Sabre de la Vengeance, Le
Titre original: I Diavoli di Spartivento
Genre: Aventures , Cape et épées
Année: 1963
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Leopoldo Savona
Casting:
John Drew Barrymore, Giacomo Rossi Stuart, Mario Pisu, Romano Ghini, Scilla Gabel, Michel Lemoine...
 

Un film de cape et d'épées plutôt mou du popotin (n'y voyez pas là un quelconque jeu de mots douteux, d'ailleurs, c'est bien simple, je ne vois même pas de quoi vous voulez parler).
L'action est pourtant suffisamment représentée mais les combats ne sont franchement pas bien chorégraphiés. Et en matière de scénario, on a déjà vu plus original.


Dans l'Italie du XV ème siècle, les trois frères Duchesca, Lotario (John Drew Barrymore, père du E.T.dans le film du même nom, ou alors de la blondinette en robe de chambre je sais plus), Vannozzo (Giacomo Rossi Stuart) et Demetrio (Romano Ghini) rentrent de la guerre pour découvrir la maison familiale saccagé par les mercenaires du Duc de Collinalto (Ugo Silvestri) et leur père, mort de chagrin. Non pas que le Duc soit tyrannique habituellement, mais le salopard de Vicomte Lagover (Michel Lemoine et sa tête d'halluciné) exerce une influence néfaste sur son règne. Bien entendu, les frérots hurlent vengeance et vont se mettre en travers du chemin des hommes du Duc, ce qui a le don de l'agacer prodigieusement.

A la traditionnelle histoire de lutte entre les hommes de pouvoir et les justiciers défenseurs des opprimés se greffe toutefois un élément attrayant qui fait basculer le récit dans la fantaisie.
Cet élément en question, c'est Pimperval (Mario Pisu) qui le représente.
Disciple de Léonard de Vinci lui-même, le bonhomme a élu domicile dans "La Forêt du Diable", baptisée ainsi par la population locale.
Le seul "diable" habitant les lieux, c'est encore et toujours Pimperval, génial alchimiste et inventeur de machines toutes plus farfelues les unes que les autres. Le vieil excentrique se révèle l'acolyte idéal pour les frères Duchesca. Au moyen de ses redoutables inventions, le règne du Duc s'effondre rapidement. Chaque intervention dans les bagarres des créations de Pimperval est un vrai régal pour l'amoureux du bis : des balistes chargées de pieux, des ailes mécaniques dont les frères Duchesca se parent pour s'envoler du haut du donjon du château ennemi, et même un tank en bois blindé de protection. De quoi égayer la platitude du scénario. Mais je fais la fine bouche, surtout lorsque l'on s'aperçoit de la qualité évidente des costumes d'époque et des décors.
Une pelloche inégale donc.

 

Throma
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