Born to fight
Titre original: Kerd ma lui
Genre: Action
Année: 2004
Pays d'origine: Thaïlande
Réalisateur: Panna Ritikrai
Casting:
Dan Chupppong, Nopol Gomarachun, Suntisuk Phromsiri, Piyapong Piw-on, Somrak Kumsing...
 

Ceux qui me connaissent pourront vous le dire, rares (voire même inexistants) sont les films qui subissent mon courroux : je suis plutôt très bon public. Alors c'est donc dans un état d'esprit jouasse comme d'hab que j'ai visionné Born to fight et là... très grosse déception. Je n'aurais jamais pensé dire ça d'un film venu d'Asie mais damned, ce que ça m'a semblé long !
Le scénar en lui-même tient sur un ticket de métro : un groupe d’athlètes est en visite dans un petit village pour une oeuvre de charité, c'est ce moment que choisit un groupe de terroristes pour prendre le village en otage. Leurs revendications sont simples : libérer un baron de la drogue sinon bang... on descend tout le monde. Mais les athlètes vont s'allier aux autochtones pour repousser l'envahisseur, et pour ce faire les braves petits sportifs vont utiliser leurs compétences. Voilà, et à partir de là c'est parti pour le spectacle bastons, explosions, fusillades... Tout le panel du film d'action et de combat est réuni dans un seul et même film.

 

 

Rajoutez à ça un patriotisme à faire gerber un Américain voire même un Texan (hé oui c'est possible); j'en veux pour preuve le déclic qui réveille les sportifs et villageois, qui n'est autre que l'hymne national que diffuse une radio ou encore le drapeau thaï qui s'écroule mais qu'un des gars rattrape au vol et passe le reste du film à se balader, même quand il est assiégé par des soldats surarmés, il le lâche pas. Heureusement qu'un champ de force entoure le drapeau... Même Bang Rajan qui a pourtant un sujet qui prêterait à ce genre de comportement ne tombe pas dans cette bassesse.
Si on devait donner ne fusse qu'un point positif, ce serait pour les cascades, car c'est le chorégraphe de Ong Bak qui les a réglés et là, on ne peut qu'être soufflé par un manque total de conscience. La légendaire scène du camion où le type manque de très peu de se faire écraser la tronche n'est qu’un tout petit échantillon du "spectacle" qui vous attend. Oups... j'avais dit un point positif. On a même droit au bon poncif du méchant qui n'en finit pas de mourir (tout comme la fin d'ailleurs) et aux gentils à l'épreuve des balles (c'est fou ce qu'un corps de gentil est solide quand même).

 

 

Monté comme un épisode de Mac Gyver avec fondus enchaînés aux moments où le suspense atteint son paroxysme, rythmé par une bande-son techno qui date de 1994 au moins, c'est simple : je m'attendais presque à entendre le gars hurler "Mortaaal Kombaaat" à tout moment. Ca me brise le cœur de descendre un film, surtout quand il nous vient de cette douce contrée où le cinéma de qualité est bien souvent présent mais là je ne peux pas faire autrement.
Voir un joueur de foot assommer des soldats armés avec des balles en osier c'est fantastique quand même, ou une gymnaste se servant de ses pirouettes pour distribuer des roustes, mais la cerise sur le gâteau reste quand même l'unijambiste faisant des reprises de volée et balançant des coups de pied en équilibre sur une béquille...
Bref, personnellement, je vous conseille d'éviter (quoique certaines scènes sont à mourir de rire finalement). A noter que le méchant le plus résistant est le même que celui de Ong Bak (Chatthapong Pantanaunkul) et qu'il a toujours une gueule de sauvage (m'étonnerait pas qu'il s'injecte réellement les stéroïdes qu'il utilisait dans Ong Bak). Hey ! Mais c’est la première fois que je rédige une critique négative. Allez, champagne...

 

 

Jack Deth
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