Collector, The
Genre: Horreur
Année: 2009
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Marcus Dunstan
Casting:
Josh Stewart, Michael Reilly Burke, Andrea Roth, Karley Scott Collins, Juan Fernandez, Madeline Zima, Daniella Alonso, Haley Pullos...
Aka: Le collectionneur sadique
 

Un escroc, ayant un besoin urgent d'argent, entre par effraction dans la maison de campagne de son patron. Mais bientôt, celui-ci réalise que sa famille a été enlevée par un tueur ayant placé des pièges mortels partout dans la maison.

 

 

L'intérêt de cette petite série B tournée à l'économie est basé sur un "pitch" légèrement invraisemblable, mais drôlement malin. Un tueur en série dont on ne saura jamais rien (même pas son visage) enferme ses victimes dans leur maison qu'il a truffée de pièges mortels, afin de pouvoir les torturer à l'aise. Mais cette fois, un grain de sable va enrayer la machine.
Car un cambrioleur, se croyant seul, vient se joindre au jeu pervers du détraqué.

 

 

Voilà un film qu'il serait dommage de rater. Présenté comme une nouvelle variation des torture porn genre Saw ou "Hostel", justement parce que son réalisateur n'est autre que le scénariste des derniers Saw (IV-V & VI) et des trois Feast, The Collector vaut bien mieux que l'emballage dans lequel on essaie de le vendre.
On passera très vite sur les points négatifs de l'histoire, comme le prologue qui insiste trop sur le côté bon samaritain du cambrioleur, histoire que le spectateur s'identifie au héros (on a même l'impression que cette partie à été ajoutée pour augmenter la durée du métrage). Autre point faible, également : l'invraisemblance. Comment le tueur a-t-il pu en si peu de temps équiper une maison avec de pièges aussi sophistiqués, et surtout... pourquoi ? L'état déplorable du propriétaire nous fait penser que le tueur joue avec ses victimes en les lâchant dans leur maison, mais ce point de l'histoire n'est jamais vraiment éclairci.
En fait, ces détails ne viennent à l'esprit qu'après la vision du film, car sur plus ou moins 80 minutes, le réalisateur réussit à maintenir une tension constante et pesante.
C'est bien simple : une fois que le cambrioleur s'introduit dans la demeure, le film vous prend à la gorge et ne vous lâche plus.
Accumulant les idées bien déviantes comme on les aime, le script nous présente une lutte sans merci entre le cambrioleur (qui veut sortir) et le tueur (qui veut tuer). Mais la chose ne sera pas aisée car notre bon larron ne veut pas abandonner les propriétaires à leur funeste sort. C'est à un véritable jeu du chat et de la souris auquel vont se livrer les deux acteurs de cette macabre mise en scène.

 

 

Si le film n'est pas avare en séquences choc (le propriétaire suspendu par les pieds et les tripes à l'air, la femme qui se fait coudre les lèvres, la mort du petit ami dans les pièges à ours...), le film se caractérise surtout par un sadisme assumé envers ses personnages (surtout le héros, qui en prend pour son grade) et un suspense quasi ininterrompu. Chaque tentative du héros sera déjouée par le tueur et les conséquences seront sans appel pour les prisonniers. Et même l'arrivée inopportune de la fille des propriétaires et de son petit ami, ou de la police, donnera lieu à un retournement de situation qui éclaire alors subitement certaines situations comme la présence du chien. C'est l'une des forces du script, qui est basé sur une règle fondamentale : "toute action entraîne inévitablement une réaction", pas toujours agréable comme le découvrira à ses dépends (et ceux des autres) notre brave samaritain d'occasion.
L'autre bonne surprise est l'utilisation décalée des stéréotypes de rigueur. Ainsi l'inévitable scène de nu (notons que l'actrice Madeline Zima a une belle paire de talents !) devient un moment de suspense et de voyeurisme incroyable. L'adolescente, rentrant avec son copain, décide de s'envoyer en l'air dans la cuisine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont entourés de pièges et en même temps observés par le tueur, avec en plus notre chapardeur qui essaye de les prévenir sans se faire repérer... Inutile de préciser que cela finira très mal !
Même les animaux ne sont pas épargnés, comme le découvrira à ses dépends le chat de la maison, en s'aventurant dans une chambre dont le sol est recouvert d'une pâte collante et acide dans laquelle il va s'engluer. Afin d'éviter d'être repéré par ses cris, notre Arsène Lupin arrache la pauvre bête de son sinistre sort. La bestiole s'enfuie alors par la fenêtre et se fait couper en deux par l'un des pièges. Je vous laisse découvrir ce que devient le pauvre chien !

 

 

Ne vous laissez pas abuser par une affiche guère originale et les promesses des producteurs, ce petit film vaut mieux que cela. Certes, ce n'est pas toujours subtil ni original, mais c'est incroyablement jouissif et bourrin, avec une fin à la fois cruelle et ouverte qui laisse largement la porte ouverte à une suite (déjà en route paraît-il !).

The Omega Man

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