qui coule à flots, recouvrant le visage d'une Maria terrorisée.
Au matin, elle se réveille péniblement dans son lit. Le Docteur George, directeur de l'établissement, lui laisse entendre qu'elle a eu une crise sérieuse. S'étonnant de ne pas voir Lucy à son chevet, Maria demande au médecin pourquoi elle n'est pas là. Il déclare que l'infirmière a quitté le sanatorium. Une autre infirmière s'occupera désormais de la patiente.
Et elle s'en occupe très bien, force est de constater. Le temps de brancher un vibromasseur, et c'est parti pour une séance de préliminaires. Tout cela paraît très plaisant, jusqu'à ce qu'une main mal intentionnée ne vienne trafiquer le boitier d'alimentation sur lequel est raccordé l'olisbos. Une surcharge de courant manque alors d'électrocuter l'infirmière, qui constate alors avec effroi que l'engin censé procurer du plaisir s'est muté en instrument de torture. Finalement, plus de peur que de mal, les deux jeunes femmes parviennent à débrancher l'appareil, tandis que de la fumée commençait à sortir de l'intimité de l'infirmière.
Oui, vraiment, il se passe de bien curieuses choses à Fox Hollows...



La première partie des années 1970 a vu passer un courant horrifique dans l'univers du porno, aux U.S.A. Il y a eu pendant ces quelques années une mode du satanisme, qui a donné lieu à plusieurs oeuvres se démarquant sans contexte du X traditionnel, parmi lesquelles "The Devil inside her", "Devil's Ecstasy", ou encore "Satan was a Lady".
A priori, intégrer une dose d'horreur dans un film pornographique pouvait sembler inapproprié, puisque ce cinéma a pour vocation, à la base, d'exciter le spectateur, ou tout au moins de répondre à ses attentes en matière de spectacle proposé.
D'un autre côté, le cinéma X, de par sa nature, a vite fait de se répéter tant il est difficile d'écrire des scénarios élaborés dans un genre tel que celui-ci. Alors, comme l'horreur et le porno sont deux créneaux particulièrement porteurs, il apparaissait finalement "naturel" de les réunir.

Cela dit, il convient avant tout de relativiser l'aspect horrifique de Hard Gore. Le film, qui dure à peine plus d'une heure, est bien plus "hard" que "gore". Desservi par son côté amateur, que n'a pas par exemple "Defiance of Good" (dont le cadre est aussi un institut spécialisé dans lequel l'héroïne est soumise à des jeux pervers), Hardgore joue plutôt la carte du second degré. Ce qui est plutôt habile, car la faiblesse du budget n'aurait pu relever le défi sans un minimum de moyens. Et des moyens, Michael Hugo (qui est cet inconnu ?) n'en avait visiblement pas. Reste le système D, utilisé à bon escient, notamment lors de la scène où Maria est assaillie par des godemichés volants. En suspension dans l'air, des flammes crépitant à l'arrière de ces appareils qui évoquent fortement le vaisseau spatial de "Flesh Gordon", les sex-toys customisés se mettent alors à projeter des quantités incroyables de sperme sur l'héroïne, irrémédiablement crépie de la semence d'autant plus que la malheureuse nymphomane est attachée.


Il faut avouer que l'oeuvre, aussi maladroite, soit-elle, n'est pas avare niveau délires. Outre les godemichés volants, le vibromasseur piégé évoqué plus haut, on a aussi un leader d'une secte sataniste ayant une doctrine très personnelle de la jouissance suprême. On a tendance à dire que la jouissance est la "petite mort". Eh bien, pour lui, c'est la mort tout court ! Jouissance pour la victime (toujours une femme, le film n'est vraiment pas féministe), et orgasme pour le bourreau (l'homme, qui bien que dominant, n'en cache pas moins son visage). La victime est donc amenée jusqu'à une guillotine : copulation... puis coïtus interromptus… On a également un membre de cette secte (très étrange) adepte de nécrophilie, soucieux de vérifier avec son stéthoscope si la victime qu'il culbute est réellement morte. Faute de quoi (lors de l'orgie finale), il se rabat sur un oreiller, et pour l'occasion on peut vraiment parler de "violer dans les plumes".
Alors, Maria atteindra-t-elle le nirvana ultime. Je vous laisse deviner, on peut toutefois regretter que la fin soit aussi bâclée, et soit marquée par une absence totale de second degré, alors que c'était plutôt dans le ton du film. Un pitch dévoilant que tout ceci n'était qu'une mise en scène destinée à guérir la malade, à la dégoutter d'être une nymphomane, aurait pu conclure l'histoire de façon positive. Là, on a l'impression d'avoir une histoire sans queue ni tête. Mais bon, la faute à cette guillotine, probablement...

 

 

Note : 6,5/10

 

Flint
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