César Babarius chez les Bassis-Mosans
Genre: Peplum , Parodie
Pays d'origine: Belgique
Réalisateur: Jacques Hardy
Casting:
Christian Vranken, C. Halin, Ch. Hubert, N. Schopges, et d'autres comédiens amateurs et bénévoles.
 

Quand un prof de sciences économiques se met derrière une caméra, on pourrait croire qu'il va se lancer dans un documentaire pédagogique sur la crise, le système monétaire ou les marchés financiers. Eh bien, non ! Jacques Hardy, lui, filme des pastiches Don Camillesque (Mon curé chez les sorcières), des polars (Truand côté pile, policier côté face) ou... des péplums ! Carrément ! Avec trois francs (belges !) et surtout beaucoup d'envie.

 



C'est comme ça que déboulent devant nos yeux ébahis un César légèrement ventripotent (Christian Vranken, "le" comédien fétiche de Jacques Hardy), une vestale, les filles de César, un village gaulois et même des sénateurs romains! Premier gag (involontaire) : ils ont tous l'accent de leur région d'origine, à savoir la Basse-Meuse, qu'ils jouent des Romains ou des Gaulois. Deuxième gag : bon, ben c'est à peu près tout, hélas, à moins de faire partie de la troupe qui a participé à la conception, à la réalisation, et qui a dû bien se bidonner en se voyant affublée de grosses moustaches ou de tresses, d'une toge ou d'une cuirasse de légionnaire romain.
Car ce film collégial (ils se sont quand même mis à 5 pour l'écrire !) reste une modeste réalisation à tous points de vue: peu de moyens, peu d'ambitions (hormis celles, déjà belles, de faire du cinéma à tout prix et de prendre du plaisir à cela), et peu de réussite. L'ensemble est très amateur, les cadrages souvent approximatifs, les éclairages défaillants et le jeu d'acteur fleure bon le patronage paroissial...

 

 

Cette parodie des aventures d'Astérix qui voit les Gaulois résister aux Romains grâce à la potion magique de leur druide patine donc très vite et lasse encore plus vite le spectateur, même indulgent. Les quelques saillies verbales de César sont vaguement sympathiques mais ne volent pas bien haut. Exemples choisis (parmi les meilleures !) :
- alors que le barde chante comme un pied et que le chef gaulois lui apprend qu'il joue "à l'oreille", César répond "qu'il doit avoir une otite !"
- tandis qu'il lutine une vestale effarouchée dans un champ de blé (on ne voit, bien sûr, que les épis), il lui dit, pour la rassurer: "ne t'inquiète pas, je ne fais qu'entrer et sortir !"
Bref, on le voit, l'amateurisme est parfois sympathique et empreint d'une patte bien personnelle (chez Jean Jacques Rousseau par exemple), mais il est, le plus souvent, juste... amateur...

 

 

Bigbonn


A propos du film :

# La version vue et chroniquée ici est celle qui fait partie des bonus du DVD "Cinéastes à tout prix". Il est indiqué qu'il s'agit d'une version raccourcie (elle fait ici 32 minutes), sans plus de précision sur les motifs de ces coupures.

A propos du réalisateur :

#  Jacques Hardy a fait l'objet d'un documentaire en compagnie de deux autres réalisateurs belges, Max Navaux et Jean Jacques Rousseau : "Cinéastes à tout prix", de Frédéric Sojcher.

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