Inside Desiree Cousteau
Genre: Porno , Sketchs
Année: 1979
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Leonard Kirtman (Sous le pseudo de Leon Gucci)
Casting:
Desiree Cousteau, Serena, John Holmes, Juliet Anderson, Sharon Kane, Misty Regan, Carl Regal, John Seeman, Dorothy LeMay, Susan Nero...
 

Desiree Cousteau évoque la façon dont elle est arrivée dans le circuit du X, après une série de jobs différents, mais qui la conduisaient invariablement à donner de sa personne. "Quoi que je fasse, mon travail s'orientait toujours vers le sexe", témoigne-t-elle, à juste propos.



Ainsi, avant de devenir une porno star, Desiree a connu bien des expériences, en tant que journaliste chargée d'interviewer un gouverneur, puis vendeuse de parfums à domicile, employée dans une boutique de vêtements, et enfin hôtesse sur un bateau. C'est là qu'elle va rencontrer Serena et John Holmes, et que l'idée germera en elle de faire carrière dans le porno.
Après s'être rendue dans un sex-shop, et avoir demandé des conseils au gérant (ravi de l'aubaine), Desiree finira par concrétiser son rêve...
La série des "Inside..." avait pour but de mettre en scène une biographie (parfaitement imaginaire) d'une actrice porno renommée, à travers une suite de sketchs (ou loops) censés évoquer le passé de la vedette en question. Bon nombre d'actrices sont donc passées par la case "Inside..." à la fin des années 1970 jusqu'au début des années 80, parmi lesquelles Little Oral Annie, Seka, Jennifer Welles, Georgina Spelvin, Marilyn Chambers, Candy Samples (et donc Desiree Cousteau). Histoire d'aller encore plus loin (si la chose était possible), il y eut également une tripotée (si je puis dire) de "Deep Inside...", avec d'autres grandes vedettes du X, comme Annie Sprinkle, Samantha Fox, Vanessa Del Rio ou encore Ginger Lynn.



Alternative au "Best Of", ce genre de films privilégiait l'enchaînement de plusieurs situations par le biais de scénettes variées, avec des scénarios tenant sur la ficelle d'un string. L'avantage étant d'aller assez vite à l'essentiel : on plante le décor, on présente les personnages, on se fout à poil et on baise ! Attention, on demeure très loin, cependant, des futurs gonzos qui tueront peu à peu le genre pornographique. "Inside Desiree Cousteau" reste par exemple un film plaisant, amusant, même si l'originalité n'est pas souvent au rendez-vous.
D'ailleurs, Leon Gucci, Leonard Kirtman de son vrai nom, est un authentique metteur en scène, malgré une filmographie pas forcément reluisante. Après avoir produit un certain nombre de films d'exploitation, à la fin des années 60, Kirtman se lance dans la réalisation, plus précisément dans le créneau horrifique, ce qui nous donne des œuvres comme "Carnival of Blood" et "Curse of the Headless Horseman". Il poursuit ensuite dans le hardcore en 1979, avec donc "Inside Desiree Cousteau" et "Deep Rub" (toujours avec Desiree Cousteau, le film figure d'ailleurs dans les prochaines sorties de Wild Side). Suivront d'autres œuvres, avec Seka et Annette Haven, notamment, dont la meilleure est peut-être "Female Athletes".
Quant à Desiree Cousteau, elle s'appelle en réalité Deborah Clearbranch, et a fait ses premiers pas dans le cinéma grâce à Jonathan Demme, dans "5 femmes à abattre" (1974). Elle a alors dix huit ans, et c'est quatre ans plus tard qu'elle va entamer sa carrière de porn-star, grâce à sa performance dans le "Pretty Peaches" d'Alex de Renzy, et sa fameuse scène du lavement qui est restée dans les annales (oui, la blague est éculée, je sais). Jouant à merveille les nunuches, les jeunes filles candides et naïves, Desiree sort irrémédiablement de l'ordinaire grâce à ses rondeurs affolantes, alliées à sa spontanéité dans les scènes hard, un naturel peu courant dans le métier, qui étonne et fascine à la fois.



Desiree Cousteau va enchaîner avec quelques classiques du X, parmi lesquels "Getting Off", "800 Fantasy Lane" et surtout "Randy, The Electric Lady", dans lequel elle est époustouflante, aidée de surcroît par une histoire particulièrement inventive. "Inside Desiree Cousteau" est en quelque sorte un film à sketchs tourné comme un documentaire, dans lequel Desiree joue son propre rôle, de même que Serena et John Holmes. Les autres jouent un rôle fictif, comme Juliet Anderson, patronne autoritaire d'un magasin de vêtements, et Sharon Kane, cliente dans ce même magasin, qui finira par entraîner la gérante et son employée dans une très belle scène de saphisme à trois. La première moitié du film est d'ailleurs la plus réussie, avec respectivement une sodomie aquatique dans une piscine, une scène de triolisme dans laquelle Desiree Cousteau et Misty Regan (superbe) se jettent comme des affamées sur les attributs de Carl Regal (qui en l'occurrence porte un nom prédestiné), le fameux passage dans la boutique de fringues, où Desiree se venge des brimades de sa patronne en la pénétrant avec un gode, et le plat de résistance apporté par John Holmes (que Serena a d'ailleurs bien du mal à digérer). La suite est beaucoup plus banale, avant de finir avec une partouze dans l'appartement de notre héroïne, celle-ci démontrant qu'elle n'est pas venue pour danser le calypso. Pour un peu, Desiree se ferait d'ailleurs voler la vedette par Susan Nero, autre véritable bombe sexuelle, scotchée au membre de John Seeman tel un poisson suceur dans un aquarium (à ce propos, on ne sera pas étonné de retrouver Seaman au domicile de Cousteau).
Vous l'aurez compris, "Inside Desiree Cousteau" est un film hard au ton léger, sans prétention, et pas vraiment un classique du genre, mais il comporte un solide casting, et enchaîne quelques scénettes qui valent le détour. Même s'il n'est pas très original, il témoigne d'une époque révolue à laquelle les nostalgiques peuvent encore se rattacher, grâce à la réédition de ces films en dvd.



Note : 6,5/10

 

Flint

 

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# La fiche dvd Wild Side du film "Inside Désirée Cousteau"

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