Timebomb
Genre: Action , Espionnage
Année: 1991
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Avi Nesher
Casting:
Michael Biehn, Patsy Kensit, Richard Jordan, Tracy Scoggins...
 

Eddy Kay est un paisible et discret horloger, un jour il sauve une femme et son enfant des flammes. Filmé par la télévision il est reconnu par un agent de la CIA qui envoie plusieurs agents pour essayer de le tuer. Mais chaque tentative déguisée en accident échoue, Eddy prend peur et décide de consulter une psychiatre. Amnésique il ne se doute pas qu'il est une bombe humaine programmée pour tuer.

 


Réalisateur, producteur et scénariste l'israélien Avi Nesher appris le métier de cinéaste de manière plutôt curieuse, c'est en effet pendant son service militaire qu'il se fait la main en réalisant quelques courts métrages. Sa première réalisation "The Troupe" (1979) sera une comédie musicale qui suit une troupe de théâtre de l'armée israélienne, le film sera un énorme succès en Israël. Suivront d'autres films inédits chez nous (surtout des drames) Dizengoff 99 (1979), The Cowards (1980), Age and Glory (1985) ou Shovrim (1985). Si le réalisateur connait une certaine renomée dans son pays il en est tout autrement à l'étranger. En effet avant "Timebomb", le seul film connu de Nesher était l'incroyable "She" alias "Conqueror" un improbable croisement entre Mad Max et Conan le tout inspiré du fameux roman de H. Rider Haggard, et qui, il faut bien l'avouer, nous avez fait bien rigoler. On pensait ne plus entendre parler de cet étrange réalisateur ancien commando d'élite, jusqu'en 1991 ou un certain "Timebomb" se voit programmé au regretté festival du film fantastique d'Avoriaz. Et la surprise fut de taille car le réalisateur nous livre un beau petit film d'action plein de punch et de vivacité. Le script est inspiré par son expérience au sein de l'armée israélienne et par les nombreuses histoires qui y circulaient sur les commandos spéciaux dont l'entraînement utilisait des méthodes peu orthodoxes. Vraies ou fausses le réalisateur tiens la le point de départ d'un script mettant en scène un ex soldat devenu amnésique suite à un entraînement qui tourne mal, toujours programmé il est poursuivit par ces anciens collaborateurs..

 


Pour incarné son héros Avi Nesher à du se battre pour imposé Michael Biehn alors que les producteurs voyaient plutôt un de ces athlètes adeptes des arts martiaux qui pullulaient alors dans de nombreux films de kickboxing. Très bonne initiative de Nesher d'avoir résisté, tant l'interprétation de Biehn est efficace et convaincante, à la fois effrayer et totalement incontrôlable lorsque son double se réveille, dommage qu'il se trimballe une coupe de cheveux totalement ridicule. Pour ajouté encore plus de véracité le réalisateur n'a pas hésité à confier le pauvre acteur aux mains d'un entraîneur spécialiste du genre, qui lui a fait subir un vrai calvaire. Michael Biehn qui fut l'un des grands espoirs du cinéma d'action des années 80 ("Terminator", "Aliens",…) avant de sombrer comme beaucoup d'autre dans des seconds rôles alimentaires ("Jade", "The Rock") et les séries b destinée à la vidéo. A ces côté une autre "oubliée" la blonde et britannique Patsy Kensit ("L'Arme Fatale 2", "Twenty one") qui à bien du mal avec son physique de poupée Barbie à s'imposer dans un rôle de psychanalyste. Par contre soulignons l'incroyable prestation de Tracy Scoggins ("Babylon 5") qui interprète une tueuse sans pitié, ces trop rares appariations éclipse sans effort l'insipide Patsy Kensit . Sa meilleur scène se déroule dans un parking souterrain, habillée comme une parfaite "working girl", elle saute littéralement sur le pauvre Michael Biehn un couteau à la main le visage déformé par un incroyable rictus.

 


On sent que Nesher tient la son film, il y a mis tout son coeur et ces tripes, sans aucune contrainte (pouvait il faire pire que "She") il réalise une excellente petite série b pleine de punch et sans temps morts, un petit morceau de brutalité ou l'on n'hésite pas à se trucider joyeusement. C'est donc avec un intérêt constant que l'on suit la quête de vérité dans laquelle se lance le brave Biehn, tout en essayant d'échapper à une horde de tueurs. Certes le script peut paraitre des plus classiques, le coup du soldat amnésique rappel furieusement d'autres productions notamment la série des "Bournes", mais Nesher réussit malgré tout à maintenir une certaine singularité. Grâce en grande partie à des scènes d'actions rarement spectaculaires (pas d'immeuble qui explose) mais particulièrement hargneuses, brutales et efficaces. A ce titre la première agression de Biehn dans son appartement donne le ton, rapide sauvage et sans pitié. Par la suite on verra le brave Biehn défoncer littéralement le crâne d'un tueur à coups de coude ou exploser le joli nez de Ms Blue alias Tracy Scoggins avant de lui exploser la rotule d'une balle. De plus il est rare de voir dans ce genre de production autant de victimes collatérale lors des (nombreuses) fusillades ce qui ajoute à l'efficacité de la chose.

 

 

Voila de quoi hisser cette petite production sans prétention à un niveau plus qu'honorable, ce qui n'est déjà pas si mal en soi.

 

The Omega Man
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