Lord of the Strings
Titre original: Lord of the G-Strings : The Femaleship of the String
Genre: Parodie , Erotique
Année: 2002
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Terry M. West
Casting:
Misty Mundae, Darian Caine, AJ Khan, Barbara Joyce, Michael R. Thomas...
 

Quand Misty Mundae et ses amies s'attaquent à un blockbuster du cinéma, Lord of the Rings, le film commence presque immédiatement par une scène de saphisme très soft à base de tendres baisers et de caresses mammaires, suivie immédiatement d'une bataille épique en pleine forêt (enfin, si l'on juge que dix gugusses se battant mollement contre des Dorks bleus et une guerrière très cuir peuvent représenter une bataille épique, bien sûr).

 

 

On l'a compris, on surfe ici sur une vague érotico-parodique visant à exploiter au plus près les films à succès du moment, le tout avec un minimum de moyens et, malheureusement, un minimum de nudité (s'agirait-il d'une version raccourcie ?) Car il faut bien le dire, si les actrices sont souvent charmantes et en promettent pas mal, chaque séquence qui pourrait devenir un peu chaude est vite interrompue par un fondu ignoble pour le cochon qui sommeille en chacun de nous. Qui plus est, la jolie Misty présente une paire de seins franchement riquiquis mais malgré tout charmants. Comme quoi, moins on en voit, moins on est difficile !

 


Lord of the Strings reprend vaguement l'intrigue de la trilogie de Tolkien, remplaçant l'anneau par un string moulant, ce qui, avouons-le, est quand même tout de suite beaucoup plus intéressant ! La petite Dildo Faggins, jeune Throbbit délurée, se le voit remis pour destruction aux confins du royaume par le vieux mage Smirnoff, dont le nom indique assez bien le genre de potion magique qu'il s'enfile par litres entiers. Ce vieux cochon toujours bourré, véritable barrique ambulante, a quand même la force de tenir des discours scabreux autant qu'approximatifs, le tout avec force louchements d'yeux méchamment bilouteux.
La geste de Dildo et de ses jeunes compagnes sera remplie d'embûches, comme celles qui les attendent dans la forêt magique : des gorilles, des lions et... des vendeuses (oui, c'est absolument ridicule...) ! Sans compter la rencontre de barbares dans une taverne ou d'un chevalier aussi gay que susceptible.

 


Tout cela ne mange pas de pain mais se laisse suivre sans déplaisir tant la crétinerie de l'ensemble est joliment assumée par son casting. On n'a pas de ronds, d'accord, mais on s'en fout, on fait dans le dérisoire et la dérision. La sauce n'est pas mauvaise malgré quelques défauts flagrants (les effets spéciaux visuels sont vraiment pourris et les très brèves séquences de transition, à base d'images de synthèse, réellement nulles). Les aventures de nos jeunes et jolies Throbbits offrent un spectacle d'humour pas franchement léger mais gentiment et volontairement ronge-tête (on peut parfois parler de second degré ; mais plus souvent de 36ème quand même). Une mesure de paillardise, une autre de graveleux, moult pets en rafales et même un redneck sodomite, on mélange le tout et on obtient un sympathique Lord of the Strings. Pour le coup, on regretterait presque qu'il ne s'agisse pas d'une trilogie !

 


Note : 6/10

 

Bigbonn
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