Video Killer
Titre original: Video Dead
Genre: Zombie , Horreur
Année: 1987
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Robert Scott
Casting:
Michael St Michaels, Roxanna Augesen, Sam David McClelland, Rocky Duvall...
 

Un frère et une soeur emménagent dans la maison où, quelque mois plus tôt, un pauvre bougre s'était fait occire par un zombie tout droit sorti d'une télévision livrée par erreur. Bien sûr, nos jeunes vont eux aussi tomber sur cette télévision maléfique, ils vont en faire usage, libérant ainsi un petit groupe de zombies qui vont perturber la vie du quartier.

 


Derrière cette histoire qui ne paie pas de mine se cache un film qui cherche ostensiblement à bien faire en réorientant totalement toute la mythologie des histoires de morts-vivants. Oubliez la malédiction vaudou, oubliez les films de Romero, Fulci et compagnie, car nos zombies sont ici avant tout des gens nostalgiques. Nostalgiques de l'époque où ils vivaient. Alors certes, ils tuent quand même. Mais pourquoi tuent-ils ? Tout simplement parce qu'ils sont moches, et que la réaction effrayée des vivants leur fait bien ressentir. Ca les énerve. Tout comme ça les énerve de se voir dans un miroir. Mine de rien, l'idée peut être bonne. Mais casse-gueule. C'est ainsi que vers la fin, le film tournera bien vite à l'aigre, avec notamment une scène de repas entre zombies (ça rappellera quelque chose à beaucoup de spectateurs, ça) tout de même un peu trop osée.

 


Mais heureusement, de telles erreurs n'occupent pas toute la durée du film, et l'histoire des zombies émotifs n'apparaît que relativement tard dans le métrage. Le reste du temps, nous avons droit à quelques bonnes petites scènes d'agressions dans le quartier bourgeois, sorte de dérivées de Gremlins sauce zombies ma foi assez sympathiques, et à des héros qui tentent de combattre ces zombies dans d'autres scènes plutôt originales. Et puis il faut bien admettre que Video Killer se fait assez cru : le gore est bel et bien présent, les maquillages sont assez réussis (encore qu'on puisse trouver à redire à ces zombies qui tentent de redevenir humains en arborant des jupes, des lunettes, etc... ce qui ternit un peu le travail des maquilleurs), et surtout, chose assez rare pour le signaler, les personnages principaux ne sont jamais à l'abri d'un décès anticipé. Plusieurs fois le spectateur croira à tort trouver le futur survivant à cette agression de zombies issus de la télé.


Justement, la télé. Et bien sa présence n'est qu'un prétexte à faire surgir des zombies en milieu urbain, brisant la tradition relatives aux modes d'apparitions de ces morts vivants (les plus célèbres étant "quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre", ou encore les rites vaudous...). Les plus optimistes pourront quand même trouver qu'il s'agit d'une savante anticipation de "The Ring" mâtinée de Videodrome. Mais bon, rien que le titre et le fait que le film ait été produit directement pour le marché de la vidéo nous feront plutôt penser qu'il s'agit d'un gros clin d'oeil au spectateur en train de regarder le film.
Après tout, le film qui permet aux zombies de s'échapper de la télé s'appelle Video Dead également, et qui sait, tout ceci risque très bien de vous arriver, à vous qui regardez Video Dead tout en tripotant innocemment votre voisine de canapé. Ce ne serait du reste pas le premier clin d'oeil adressé au public par le réalisateur Robert Scott, même si la seule autoréférencielle... On pourra ainsi trouver des références à d'autres films fantastiques réputés, comme Massacre à la tronçonneuse ou "Evil dead". Sans compter la BO, fort proche parfois de celles des Vendredi 13. Une BO d'ailleurs un peu trop utilisée : rares sont les moments dans le film à ne pas être accompagnés de musique.

 

 

Mais enfin, globalement, ce Video Killer (trouvable parfois en France sous son titre en VO, Video Dead) se laisse suivre sans déplaisir.



Note : 6/10

 

Walter Paisley
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