Visiteur, Le
Titre original: The Caller
Genre: Thriller , Fantastique
Année: 1987
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Arthur Allan Seidelman
Casting:
Malcolm McDowell, Madolyn Smith-Osborne...
 

Une jeune femme rentre chez elle et découvre une voiture abandonnée. Alors qu'elle se prépare à manger, le propriétaire du véhicule frappe à sa porte et lui demande de l'héberger pour la nuit...

 

 

Typique du film à twist, difficile de trop en dire à propos de The Caller sans en ôter une part de mystère. Pourtant, même sans virage en épingle à cheveux de dernière minute et à fouler les sentiers du "Sleuth" de Joseph L. Mankiewicz, ses 95 minutes aux allures théâtrales tiennent plutôt bien la route. Un lieu unique (ou tout comme) et deux acteurs pour un jeu du chat et de la souris qui pourra s'avérer ultra-dimensionnel, martien, une sorte de partie de ping-pong et une murder party céleste, rejouée à l'infini.

 

 

The Caller est produit par la Empire International Pictures de Charles Band. À la partition s'installe le frangin, Richard, fils du prince Albert et, derrière la caméra, on trouve un certain Arthur Allan Seidelman, auteur en 1969 du double Arnoldesque "Hercule à New York" ainsi qu'un drame, oublié à ce jour, avec Helmut Griem et Olga Georges-Picot, sur fond de conflit israélo-palestinien ; mentionnons également "Children of Rage", en 1975. En 1982, Seidelman se rapproche du genre fantastique mystérieux avec "Echoes" puisqu'il y est question d'un artiste en proie à des cauchemars qui viendraient, selon toute invraisemblance, d'une vie antérieure.
Il y a un peu de ce dernier dans The Caller, dont la plus grande qualité reste un scénario astucieux signé Michael Sloan (à qui l'on doit entre autres les scripts de la série "Equalizer" et ceux des deux films rassis et sans relief mettant en scène Denzel Washington). Ce dernier reprend donc le principe du "Limier" mais le fait frire dans "Un jour sans fin" pour le servir dans "La 4ème dimension". Certes, la mise en scène de Seidelman ne donne pas tout à fait le change à Sloan et ne brille guère pas son inventivité, celle-ci se contentant d'illustrer platement ce script ingénieux.

 

 

Forcément, de par le choix théâtral risqué, il faut deux acteurs qui parviennent à porter sur leurs seules épaules les dialogues à tiroirs et une intrigue tissée comme un jeu d'équilibriste.
Et c'est le cas ! On connait Malcolm McDowell, inutile de refaire sa carrière, disons simplement qu'il donne une certaine envergure à cette bobine culottée. Moins connue, Madolyn Smith-Osborne a débuté dans "Urban Cowboy", donnant la réplique à John Travolta et Debra Winger, avant d'enchainer les seconds rôles pour le petit et le grand écran. On citera en vrac "Solo pour deux" de Carl Reiner, "2010 - L'année du premier contact" réalisé par Peter Hyams, "Funny Farm" de George Roy Hill où elle évolue aux côtés de Chevy Chase ou bien encore "L'Approche finale" en 1991, sa carrière s'arrêtant en 1993. Quoi qu'il en soit, et bien que la seconde moitié des années 80 aient transformé la moitié des femmes en hippocampes de compète, elle se montre largement à la hauteur de cette partie d'échecs aussi ludique que singulière.

Bref, The Caller, qui repose sur une économie de moyens assez conséquente (et bien qu'il y ait un ou deux effets spéciaux du sieur John Troll Carl Cellar Dweller Buechler), distille assez de malice pour se laisser regarder sans ennui. On le quitte même avec le sentiment hébété de s'être laissé prendre à revers. Et sur sa qualité, et sur son contenu. Ça n'en fait pas une œuvre transcendante pour autant mais le résultat s'avère néanmoins étonnant.

 

 

Mallox

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