Journal secret d'un mannequin
Titre original: Diary of a Swinger
Genre: Erotique , Drame
Année: 1967
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: John & Lem Amero
Casting:
Joanna Cunningham (Rita Bennett), Rose Conti, Bill Field, Joe Harris, Larry Costner, Janet Banzet, Ronald Durling, Ron Skideri, Lem Amero...
 

De son exil précipité de la campagne pour cause d'agressions sexuelles répétées à son nouveau départ semé d'embûches au coeur de la Grande Pomme, la vie de Jeannie (Rita Bennett) contée à son psychologue sur soixante-quinze petites minutes...



Avec comme ouverture un viol perpétré par un rôdeur nocturne sur la personne de Jeannie endormie dans son appartement new-yorkais et tourné à la manière d'un film d'épouvante, on devine aisément que le reste de ce Journal secret d'un mannequin va se révéler bien moins casse-bouboule qu'un stupide défilé de... défilés et de crépage de chignon de grandes perches faméliques.

Une embrouille parmi tant d'autres dans l'existence pas triste de la malheureuse Jeannie qui semble condamnée perpétuellement à subir viol sur viol partout où elle passe.
Qu'il s'agisse d'un garçon de ferme, d'un boy-friend aux bourses pleines, d'un patron libidineux, tous manifestent à l'égard de la jeune femme un intérêt impossible à résorber autrement que par la violence sexuelle et dont le consentement n'évolue hélas que de manière unilatérale.

 

 

Cette succession de rencontres désastreuses finit d'ailleurs par s'apparenter à du comique de répétition, la débouchée étant toujours la même.
Frayant avec la (presque) lassitude, ces scènes achèvent de confirmer ce que l'on flairait depuis le début : les frangins Amero versent dans le féminisme puéril à faire mouiller une Isabelle Alonso de garde ; où, inlassablement, les prédateurs sexuels se queuleuleutent au portillon ; où tous mâles, même présentés comme gentlemen, ne tardent pas à révéler leur libido corrompue, etc.

 

 

Le manichéisme va bon train... Du moins jusqu'à sa conclusion assénant un message dont on ne sait exactement s'il le faut le considérer comme de l'ironie ou de la maladresse.
C'est que le psy achève son rapport en beauté : selon lui, avec toutes les casseroles que se trimballe Jeannie, c'est un miracle qu'elle n'ait pas succombé aux sirènes de l'homosexualité.
Trop tard hélas, la pauvrette se réfugie une fois de plus/de trop dans les bras de sa coloc, la voluptueuse Vi (Rose Conti), lesbienne hétérophobe dernier stade.

Voici pour le fond. Pour la forme, les Amero Bros, loin de trousser leur job comme de parfaits manches (voir leur sensationnel Bacchanale), pondent là une sexploitation sans grande envergure certes, mais s'avérant bien moins pénible à suivre que la majorité de ces bandes érotiques tournées à la fin des années 60 (si l'on excepte la trilogie "Flesh" des amants Findlay).
Si des baisses de rythme répétées s'y font ressentir, quelques séquences rehaussent néanmoins le tout (l'intrusion du violeur au début dont la silhouette réfugiée dans les ténèbres évoque un croque-mitaine ; une fête mondaine s'achevant en orgie, etc.).

 

 

Throma


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