Face d'Espion CIA
Titre original: Faccia di spia
Genre: Gore , Espionnage , Mondo
Année: 1975
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Giuseppe Ferrara
Casting:
Adalberto Maria Merli, Claudio Camaso, Mariangela Melato, George Ardisson, Francisco Rabal, Riccardo Cucciolla, Lou Castel...
 

Un Plongée dans l'univers de la CIA, à travers l'évocation de quelques fameuses affaires. Au programme : les émeutes du Guatemala en 1954, le débarquement de 1961 dans la baie des Cochons, l'assassinat de Kennedy en 1963, l'action de Che Guevara en Bolivie en 1967, les cas Ben Barka, Debré, Lumumba, Allende et Pinochet, l'histoire du Brésil, du Congo, du Vietnam et de la Grèce en particulier ; la seconde partie est pratiquement limitée aux incidents liés aux anarchistes-activistes italiens Valpreda, Pinelli, Calabresi ou Feltrinelli...

 

 

Avec ce mondo-brûlot moyennement imbibé d'alcool, Giuseppe Ferrara s'attaque aux agissements souterrains de la Central Intelligence Agency, plus communément appelée la C.I.A. et comme souvent avec ce genre, le manichéisme n'est jamais loin.
Ici, ce sont les gentils et fiers cocos vs les porcs d'impérialistes bouffeurs de chewing gums. Sur une période d'une quarantaine d'années environ, le film retrace de multiples événements historiques dans lesquels la CIA aurait prétendument trempée son renifle-merdes : le décervelage de JFK, l'assassinat de Ben Barka (ayant ici pour trait ceux de Francisco Rabal), la fuite et la mort de Guevara (campé par un Claudio Camaso ma foi fort troublant de réalisme), etc.

 

 

Pendant près d'une heure suit-on sans déplaisir mais sans réel intérêt non plus le cours d'histoire prodigué par un Prof Ferrara bien décidé à remodeler à sa guise les moments-clés du temps passé, ce avant qu'un virage brusque s'effectue vers l'horreur la plus absolue. A travers une demi-douzaine de scénettes croquignolesques, le film expose alors à son audience un catalogue des pires tortures inimaginables et à son réalisateur de repousser très loin les limites de l'insoutenable. On assiste ainsi au très sale quart d'heure d'une captive aux pieds déchiquetés par des boites de conserve, rouée de coups de bâton, les tétons brûlés à la bougie, le tout s'achevant par un viol des plus inconfortables dans une position façon "rotissoire" ; un prisonnier congolais aux bras découpés à la hache puis énuclée par son bourreau ; puis une escale en Grèce avec ce malheureux à la verge traversée par une aiguille dont le bout est ensuite enflammé (de loin le passage le plus abominable), etc.

 

 

Les petites natures sont donc priées de s'abstenir d'autant plus que les mets les plus ragoutants se font sans détour et sans pudisme de la part de la caméra ne virant jamais hors-champ.
Précisons toutefois que toutes ces tortures sont "pour de faux" et qu'à la différence des autres représentants du "Mondo Movie", celui-ci ne comporte que très peu d'images d'archive.

Si l'ennui ou le dégoût n'ont pas eu raison du spectateur, ce dernier se verra alors récompensé en fin de bande par un ultime plan à la mesure prophétique terrifiante.

 

 

Throma

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