Swinging Barmaids, The
Genre: Erotique , Polar
Année: 1975
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Gus Trikonis
Casting:
Bruce Watson, Laura Hippe, Katie Saylor, William Smith, Dyanne Thorne, John Alderman, Renie Radich, Zitto Kazann, Jim Travis...
Aka: Room Sevice Sex / Eager Beavers / Killer / Raptus Erotico
 

Après avoir tué une serveuse et photographié son cadavre, un psychopathe itinérant se fait surprendre par les trois collègues de la victime. Les trois jeunes femmes réussissent à s'enfuir. Pour pouvoir les approcher, le tueur réussit à se faire engager comme videur dans le bar où elles travaillent.

 

 

Voilà un film étrange et méconnu (ou peu connu) qui aurait pu tomber dans l'oubli s'il n'avait pas à son générique deux noms familiers : William Smith (1933) et la plantureuse Dyanne Thorne (1932). Au début des années 60, comme une kyrielle de jeunes filles, Dyanne veut devenir actrice. Mais sa carrière ne décolle pas, au point que la pauvre est obligée de se diversifier, allant même jusqu'à Las Vegas où elle est sera appréciée pour ses shows érotico-comiques. Au début des années 70, alors que la belle aborde la quarantaine, elle sera choisie comme actrice principale de la franchise Ilsa, ce qui fera d'elle une icône pour toute une génération d'excentriques, de déviants, de monomaniaques des nichons et de cinéphiles défroqués. C'est donc toujours avec plaisir que l'on retrouve l'actrice. Malheureusement, dans ce film elle n'apparaît qu'au début, puisqu'elle est la première victime du tueur. Néanmoins, sa prestation reste un grand moment de déviance qui propulse littéralement le film dans le peloton de tête des plaisirs coupables totalement assumés. En effet, on ne pouvait rêver mieux comme entrée en matière ; mais hélas le film peinera à retrouver une telle efficacité (exceptée l'agression dans le studio). La faute à une réalisation exceptionnellement bâclée, avec des erreurs dans la continuité et des intrigues secondaires qui ne font qu'alourdir le propos. Dommage, car on avait connu le réalisateur Gus Trikonis beaucoup plus inspiré, notamment dans des films comme Le Couloir de la mort ou Les Enfants du diable (Dance of the Dwarfs).

 

 

Né sous le nom de Kostas Tritchonis, Gus Trikonis est un acteur et réalisateur américain. Il est surtout connu pour son rôle dans le film à succès "West Side Story". En tant que réalisateur, il a fait ses débuts avec le film "Five the Hard Way", suivi de The Student Body, The Swinging Barmaids et Dance of the Dwarfs. Il a réalisé plusieurs films pour Roger Corman et sa société New World Pictures. Depuis les années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, Trikonis a principalement dirigé des séries télévisées. Il a réalisé des épisodes de séries connues comme "Hercules", "Alerte à Malibu", "Quantum Leap", "Hunter" ou "Un Flic dans la mafia".

La pauvre Dyanne disparaissant assez vite de l'histoire, il fallait bien trouver d'autre actrices pour alimenter le cheptel de victimes de notre tueur. Évidemment, l'atout majeur étant un physique des plus agréables (bizarrement, au cinéma, les tueurs s'attaquent rarement à des thons !), le noyau principal se compose de Laura Hippe (dont le titre de gloire est une apparition dans L'Age de cristal - le film - et Mausoleum), membre de la scientologie qui se suicidera en 1986 ; Katie Saylor, qui a travaillé principalement comme actrice dans des séries B avant de décrocher le rôle principal dans la série de science-fiction "The Fantastic Journey" (1976-77), où elle interprète le personnage de Saylor Lianna, "fille d'un père atlante et d'une mère extraterrestre" ; et Renie Radich (Les Démolisseurs).

 

 

Côté masculin, le tueur est interprété avec conviction par Bruce Watson (1940-2009), acteur lambda de télévision apparu dans "Star Trek" mais aussi dans quelques films comme "Johnny Got His Gun" (1971) et "Propriété interdite" (1966).
Les forces de l'ordre sont représentées par William Smith, dont c'est loin d'être le premier film. Il débute sa carrière à la télévision dans les années soixante ("Laredo", "Gunsmoke", "Wagon Train", "Le Virginien"...). Pendant les années septante, il apparaît dans divers films de motards ("Angel Die Hard", "The Losers", "CC & Company", Darker than Amber, "Chrome and Hot Leather"). Il alterne séries télés ("La Planète des Singes", "Les Rues de San Francisco"...) et séries B (Black Samson, "Boss Niger", "Invasion of the Bee Girls"...). Pendant cette décennie, il marquera toute une génération en interprétant l'infâme et borgne Falconetti dans la série "Le Riche et le Pauvre" au côté de Nick Nolte et Peter Strauss (il se verra d'ailleurs menacé par des fans en colère). Au cours des années quatre-vingt, l'acteur est incontournable dans les séries et devient une icône de la série B à partir de la fin des années quatre-vingt. En effet, il enchaîne une impressionnante liste de films aussi divers que variés ("Maniac Cop", "Platoon Leader", "Bulletproof", "Evil Altar", "Deadly Breed", "The Final Sanction"... ) , tout en faisant des apparitions dans de grosses productions comme "Conan" et "L'Aube Rouge".

 

 

L'histoire en elle-même est un simple récit de harcèlement criminel assez standard, largement inspiré par "L'Inspecteur Harry" et son personnage de tueur, le fameux Scorpio. Soyons honnête, s'il n'atteint pas le niveau d'Andrew Robinson, Robert Watson réussit une belle performance malgré le ridicule de certaines situations ; les attaques du tueur sont d'ailleurs d'une efficacité redoutable, notamment le chassé-croisé avec Dyanne Thorne dans son appartement, le meurtre de la piscine et celui dans le studio de télévision ! Attention... malgré son sujet, le film reste d'une pudibonderie toute américaine (on n'ose imaginer une version italienne de la chose !), le réalisateur misant avant tout sur le sex-appeal de ses actrices et un fétichisme vestimentaire tout anglo-saxon, on arrache allégrement les petites culottes et les pantys !

Dans un autre registre, on peut aussi regretter une prestation honorable (mâchoire serrée et regard d'acier), mais sans plus, du grand William Smith. Vu son pedigree, on pouvait espérer mieux, mais l'acteur a rarement brillé dans les rôles de gentils, ce qui ne l'empêchera pas de cribler de balles le méchant de service !
Faussement racoleuse, cette petite production, malgré ses défauts, vaut mieux que le dédain qu'elle a subi. Le temps faisant son office, le film dégage cette patine surannée qui sent bon les années septante (coiffures, costumes, décors, véhicules...), et empreinte de ce sexisme racoleur qui a fait les beaux jours du cinéma d'exploitation, les femmes aux mœurs libérées ne pouvant être que des prostituées, des hippies ou des salopes (biffer la mention inutile), ou pire... les trois à la fois !

 

 

The Omega Man

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