Critiques par genre Comédie musicale | Zombie | Horreur Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies!!?, The
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Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies!!?, The
Genre: Comédie musicale , Zombie , Horreur
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Ray Dennis Steckler
Casting:
Cash Flagg (alias Ray Dennis Steckler), Carolyn Brandt, Brett O'Hara, Atlas King, Sharon Walsh, Erina Enyo, Don Russel...
 

Voilà un film dont la longueur du titre a fait la fortune des critiques de cinéma payés à la ligne : The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies. Certes, il est un peu plus court que The Saga of the Viking Women and their Voyage to the Waters of the Great Sea Serpent, de Roger Corman, mais celui-ci est le plus souvent raccourci en un simple : The Viking Women and the Sea Serpent, donc...

 

De son côté, The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies se pare de deux points d'exclamation et d'un point d'interrogation dans le générique de début, ce qui lui donne une aura encore un peu plus mystérieuse. Jugez-en plutôt : The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies!!? Tout de suite, ça a encore plus de gueule, non ?
Malheureusement, il faut bien reconnaître que le film ne tient pas les promesses de son titre proprement incroyable et que les étranges créatures ayant arrêté de vivre pour devenir des zombies mélangés tardent trop à se montrer pour combler nos attentes. Entretemps il aura fallu se fader les aventures de Jerry, Angela et Harold à la fête foraine (avec tour en montagnes russes, entre autres manèges explorés) et surtout de nombreux numéros de danse à l'intérêt assez peu flagrant.

 

 

Mais commençons par le commencement, dans la tente de Madame Estrella, diseuse de bonne aventure lisant l'avenir dans les boules de cristal et, accessoirement, psychopathe vitrioleuse de clients masculins. Car les zombies du titre sont en fait de pauvres gugusses ayant voulu connaitre leur bonne ou mauvaise fortune auprès de cette gitane à poireau (elle est en effet doté d'un énorme poireau sur la joue, du genre suffisamment gros pour faire un bol de soupe), acariâtre foraine n'hésitant pas à jeter au visage de ceux qui lui déplaisent un liquide acide sorti d'une bouteille étiquetée "poison".
Et c'est justement là que Jerry, jeune homme aux cheveux courts mais aux idées longues (incarné par Cash Flagg, c'est-à-dire Steckler lui-même) emmène sa petite amie Angela, belle jeune fille dotée d'une improbable coiffure choucroute comme on en osait que dans les sixties, et son pote Harold, lui-même doté d'une belle banane (poireau, choucroute, banane, ce n'est plus un film, c'est un menu !) Fatale erreur... Début d'un engrenage mortel, d'une spirale aspirant les esprits à l'instar de celle utilisée par Carmelita, la sœur d'Estrella, pour hypnotiser Jerry et en faire un esclave soumis prêt à occire Marge, la danseuse alcoolique du bouge local...

 

 

On s'amuse bien à la fête foraine : on y danse, on y chante, on y tue aussi, ça égaille et ça évite de sombrer dans l'ennui. Les baraques ont des enseignes colorées mais toujours un peu effrayantes, les danseuses lèvent la cuisse avec souplesse (même quand elles ont le cul un peu lourd) et les cinglés de service sont vraiment des cinglés. Car on serait bien en peine de comprendre les raisons profondes qui poussent Estrella et sa sœur Carmelita à encager des êtres humains avec l'aide d'Ortega, leur sbire à sale gueule, à en hypnotiser certains et à en tuer d'autres, entre deux danses et deux lectures des lignes de la main.

On a du mal aussi à savoir où le réalisateur veut en venir avec ces séquences qui s'emboitent les unes dans les autres mais sans que l'on ressente une intrigue cohérente à l'œuvre. C'est un peu confus, il faut bien le dire, et pas seulement parce que j'ai vu le film sur une vieille VHS en anglais non sous-titré et au son vacillant, même si ça joue forcément.
Steckler tente de plonger le spectateur dans le film en le faisant grimper dans un wagonnet de roller coaster ou en filmant des meurtres en vision subjective (en alternant plans vus par les yeux de la victime / plans vus par les yeux du tueur, ce qui rend difficile la moindre identification en fait) ; il lui fait subir plusieurs danses, de couples ou de groupes, une chanson même, profitant des activités ayant lieu sur la foire pour remplir son long-métrage...

 

 

Juste avant le décevant Rat Pfink a Boo Boo (que d'autres ont pourtant apprécié, Princesse Rosebonbon le trouvant "assez lunaire" et Throma "amusant et suintant la passion"), Ray Dennis Steckler s'adonnait au genre improbable (son genre favori apparemment), s'asseyant sans vergogne sur les conventions en vigueur au cinéma en général pour se laisser aller à sa fantaisie et à ses penchants.
Pour ma part, je dois dire que je m'y suis quand même assez ennuyé, trouvant tout cela un peu longuet, et regrettant foutrement que les zombies du titre (rien à voir avec ceux qui feront ensuite le bonheur de George Romero) ne soient pas plus présents ni plus mortels que cela. Quand ils s'échappent de leurs cages et qu'on peut voir enfin leurs trognes amochées, déformées, on jubile de les voir s'attaquer aux danseuses qui, depuis le début, nous cassent les pieds avec leurs chorégraphies trop sages (mais annoncées par l'affiche qui se pare d'un pétant "The First Monster Musical !"). Tuez, tuez, monstres décérébrés ! Hélas, hélas, là encore, ça tourne court, la police intervenant assez vite. Finalement, si ce n'est une séquence onirique assez réussie, le meilleur, dans The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-up Zombies!!?, c'est encore son titre...

 

 

Bigbonn

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