Seven (1979)
Genre: Polar , Action
Année: 1979
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Andy Sidaris
Casting:
William Smith, Barbara Leigh, Guich Koock, Christopher Joy, Art Metrano, Ed Parker, Richard LePore, Reggie Nalder, Seth Sakai, Tino Tuiolosega, Henry Ayau, Terry Kiser, John Alderman, Tadashi Yamashita, Sandra Bernadou, Russel Howell...
Aka: Sevano’s Seven / Havai 7-0 (Grèce) / De 7 hævnere (Danemark)/ Seven - Die Super-Profis (Allemagne) / Sette uomini da uccidere (Italie)
 

À Hawaï, le crime et la corruption sévissent. Une organisation connue sous le nom de "syndicat", dirigée par sept chefs, est sur le point de mettre la main sur l'archipel. Le gouvernement américain décide qu'il est temps de prendre des mesures de représailles. Grâce à un "ordinateur" à la pointe de la technologie, il sélectionne l'agent le mieux adapté pour cette mission, un certain Sevano (William Smith). Ce dernier bénéficiera des moyens, de l'équipement et du personnel qu'il jugera nécessaires.

 

 

Andy Sidaris (1931-2007) est un réalisateur américain connu pour avoir créé le concept de "Bombs, Bullets and Babes", un sous-genre principalement destiné à un public masculin. Des films basiques comprenant essentiellement des explosions, des fusillades, des lieux exotiques et surtout de jolies demoiselles, de préférence à forte poitrine et le plus souvent déshabillées (y compris des actrices cultes comme Sybil Danning et Julie Strain).
La carrière de Sidaris commence à la télévision dans les programmes sportifs. En 1973, il sort son premier film, Stacey. Ce n'est pas un gros succès mais notre homme ne se décourage pas, il réalise peinard trois épisodes de séries télé ("Kojak", "Le Nouvel homme invisible" et "The Hardy Boys") histoire de se perfectionner, puis se permet une petite apparition au cinéma dans le sous-estimé "Un Tueur dans la foule", dans un rôle de composition (un réalisateur d'événements sportifs) aux côtés de Charlton Heston.
Six ans vont séparer Stacey et Seven... Cette fois, Sidaris tente d'illustrer un script plus ambitieux, calqué sur celui de "Mission impossible" (chose logique puisque l'un des scénaristes est un habitué des séries télé) : un mercenaire doit recruter sept tueurs pour éliminer les sept chefs de la mafia hawaïenne ! Petite subtilité, les assassinats doivent avoir lieu le même jour et dans la même demi-heure ! Chacun des agents a donc un des chefs à éliminer. Pour ce faire, l'équipe de tueurs va utiliser les vices divers de leurs cibles comme points faibles. Présentation et recrutement occupent du coup une grande partie de l'histoire, ce qui fait le charme de cette petite production qui démarre fort, notamment par l'exécution de divers agents du gouvernement ainsi que d'un sénateur (Terry Kiser).

 

 

Plus à l'aise dans sa direction d'acteurs que dans la mise en scène, Sidaris se permet de multiplier les personnages. En effet, le script n'exige pas moins de quatorze rôles principaux, divisés en deux catégories : les exécuteurs et les exécutés !
Le chef de l'équipe des exécuteurs est interprété par le colossal William Smith (Burt Reynolds était prévu à l'origine mais restait trop cher) qui était à l'époque en pleine période motard et action pure ("Angels Die Hard," "The Losers" (Les Machines du diable), "CC & Company", Darker than Amber (La Loi du talion), "Chrome and Hot Leather") et séries télé ("La Planète des singes", "Les Rues de San Francisco", ...). Smith retrouvera d'ailleurs Hawaï plus tard, en remplaçant James Mac Arthur, dans la dernière saison de "Hawaï police d'état". À ses côtés, on remarque la belle Barbara Leigh, mannequin, playmate et actrice. Elle est surtout connue à l'époque pour avoir incarné la célèbre Vampirella sur la couverture du numéro 67 du zine susnommé. Deux autres playmates viennent se joindre à elle : Miss Janvier 1977, en la personne de Susan Kiger ("H.O.T.S.") et Miss Février 1979, alias Carol Needham.
Le reste de l'équipe se compose d'Art Metrano (le commandant Mauser dans "Police Academy 2 & 3"), Christopher Joy (Cleopatra Jones et "Sheba Baby"), Guich Koock (le colonel de American Warrior), Ed Parker (champion de Kenpo et chorégraphe sur "L'Arme parfaite") et Richard LePore (déjà présent dans Stacey, il deviendra un habitué des productions Sidaris).

 

 

Tout ce beau monde se voit donc attribuer sa propre cible à l'écran. La belle Alexa (Barbara Leigh) s'attaque à un violeur sadomasochiste, Ronald Kahala (Reggie Nalder), plus connu sous le surnom de "The Hermit", qui finit avec une bombe dans le derche. Le cow-boy (Guich Koock), s'occupe de "Butterfly / Papillon" (Henry Ayau) qui utilise sa célébrité pour refourguer de la drogue à ses groupies. Le coureur TK (Christopher Joy) cible le trafiquant Chen (Kwan Hi Lim) qui a fait sauter un cargo de réfugiés pour éviter de se faire prendre par les garde-côtes. Le professeur (Richard LePore) doit éliminer à distance Keoki McDowell (Seth Sakai), financier du syndicat qui distribue les pots-de-vin aux fonctionnaires. Kincella (Art Metrano), qui travaille à Hawaï en tant que comédien et propriétaire d'une boîte de nuit, est chargé d'assassiner Kimo Maderos, grand ponte du réseau de tueurs du syndicat. L'artiste martial Ed Parker doit affronter le marchand d'art M. Lee (Tino Tuiolosega) et son garde du corps (interprété par Tadashi Yamashita). Sevano (William Smith) se réserve quant à lui "le grand patron", communément appelé "Le Kahuna" (Lenny Montana), dont la spécialité est la surveillance électronique et le renseignement.

 

 

Comme vous pouvez le constater, la distribution des méchants comporte une belle brochette de "gueules" aux curriculums impressionnants : Martin Kove, le méchant de la saga "Karaté Kid", capable de camper également un mercenaire dans "Rambo 2" ou un justicier dans "Steele Justice", ou le très reconnaissable Reggie Nalder, le tueur de l"Homme qui en savait trop", le vampire des "Vampires de Salem" (version 1979), mais présent dans bien d'autres films encore ("Un Crime dans la tête", L'Oiseau au plumage de cristal, "Zoltan le chien sanglant de Dracula", ...). On se souvient aussi de Lenny Montana, le fameux Luca Brasi du "Parrain", présent également dans "Les Massacreurs de Brooklyn" ou encore dans "Le Chinois", aux côtés de Jackie Chan. Idem pour le Japonais Tadashi Yamashita (American Warrior, "La Fureur du Juste", "American Ninja 5", "Gymkata", ...). Bien connu des amateurs, il fait ici une apparition dans une scène qui sera reprise (volontairement ou non) bien plus tard, dans un film de Spielberg dont je vous laisse deviner le titre !
En plus d'acteurs rompus au genre et à l'exercice (souvent plus physique qu'intellectuel), Sidaris emploie quelques "invités-très-spéciaux" comme Henry Ayau, surfeur renommé à Hawaï, ou Lorraine Shalhoub, alias "Little Egypt", célèbre danseuse du ventre apparue dans la série télé "Batman").

 

 

Peu apprécié et peu vu d'une manière générale, Seven est sûrement le plus obscur et le plus mésestimé des films de son réalisateur. Soyons clair, Seven est loin d'être un chef-d'œuvre, mais il s'en dégage un "je-ne-sais-quoi " qui en fait une friandise fort délectable. L'impression qui s'en dégage est de visionner un épisode de "Mission impossible" déviant : les actrices s'y promènent les seins à l'air, on y utilise des gadgets improbables comme des balles-missiles téléguidées ou des poupées gonflables explosives, un assassin s'y sert d'un skateboard et d'une arbalète tandis que la danseuse du ventre se révèle être en fait un agent double meurtrier ! Si le scénario semble partir en vrille par moments, il conserve la trame initiale de la série susnommée : briefing de la mission (après qu'un méga ordinateur a choisi William Smith comme meilleur élément) et choix très sélectif des agents et de la façon dont il leur faudra atteindre leurs cibles. À ce propos, elles sont au nombre de sept, on peut par conséquent comprendre que cette partie prenne une grande place dans le film (en parallèle avec les exécutions).
Pour son troisième film (en comptant le documentaire " The Racing Scene"), Sidaris ne choisit pas la facilité mais peaufine en revanche sa technique (ou sa méthode, diront certains) : une réalisation sans génie mais qui se tient, des cadrages soignés ainsi qu'une image qui met en valeur les décors et les acteurs (et actrices). Une technique suffisamment bien rodée pour mettre au point puis dépoter ses futurs thrillers érotiques interchangeables, à base de playmates topless et de gros flingues.
On a vu franchement bien pire que Seven ! William Smith est parfait, Barbara Leigh est toujours aussi belle, l'action se fait parfois drôle, à défaut d'être spectaculaire, et le tout est agrémenté de la présence de "tronches" évoquées ci-avant. Bref, voici une petite douceur pour les dimanches pluvieux à venir !

 

 

The Omega Man

 


En rapport avec le film :


# Le film ne fut pas épargné par la critique et le succès ne fut pas non plus au rendez-vous. Pratiquement invisible, "Seven" s'est pourtant taillé une petite réputation sur les chaînes câblées américaines avant qu'un Blu-ray (comportant onze minutes de scènes supplémentaires) ne sorte récemment, mettant en valeur ses qualités techniques, notamment l'image, magnifique. (*)
Aucun musicien n'est crédité au générique et pour cause : Andy Sidaris semble avoir utilisé la musique de la vaste bibliothèque musicale de Wide World of Sports d'ABC pour son film (Sidaris a d'ailleurs travaillé sur cette émission durant plus d'une décennie).

 

(*)

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