Mon nom est Shangaï Joe
Titre original: Il mio nome è Shangaï Joe
Genre: Western spaghetti , Arts Martiaux
Année: 1972
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Mario Caiano
Casting:
Chen Lee, Gordon Mitchell, Claudio Undari, Klaus Kinski, Katsutoshi Mikuriya, Carla Romanelli...
 

1882, l'Ouest américain. Un chinois fraîchement débarqué se met en route pour le Texas à bord d'une diligence. A bord ou plutôt à l'arrière car l'intérieur est interdit "aux jaunes, aux noirs et aux rouges". Welcome in the USA !
Pas refroidi par ce premier accueil, Shangaï Joe poursuit son périple et va à la rencontre de ce peuple de pionniers patibulaires mais presque… Blagues racistes et rires narquois semblent glisser sur lui tels un pet sur une toile cirée. Mais au premier coup bas, la riposte est immédiate et brutale. Cri qui tue (et qui aura laissé plus d'un spectateur mort… de rire !), sauts dans les airs (souvent des sauts vers le bas montés en marche arrière pour faire croire que… mais ça ne prend pas !) avec parfois, en plus, des raccords surprenants, comme une arrivée poings dans la gueule d'un ennemi alors que le saut se faisait pieds en avant dans le plan précédent…
Shangaï Joe déambule sans que l'on sache vraiment ce qu'il cherche, se montre aimable envers tout le monde et tatane quand il le faut, se frotte à Spencer, un esclavagiste moderne qui exploite la misère de péones mexicains, rencontre la fille d'un de ses péones, se retrouve prisonnier de Spencer, livré en pâture à Moloch, un taureau dont il se libérera d'un coup de poing bien placé (mais non, pas là où vous pensez, dépravés, en plein front !), s'échappe, est poursuivi par des chasseurs de primes (dont un Klaus Kinski scalpeur au rôle court mais intense) avant de trouver, enfin, un adversaire à sa mesure dans un compatriote félon qui partageait pourtant plus d'un point commun avec lui, à commencer par un étrange tatouage rouge.

 

 

"Mon nom est Shangaï Joe" offre un mix sympa entre western spaghetti et film de kung-fu, mâtiné de séquences sanglantes bien complaisantes qui terminent certains combats dans un gore contenu mais craspec quand même (oeil arraché, bras tranché, main transpercée, etc).
Mais les limites du film sont vite atteintes de par la maigreur du scénario : Shangaï Joe déambule et se cogne à toute une série de sales gueules qu'il défonce systématiquement à grands coups de savates et de manchettes... et c'est tout. Ou presque ! Du coup, sa durée pourtant très raisonnable, 1h35, semble s'étirer en longueur, passée la première demi-heure.
Le personnage n'a pas d'épaisseur, ses adversaires non plus, il n'y a pas vraiment d'enjeu, et on ne fait qu'effleurer les bords d'une aventure qui aurait pu être approfondie. Dommage, d'autant que le casting est plutôt sympathique et offre une belle brochette de trognes de brutes épaisses. Dommage aussi que certains combats ne soient pas plus maîtrisés et prêtent plutôt à rire qu'à frémir et ce malgré leur brutalité.
Au finish, un film bancal donc. Pas une réussite mais pas un gros loupé non plus. Un film qui se laisse voir et s'apprécie en tant que curiosité, accompagné d'une musique bien sympathique de Bruno Nicolai.

 

 

Note : 6/10

 

Bigbonn
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