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Valhalla Rising, bientôt dans les salles
Écrit par Mallox   

Il s'agit du dernier film de l'excellent Nicolas Winding Refn. Un projet très personnel qui a nécessité plus de deux années de préparation. Le film de l'auteur de "Bronson" s'annonce passionnant"...

 

 

Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising - 2009


Réalisé par Nicolas Winding Refn

Avec Mads Mikkelsen, Maarten Steven, Jamie Sives, Ewan Stewart...


Synopsis :


Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan.Grâce à l'aide d'un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s'échappent, s'embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres.A bord d'un bateau viking, ils se retrouvent perdus dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue.Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant.

 


A propos du film :


Plus de 2 ans de préparation ont été nécessaires avant le début du tournage de VALHALLA RISING dans les Highlands des alentours de Glasgow, en Ecosse. L'histoire fait référence à la théorie selon laquelle les Vikings auraient découvert le Nouveau Monde plusieurs siècles avant Christophe Colomb. On fait confiance à Nicolas Winding Refn, après le succès critique et public de sa trilogie PUSHER sur la pègre danoise et de BRONSON, pour insuffler du style à ce film d'aventures. Le réalisateur fait à nouveau appel à son acteur fétiche, le très impressionnant Mads Mikkelsen, popularisé depuis par son interprétation du Chiffre dans Casino Royale. Le film sortira simultanément au Danemark, en Norvège, Suède et Finlande, ce qui n'a jamais été fait pour un film scandinave.

 

LE RÉALISATEUR :

 


- Sources d'inspiration


"Quand j'étais petit, il y a trois choses que j'adorais : la science-fiction, les westerns spaghetti et les combats de sabre entre Samouraïs. Des genres quiont pour personnage principal un héros aux proportions mythiques... un guerrier silencieux et solitaire. One-Eye est de ceux-là.

Lorsque j'avais cinq ans, ma mère m'a lu une vieille bande dessinée bon marché quiracontait le voyage sur la Lune d'un père et de son fils. Dans une caverne, ils découvraient un cercueil fait à la main...

C'est tout ce dont je me rappelle. J'aicomplètement oublié ce que le cercueil faisait là, ou ce quis'est passé ensuite. Mais je pense que c'est de là que me vient mon obsession pour l'inconnu, un thème quia été le moteur de la plupart de mes films".


- Violence


"Pour moi, l'art est un acte de violence. La seule chose quiles distingue, c'est que dans la vraie vie, la violence est une source de destruction, et l'art une source d'inspiration".


- Dans l'inconnu


"Je suis persuadé que le cinéma est un art et que l'art nécessite d'être exploré. C'est pourquoij'insiste pour tourner mes films dans l'ordre chronologique, ce quime permet d'étudier un personnage sous tous ses aspects, et de donner libre cours à ma passion : plonger dans l'inconnu".

 

 

- Environnement familial


"Ma mère est photographe et mon père monteur. Il a travaillé notamment sur Breaking the Waves et a aussiréalisé des films. Sa conception du montage repose sur deux questions : quelles informations minimum faut-il donner, et à quelle rapidité se sortir d'une situation. Quand je fais un film, je passe le montage en revue avec lui, et nous l'analysons. Il n'a pas toujours raison. Plus jeune, j'étais un peu

en guerre contre lui, maintenant je fais plus attention à ce qu'il dit. Du côté paternel, mon grand-père était un célèbre décorateur, notamment d'opéra, en Scandinavie. Mon oncle possédait la plus grande salle de cinéma art et essaide Copenhague : le Grand Cinéma.

Il était spécialisé dans le cinéma français mais dans les années 1960, il a également importé des films de Kurosawa. Le cinéma existe toujours mais n'appartient plus à la famille. Mes parents ont divorcé et ma mère a épousé un photographe danois quitravaillait à New York. Nous avons donc déménagé en 1978. J'avais huit ans et cela a changé ma vie. Je ne parlais pas un mot d'anglais et pendant trois mois, mon beau-père allait à l'école avec moipour me traduire les cours. Ne sachant pas lire,

la télévision et les films étaient mon unique échappatoire. Je suis devenu obsédé par les images.

Selon ma mère et mon beau-père socialistes, Reagan était un monstre, l'Amérique, le mal, et la télévision, le diable... Pour ne pas me faire remarquer, je coupais le son et ne regardais que les images.

Les bandes dessinées faisaient aussipartie de mon monde. Je n'ai appris à lire qu'à l'âge de treize ans, dans quelque langue que ce soit. Je suis dyslexique et j'avais pris l'habitude d'apprendre par coeur ce que les gens me lisaient pour faire ensuite semblant de déchiffrer. C'est ma soeur aînée qui m'a découvert. Mais j'ai ainsi appris à exercer ma mémoire comme un muscle. C'était un moyen de survie".

 


- Goûts en matière de cinéma


"Ma vie est scandée par des films très spécifiques. A l'âge de cinq ans, mes parents m'ont emmené au cinéma. On était en retard et j'aijuste vu la fin de Nashville. Il y avait une scène de meurtre, d'où peut-être mon obsession pour la violence. Ensuite, j'aivu Fat City quicomporte une fin ouverte. Tous mes films ont des fins ouvertes, dans la veine de Fat City. Je me souviens aussi de La Chevauchée fantastique. Sinon, le premier film que j'aivu tout seul, c'était Les Schtroumpfs.

Après, nous sommes partis aux Etats-Unis. La fin des années soixante-dix représentait un peu l'âge d'or de la télé. Je me rappelle avoir vu des adaptations en dessins animés de personnages de comics, Thor ou Captain America, réalisés en stop-motion avec une voix-off. J'ai vu toutes sortes de films le samedimatin ou après l'école quand j'avais droit à mon heure de télé : des films de la blaxploitation, des films de Godzilla, des films d'horreur espagnols. Au cinéma, je me souviens des Aventuriers de l'arche perdue... mais aussides 400 coups et de la fin sur la plage quim'a marqué. À neuf ans, une amie de ma mère m'a emmené voir Mean Streets quia eu un impact très profond sur moi.

La narration, la caméra quitourne au ralentiautour d'Harvey Keitel... j'ai senti l'adrénaline avec ces images, la musique. A cette époque, chaque dimanche à 15h, il y avait le "Big Apple Movie" sur la cinquième chaîne. J'ai le souvenir très précis d'Il était une fois dans l'Ouest et de sa musique.

Mon beau-père avait le disque, avec sur la couverture Henry Fonda quimet l'harmonica dans la bouche du "jeune" Charles Bronson. On m'a fait une copie sur cassette, je l'écoutais tout le temps. A quatorze ans, j'ai commencé à assister aux double-programmes d'un cinéma de quartier, sur la 17ème rue, entre la 5ème et la 6ème. C'est là que j'ai découvert Massacre à la tronçonneuse. Et j'ai été scotché : pour la première fois, j'ai vu le cinéma comme une forme d'art. J'ai commencé à comprendre qu'au cinéma, ce qui compte, ce n'est pas ce que vous voyez, mais ce que vous ne voyez pas. Vous croyez comprendre, mais derrière il se passe autre chose... Ce cinéma est ensuite devenu une salle d'art et essai qui, des années plus tard, a diffusé la trilogie Pusher"...

 

 


Le titre Valhalla Rising fait référence au lieu Valhalla ou Walhalla où les guerriers valeureux étaient conduits par les valkyries.


Rendez-vous le 10 mars prochain dans les salles !

 

La bande-annonce :