Kiss, The
Genre: Horreur
Année: 1988
Pays d'origine: Canada / Etats-Unis
Réalisateur: Pen Densham
Casting:
Joanna Pacula, Meredith Salenger, Nicholas Kilbertus, Mimi Kuzyk, Shawn Levy, Sabrina Dourbof...
Aka: The Host
 

1963, Congo belge - Hilary et son père font leurs adieux déchirants à Felice, la petite dernière, qui doit se rendre dans un sanatorium accompagnée par sa tante. Pendant le voyage, cette dernière embrasse la jeune fille ; puis, lors d'un arrêt du train le cadavre de la tante est retrouvé tandis que Felice semble avoir changé !
1988, dans une banlieue chic des USA - Hilary devenue une mère de famille heureuse reçoit un coup de téléphone de sa soeur qui la bouleverse. Peu après elle décède dans un mystérieux accident !

 

 

Dès les années septante le film de genre sort enfin de son ghetto et commence à squatter les premières places du box office, même les grands studios se mettent à produire leurs propres films d'horreur. Ainsi, dans les années quatre vingt sortent, en pleine vague psycho killer, des films comme "Vendredi 13", "Meurtre à la St Valentin" et autre "Happy Birthday". Ces films à petit budget, souvent de médiocre qualité, seront distribués par des majors (Warner, Colombia…) et vont remporter un vif succès et pas mal de dollars. Il n'en faut pas plus pour que les grands studios se lancent dans d'autres productions horrifiques. "The Kiss" est donc un petit film d'horreur typique réservé à la grande consommation, c'est à dire distribué par un grand studio pour un public d'adolescents, ancêtre de nos " Destination Finale " et autre " Stay alive ". On va donc ratisser large, comme le prouve le casting qui mélange encore adultes et adolescents. Ainsi les deux actrices principales ont la charge d'enflammer la libido des spectateurs masculins (mais attention surtout il ne faut rien montrer), pendant que les scènes chocs font hurler les filles. Entre deux meurtres sanglants, la midinette Meredith Salenger apparaît de manière métronome en maillot mouillé, partageant ses apparitions avec Joanna Pacula, plus âgée mais toute aussi mignonne, que les scénaristes ont jugé bon d'affubler d'un garde du corps assez particulier : un énorme minou tout poilu et assez agressif (merci le symbolisme !).

 

 

Pour garder la vie éternelle, une sorte de répugnant parasite doit passer d'un corps à l'autre (avec une préférence pour les belles jeunes femmes). En échange, le locataire reçoit richesse et pouvoir. Cependant, aucune explication ne sera donnée sur le phénomène. Amy/Meridith Salenger, alors toute fraîche de ses dix-huit printemps, devient donc la cible de sa tante qui compte bien utiliser ce magnifique corps de jeunette comme prochain réceptacle (et on la comprend). Et gare alors à tous ceux qui risquent de se mettre entre elle et sa nièce. C'est la partie la plus intéressante du film, basée sur le principe déjà éprouvé avec succès dans la série des "Malédiction". Les indésirables ou les personnes trop curieuses sont donc écartées de manière assez radicale et sanglante ; de ce fait, les proches d'Amy vont commencer par disparaître un par un. D'abord, sa mère sera écrasée par une camionnette, sa meilleure amie qui lui propose de l'héberger aura son visage broyé par sa chaîne prise dans un escalator, puis son petit ami trop curieux sera percuté par un camion, et enfin le curé qui tentera de prévenir la jeune fille du danger aura la main carbonisée. Une fois tout l'entourage d'Amy éliminé, la tante va enfin pouvoir procéder au transfert, mais celui ci ne se passera pas comme prévu, le réceptacle étant des plus récalcitrants. De plus, il reste quelques survivants, notamment le père d'Amy qui n'hésitera pas à saisir à pleine mains le turgescent parasite (re bonjour le symbolisme !) pour le détruire.

 

 

Nous voici en présence du parfait prototype de film "hamburger" vite avalé et vite digéré, un rien faux jeton (faut pas espérer voir un téton). La réalisation de Pen Densham (qui a fait ses armes dans les clips et la publicité) est sans génie mais assez efficace pour maintenir l'intérêt, le scénario s'adressant au plus grand nombre mixe plusieurs thèmes entre eux : malédictions, éternelle jeunesse, parasite et vaudou. Les stéréotypes de la middle-class américaine vont bon train, entre la voisine sympa mais amoureuse du papa qui compatit mais ne peut rien faire contre sa nouvelle rivale, la maison avec piscine et le pasteur ami fidèle de la famille... écoeurant. On notera cependant une petite dose d'humour noir (involontaire ?) lorsque la mère d'Amy apprend le retour de sa soeur. Sa première réaction est d'essayer de se procurer une arme. Elle trouvera d'ailleurs la mort en allant acheter celle-ci, lorsqu'une camionnette va la projeter dans une vitrine avant de lui passer dessus, elle se retrouvera piégée sous le véhicule et lorsque les secours essayeront de la dégager une de ses jambes se détache, effet assuré ! A retenir aussi un prologue particulièrement réussi à l'ambiance moite et inquiétante se déroulant dans un contexte assez folklorique, un train traversant le Congo Belge.

 

The Omega Man
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