Campfire Tales
Genre: Horreur , Sketchs
Année: 1991
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: William Cooke & Paul Talbot
Casting:
Gunnar Hansen, Robin Roberts, Tres Holton, Courtney Ballard...
 

Après des pléthores de productions Amicus, malgré le dyptique "Tales from the Crypt"/Vault of Horror, les 2 Creepshow, le "Tales from the Darkside" de John Harrison, les contes de Hawthorne et Poe portés à l'écran avec Vincent Price, sans compter les tentatives isolées comme le très bon "From a whisper to a scream" ("Nuits sanglantes") de Jeff Burr ou le plus récent "Terror Tract", et bien, malgré cette chiée de titres, se peut-il que le meilleur film à sketchs fantastique soit millésimé 1991 (une année de fond de cave moisi), soit signé à la pointe de l'épée d'un Z qui veut dire...Z et résonne au doux nom de Campfire Tales ?
Non, me répondrez-vous. Vous aurez probablement raison mais pour votre serviteur, il en est autrement, ce titre remportant pour lui tous les suffrages.

 

 

Cette minuscule production tournée en Caroline du Sud par deux potes William Cooke et Paul Talbot respire tellement la débrouillardise et la passion qu'il apparait impossible pour le bissophile de le passer à la moulinette du mépris.
Prenez un postulat conventionnel : trois merdeux boutonneux + un narrateur...inénarrable (le grizzly Gunnar Hansen) réunis autour d'un feu de camp pour se raconter des histoires de terreur.
Puis coupez en quatre parts égales, soit autant de segments composant le métrage.

 

 

Le premier présente une variation sur une légende urbaine bien connue Outre-Atlantique, celle baptisée "The Hook", ou parfois "Lover's Lane".
Légende déjà traitée dans Screams of a Winter Night (James L. Wilson - 1979) une autre anthologie amateur de qualité.
Un tueur au crochet est en liberté. Un couple d'amoureux terminera découpé en filet moignon.
C'est aussi simple que ça. L'ensemble sur fond de gore crados et de heavy-metal s'avère quand même sympathique.

Le deuxième segment apparait comme la version dégeulasse de "La mort solitaire de Jordy Verrill", sketch bien connu du "Creepshow" de Romero.
Deux junkies sniffent de la mauvaise herbe et pourrissent sur patte.
Très trash et référentiel (sur le petit poste des deux pouilleux sont diffusés notamment des extraits de La nuit des morts-vivants et "Haxan, la sorcellerie à travers les âges").

 

 

Troisième sketch et le plus réussi du lot : le soir du 24 décembre, un yuppie odieux balance sa mater dans les escaliers de la cave. Pour lui, pas de présent de Papa Noel mais plutôt la visite de Satan Clause en personne, démon encapuchonné et adepte de la hache.
L'atmosphère est ici très pesante, pour ne pas dire angoissante. En sus, un renne mort-vivant.

Le quatrième morceau, autre moment savoureux quoiqu'un peu trop allongé, nous transporte des siècles plus tôt sur une île des Caraïbes, balayée par les vents mais surtout infestée par des cadavres ambulants.
L'ambiance vaudou, des zombies en putréfaction, le sable, le vent. Comment ne pas songer à L'enfer des zombies. Il faut relever l'excellente qualité apporté aux maquillages desdits morts-vivants.

 

 

Retour au feu de camp avec une surprise concluant comme il se doit cette excellente série Z qui émerveillera le bricoleur et le féru de marshmallow ensanglanté sommeillant en vous.


Throma

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