Mausoleum
Genre: Horreur
Année: 1981
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Michael Dugan
Casting:
Bobbie Bresee, Marjoe Gortner, Norman Burton, La Wanda Page, Maurice Sherbanee...
 

Lors de l'enterrement de sa mère, une petite fille entre dans le mausolée de la famille Nomed et tombe sous l'emprise d'un démon qui jettera un maléfice à tous les premiers nés de sa famille. Vingt ans plus tard, elle devient la femme d'un psychiatre et commence à décimer son entourage...

 

 

Réalisé en 81 mais distribué chez nous deux ans plus tard, voici une petite production horrifique qui à l'époque de sa sortie fit son petit effet (prix du Jury au Festival du film Fantastique de Paris 1983 et prix de la meilleure actrice pour Bobbie Bresee) et qui eut droits à quelques articles dans les revues spécialisées de Starfix à l'E.F. Aujourd'hui avec le recul, on peut être consterné devant la platitude de l'ensemble. Sans doute trop content d'échapper aux tueurs en série qui sévissaient alors sur les écrans, beaucoup (dont moi) s'était laissé emporter par un excès d'optimisme. Bien des années ont passé et si certains films gardent toute leur efficacité même avec le temps, ce n'est malheureusement pas le cas de ce "Mausoleum ". Handicapé, il est vrai, par une réalisation digne du pire feuilleton brésilien. On peut aussi regretter des seconds rôles ineptes, comme le personnage de la femme de ménage noire qui semble tout droit sorti d'"Autant en Emporte le Vent", roulant des yeux et s'exprimant comme le pire des stéréotypes de rigueur il y a quarante ans, dommage.
Malgré tous ces défauts le film se laisse regarder en grande partie grâce à la présence de la sémillante pin up Bobbie Bresee ("Evil Spawn", "Ghoulies", "Star Slammer" que du bon !). Une actrice qui aurait pu faire une belle carrière à la Sybil Danning si elle avait persévéré. Elle donne ici beaucoup de sa personne (fort bien faite d'ailleurs) dans ce rôle de ménagère américaine totalement désinhibée par la possession et nous livre quelques scènes de séduction digne d'un porno. Genre je sirote mon vin blanc sur le balcon et comme n'importe quelle Sophie Marceau en plein festival de canne je laisse tomber le haut dévoilant mes seins au jardinier.

 

 

Ajoutez quelques mises à mort spectaculaires disséminées de manière métronome, en effet si la jeune femme à une certaine tendance à la nymphomanie, elle a aussi un sale caractère et il vaut mieux ne pas la contrarier si on ne veut pas connaître une fin des plus brutale. Sa tante devenue gênante et trop curieuse voit son abdomen se déchirer, un Playboy lui ayant fait d'indécentes propositions finira brûlé vif dans sa voiture, le patron d'une galerie d'art qui part en lévitation avant de faire une chute de plusieurs étage et de s'empaler sur une posture ou ce gardien de cimetière dont le sommet du crâne explose comme une cocotte minute. Outre ces quelques meurtres signalons cette magnifique séquence où le mari croyant faire un câlin réconciliateur se voit dévorer les entrailles par les nichons de sa femme transformés en gargouilles. Dommage que les effets spéciaux de Buechler ne soient pas toujours à la hauteur, comme pour la transformation finale qui nous donne un monstre un peu trop caoutchouteux.
Un film raté qui hésite continuellement entre une mauvaise série B et une bonne série Z. Il reste une bien belle jaquette vidéo qui résume assez bien l'esprit du film et qui fit beaucoup pour sa popularité.

 

 

The Omega Man
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