Hatchet
Genre: Horreur
Année: 2006
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Adam Green
Casting:
Joel David Moore, Tamara Feldman, Deon Richmon, Kane Hodder, Mercedes McNab, Tony Todd, Robert Endlung...
Aka: Butcher : la légende de Victor Crowley/ Butcher
 

Au cours d'une visite en bateau des marécages soi disant hantés de Louisiane, un groupe de touristes coule accidentellement leur embarcation. Perdus au milieu de la forêt, ils ont le malheur de pénétrer sur le territoire de Victor Crowley, tueur hideux à la hache affutée, décidé à tous les mettre en pièces.

 

 

Dans le genre petit film complètement décérébré mais hautement jouissif, Hatchet se place haut la main dans le peloton de tête. Hommage respectueux au slasher, avec une pointe de second degré, le film d’Adam Green remplit allègrement son cahier des charges avec une incroyable exultation et la candeur rafraîchissante et moite de la groupie prépubère qui rend hommage à son idole. Le script étant encore plus basique qu'un Vendredi 13, nous avons droit à un véritable étalage de barbaque saignante sans réel enjeu dramatique. Petite différence : un second degré presque indispensable pour ne pas tomber dans le ridicule. D'ailleurs, le film est constamment en équilibre précaire, pouvant à tout moment se transformer en pantalonnade à la Troma. Mais attention, ce n'est pas pour autant que le réalisateur va cracher dans la soupe en essayant de démystifier le genre. Au contraire, c'est un vrai amoureux du slasher basique et saignant, et il va donc mettre un point d'honneur à utiliser tous les poncifs les plus éculés du genre. Sans parler du fait que le tueur habitant un coin paumé des marais est quand même vachement bien équipé en outillage... mieux qu'un brico !

 


Pour appuyer encore plus son hommage, le réalisateur engage pour tenir le rôle du tueur un certain Kane Hodder, qui fut l'interprète de Jason dans quatre épisodes de la série, du numéro sept à "Jason X". Deux autres stars du genre font une apparition : Robert Englund (Freddy Krueger) et Toni Todd (Candyman). L'ambition étant d'aligner un maximum de meurtres gore et spectaculaires, le reste du casting est plus anecdotique, la plupart servant exclusivement de chair à saucisse. On notera cependant quelques visages connus, comme Mercedes McNab alias Harmony Kendall dans les séries "Buffy" et "Angel", Joshua Leonard, le caméraman du "Projet Blair Witch" ou Richard Riehle, apparu dans a peu près 250 films ou séries depuis les années septante.

Notre assiette de charcuterie se compose d'un couple de retraités, un producteur escroc et ses deux bimbos bas de plafond (qui ne ratent pas une occasion de montrer leurs petits nichons), deux jeunes cools, une inconnue et le guide le plus incapable et trouillard de la région. Le film est basé sur un principe simple. On appâte le spectateur avec deux meurtres comme préambule ; ici, un pêcheur (Robert Englund) et son fils qui se font massacrer sans retenue. Vient ensuite la présentation des futures victimes (soit une trentaine de minutes de remplissage), avec l'apparition de Tony Todd (attention, c'est rapide !) et quelques paires de nichons aperçus ici et là ; ensuite, la tuerie peut reprendre.
Premières victimes : un couple de retraités. Le mari est coupé en deux à coups de hache à partir de l'épaule, alors que sa femme se fait arracher les mâchoires. La machine de guerre est lancée et ne s'arrêtera que lors d'un final abrupt, qui donne vraiment l'impression que le réalisateur a arrêté de tourner parce qu'il n'avait plus de pellicule !

 



Pour le reste, n'oubliez pas la serpillière, car cela gicle abondamment mais loin des torture-porn au réalisme crado. Ici, les meurtres défient toute logique physique et anatomique pour rechercher le choc visuel immédiat. Le tout en gardant l'"esprit" d'un vrai slasher, avec ses codes (tueur indestructible – traumatisme – victimes stupides) et un côté "à l'ancienne" pleinement revendiqué. A ce titre, il faut rendre hommage à la magnifique photographie de Will Barrat, qui fait ici un travail formidable, notamment dans les séquences nocturnes d'une incroyable lisibilité.

Adam Green peut se vanter d'avoir créé l'un des tueurs les plus affreux et barbares du répertoire fantastique. Il réalise une belle déclaration d’amour au genre dans sa forme la plus basique. Rien d’exceptionnel, mais le coeur et la motivation de l'équipe se communiquent à l'ensemble, faisant de Butcher une petite gâterie acidulée qui croque sous la dent... mais attention au caries !

 

 

The Omega Man

 

En rapport avec le film :

# La critique du film Hatchet 2


# La critique du film Hatchet 3

# La critique du film Victor Crowley (Butcher IV)

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