Shank
Genre: Science fiction , Action , Anticipation
Année: 2010
Pays d'origine: Angleterre
Réalisateur: Mo Ali
Casting:
Kedar Williams-Stirling, Adam Deacon, Ashley Bashy Thomas, Michael Socha, Jan Uddin, Kaya Scodelario, Jennie Jacques...
 

Londres - 2015 : dans la capitale britannique dévastée, la guerre des gangs fait rage. Seuls les Paper Chaserz restent à l'écart du tumulte. Mais lorsque l'un d'entre eux est assassiné, le gang part en chasse pour se venger...

 

 

2015 - la Belgique n'existe plus, Marine Le Pen est devenue présidente de la république et l'Angleterre à été privatisée. "Shank" nous entraîne donc dans un Londres du futur (pas si lointain) où la majorité de la population est obligée de vivre dans la rue et des cartons, alors que les riches se sont réfugiés dans leur quartier gardé par la police (ici représentée fièrement par une camionnette). Dans ce cul de basse fosse qui ressemble furieusement à un retour au moyen âge (voir le type qui vient déféquer sur un trottoir) les bandes de d'jeuns ont pris le pouvoir. Parmi ceux-ci, nous suivons les "Paper Chaserz", une bande multiraciale qui vit du trafic de nourriture. A leur tête, une sorte de manitou, "Rager" (Ashley Bashy Thomas), adepte du combat à mains nues, qui essaye de maintenir en vie tout son petit monde, surtout son frère junior. Mais un jour, alors qu'ils vont faire main basse sur un stock important de nourriture, un gang adverse s'en mêle et "Rager" est tué. Junior et le reste de la bande se mettent alors en quête du tueur !

 

 

A moins d'être atteint de la maladie d'Alzheimer, ce léger compte-rendu vous aura sûrement déjà évoqué un certain "Warrior", et surtout "New York 1997" de ce bon vieux Carpenter, dont l'influence (visionnaire ?) est presque devenue une religion. Ce petit film anglais nous est présenté comme une plongée ultra violente et spectaculaire dans l'univers urbain et futuriste (en fait une cité anglaise remplie de cartons et de plastique) de Londres 2015. Raté ! Les décors sont à chier et le film aurait très bien pu se situer à Bobigny, tant il est impossible d'identifier Londres ! L'action est asthmatique (les deux "B13" de Besson sont des chefs d'oeuvre à coté), et les acteurs singent les rappeurs qu'ils ont pu voir sur MTV, sans parler du manque total d'originalité et une cascade de stéréotypes à faire rougir un épisode du "Justicier dans la ville".
Le réalisateur n'arrive jamais à transcender son film et reste prisonnier des impératifs techniques, qui donnent à l'ensemble un mauvais "look" téléfilm. La quête revancharde du petit groupe prend la forme d'une initiation qui a vite fait de tourner court, puisque le script semble s'amuser à enfiler les stéréotypes et les pompages/hommages comme des perles (les meufs qui causent comme des rappeuses, les blacks sont cools sauf le petit méchant qui a piqué son casque au motard de "Mad Max" ...). De plus, le réalisateur étant un "clippeur", il est incapable de nous aligner deux plans correctement sans nous balancer un effet de style (ralenti, caméra qui bouge...) ou essayer d'imiter Guy Ritchie, qui semble devenu la référence chez les jeunes rosbifs.
Même si les personnages sont sympathiques (les branleurs le sont, en général), aucune identification n'est possible, à moins d'avoir moins de 15 ans et de vivre dans un monde où l'on rêve en manga façon "Gorillaz" (scène hilarante du film). Bref, comme disait l'autre, je suis trop vieux pour ces conneries ; pour une fois la publicité était vraie : "le film de gangs qui vous mettra KO !"

 

 

The Omega Man


En rapport avec le film :

# La fiche dvd Wild Side du film "Shank"

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