Pig Keeper's Daughter, The
Genre: Erotique , Comédie , Agressions animales
Année: 1972
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Bethel Buckalew
Casting:
Terry Gibson, Peggy Church (as Patty Smith), Gina Paluzzi, John Keith, Peter James, Bruce Kimball (as Buck Wayne), Paul Stanley, Nick Armmans, Lord Hamilton le cochon...
Aka: Cette cochonne de gardienne (France) / La fille dans la porcherie (Belgique) / The Pigkeeper's Daughter / Oben ohne - Unten nix (Allemagne - RFA)
 

Pretty Patty est une jeune fille de 15 ans élevée au grain en plein air : elle découvre d'abord par l'exemple, puis par la pratique, la cristallisation stendhalienne, les sentiments forts, les doux baisers sur la bouche, les onctueuses et lascives caresses sur les fesses, puis le défonçage de fion façon nouvelle ère industrielle ; bref, la biopathie de l'amour, tout ça dans une petite ferme d'élevage de porcs tenue par ses parents. Enfin, surtout par son père, la maman, femme au foyer recevant parfois du beau monde (on lui reviendra dessus, ne vous inquiétez pas...), représentants de commerce, facteur, tous lui passent dessus façon boîte aux lettres. M'enfin, comme dirait l'autre, une bonne saillie est toujours meilleure à prendre qu'un coup d'fourche dans l'cul !

 

 

Et hop, un petit tour de cochonne façon porno-tracteur qui, en éjaculation-générique, ne perd pas de temps à nous éclabousser les mirettes (merci) : un panneau en bois nous indique le titre puis le casting, entre deux porcs se frottant le groin et qui nous font coucou (car oui, le porc salue), puis nous voici plongés dans une Amérique profonde, champêtre et lubrique, dans une bobine qui, elle, à ce que j'ai lu, ne casse pas des briques. Après tout, tant pis, comme le disait Joseph Staline après s'être fait faire les fesses par le capitalisme : "Si le paysan EST la ferme, l'Amérique EST le pays du zan !". Bref, faisons ce tour de la cochonne, plus on est de fous, plus on rillettes.

Et ça commence tout doucettement avec Moonbeam, jeune écervelée sans culotte, offrant au grand air et en spectacle sa chatte à Lord Hamilton le cochon qui, semble-t-il, a plus de groin que d'ouïe envers ce qu'elle raconte. En passant, juste des conneries romantiques infantiles du style "Toi aussi, un jour, tu vas trouver une jolie truie dont tu tomberas amoureux". La Moonbean, c'est la grande soeur de Patty, en bien plus délurée, tant et si bien qu'elle pourrait vendre son corps un temps et, grâce à cela, ne pas finir sur la paille.

 

 

Et là, plop, Bethel Buckalew, qui réalisera peu après "S... comme Sally" avec George 'Buck' Flower (déjà présent dans "Country Cuzzins", le premier film de Buckalew), nous fait pénétrer direct dans le salon des proprios, Monsieur et Madame Swyner, accessoirement les parents des deux jeunes escalopes que je vous présentasse juste avant. Un tour du lieu ? Non, pas de poisson dans ce film, que de la charcuterie et d'la bonne chair ! (Et des gros nichons : les produits laitiers sont nos amis pour la vie). Preuve en est d'entame de sauciflard, avec ce fermier à la mine bouffie (Bruce Kimball, tapi ici sous le pseudonyme de Buck Wayne, sans se prendre en se contractant pour Bathman), en train de s'empiffrer comme un porc et tenant tête à sa femme (Gina Paluzzi, celle qu'on paluche dans un jacuzzi) à propos de philosophie, à savoir du statut du cochon ; ce dernier pouvant selon le gros lard s'avérer de bien meilleure compagnie que des gens de sa connaissance (suivez son regard...). Sûr que le rustique redneck a ouvert plus d'un litron d'pinard dans sa vie, toujours est-il qu'on ne saura jamais s'il s'est un jour pris un coup de queue en tire-bouchon dans l'fion. Je dis ça, je dis rien, mais sa femme, quand il n'est pas là, est très occupée à sucer des queues. Il est finalement la seule bête à cornes de la ferme.

 

 

Pendant ce temps, Pretty Patty, elle, pense aux garçons en comptant fleurette dans une clairière. Romantisme, Nature et Écologie, c'est ses trucs à elle. Tous les pétales de la prairie y passent au son de "You love me, you love me not". Pour un peu on s'attendrait à voir surgir un Beatles. Pas de doute, Pretty Patty cherche le grand amour. C'est pourtant Jasper (John Keith / "Sexophrenia", "Sex Machine", "Touch Me", "Turn-on Orgy"...), l'homme à tout faire (à cheval), qui déboule en silence, derrière elle, avant de lui peloter les miches et de la rouler dans l'herbe. Pas de doute, le Jasper, c'est un expert ! Un as de la langue de boeuf et du téton durci ; normalement, vu comme c'est parti et en toute logique, le paysan laboure. Sauf que la pauvre Patty est aussi vierge qu'une olive en attente de passer à la centrifugation. Alors, elle veut pas. "C'est pas possible !", qu'elle dit. Bref, quand les poules auront des dents. Jasper le prend si mal qu'il lui brait dessus en se frottant l'énorme braguette d'âne dont le pantalon semble empêcher de s'épanouir. Il la menace d'aller voir Moonbeam, la grande soeur de Patty qui, elle, n'est pas tant effarouchée à l'idée de se faire enfourcher. Il prétend même qu'il va lui donner tant qu'il veut des coups de gésiers dans l'échine. Las pour Jasper, Patty ne se laisse pas attendrir la berouette et, plutôt que de céder à ses avances gros sabots, préfère le suivre afin d'étudier la chose de près, sans avoir l'air d'y toucher, et du reste sans y toucher. Pour l'instant seulement, il va de soi, heureux et paillard lecteur, égaré entre ces lignes pondues par un vigoureux jeune homme sous haute tension sexuelle !

 

 

Pas gonflée la Patty quand même ! Elle suit donc Jasper, grimpe sur le toit de la grange pour le regarder grimper sa soeur, dans un chassé-croisé presque incestueux. Après tout, à la ferme comme à la ferme ! Et puis à ceux qui se poseraient encore la question "Qui de l’oeuf ou de la poule ?", ne cherchez plus, c'est scientifique, pour sûr : Dieu est une femme qui a créé le monde en se faisant niquer par Satan. C'est bien pour ça que Dieu nous a fait à son image, pour qu'on se fasse baiser dès la naissance. Enfin, quoi qu'il en soit et pour en revenir à nos moutons, sachez que même Lord Hamilton vient quelques secondes durant les préliminaires mettre son groin de sel. Évidemment, la suite se fait très animale, presque fermière, et les couilles poilues de Jasper battent la mesure du minou (The Hole, 2012) de la généreuse Moonbeam, dans un rayon de lune assez distendu pour coup, il convient de le décalotter ici-même et à toutes fins utiles.

La suite va finalement de soi (du reste, je vous l'avais plus ou moins susurré dans mon résumé en début d'érection chronique) : Patty, campée par Peggy Church (appelée "Peggy la cochonne" dans sa famille de grenouilles de bénitier), va passer du statut de jeune truie introvertie à celui de grosse gueularde, découvrant la bibite, passant d'étalon en étalon, au son de "Horses !", "Horses !", prenant même pour ce faire le pseudo de Patty Smith. Ce qui lui vaudra d'être classée par les Rolling Stones dans les 500 meilleurs cris de jouissance de tous les temps.

 

 

Niveau casting, on est content de retrouver des gens plus ou moins connus. Surtout des bouts de gens plus ou moins connus en fait. Outre Peggy Church ("The Big Snatch" de Byron Mabe, "A Touch of Sweden" de Joseph F. Robertson, "Surftide Female Factory" de Lee Frost, "The All-American Girl" de Mark Haggard, une apparition au poil dans Les chevauchées amoureuses de Zorro), on y trouve donc Terry Gibson dans le rôle de Moonbean, une actrice dont la carrière fut aussi éphémère qu'une éjaculation précoce et qui ne remettra donc pas le couvert ; on y découvre aussi Peter James dans le rôle du représentant de commerce et dont c'est le seul rôle répertorié (en tout cas sur imdébit). Gina Paluzzi y campe son seul vrai rôle après une apparition l'année précédente en strip-teaseuse dans "Booby Trap" de Dwayne Avery ("The Exotic Dreams of Casanova"). Les pervers connaissent mieux Bruce Kimball, réputé pour ses grosses baloches ayant déjà frayé avec Bethel Buckalew ("Tobacco Roody", La vie sexuelle de Roméo et Juliette) mais aussi Ken Osborne ("Cain's Cutthroats", "The Ballad of Billie Blue") ou encore Lee Frost ("The Scavengers", "Love Camp 7", La chose à deux têtes...) ; en gros, toute l'écurie de Harry Novak. N'oublions pas notre Lord Hamilton ici-présent, nourrain fouineur de tire-lire qui refusa de renouveler son contrat en déclarant ceci : "Marre d'être pris pour une truffe à renifler n'importe quoi. Inutile de me proposer toujours le même rôle !"

 

 

Produit donc par Harry H. Novak (La vie sexuelle de Frankenstein), prince de la dinde farcie et de l'érotisme jovial (mais pas queue, ses implications dans diverses exploitations sont assez nombreuses et variées), The Pig Keeper's Daughter, exploité en France en janvier 1976 sous le titre Cette cochonne de gardienne, puis en Belgique sous le titre La fille dans la porcherie, est une oeuvre à la fraîcheur intacte, gaillarde, qui ne paye pas d'foin, mais qui voit loin niveau bandaison galactique. Il convient donc de ne point trop en déflorer car il s'agit d'une petite paysânerie paillarde assez rigolote, aussi bien montée qu'un canasson et que tout un chacun, en tout cas les gens bons, sera content un jour de visiter puis d'en goûter le nectar. Elle invite au silence et à la modération, un petit peu comme la très champêtre blague à propos de la ferme : "Tu la connais la ferme ?" - "Non, laquelle ?" - "La ferme ta gueule !". Sur ce : ...

 

 

Mallox

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