American Warrior
Titre original: American Ninja
Genre: Action , Aventures , Arts Martiaux
Année: 1985
Pays d'origine: États-Unis / Philippines
Réalisateur: Sam Firstenberg
Casting:
Michael Dudikoff, Steve James, Judie Aronson, John Fujioka, Don Stewart, Guich Koock, John LaMotta, Tadashi Yamashita, Phil Brock...
Aka: American Fighter
 

Joe, troufion dans l'armée américaine et orphelin amnésique, est en fait un guerrier ninja. Lorsque le convoi militaire dont il faisait partie est attaqué, il utilise ses aptitudes et réussit à sauver la fille du général. Mais quatre soldats sont tués. Joe est tenu responsable de leur mort par ses supérieurs et ses compagnons.

 

 

Après l'échec relatif de Ninja III: The Domination, Cannon décide de relancer la franchise avec American Ninja. Initialement prévu avec Sho Kosugi, le projet périclite avec le départ de ce dernier (peut-être n'était-il même pas au courant du projet), mais le studio a bien l'intention de renouer avec le succès de la série. Il décide alors de proposer le rôle principal à leur nouveau poulain, un certain Chuck Norris qui vient de triompher avec "Missing in Action / Portés Disparus". Petit détail : le grand Chuck ne veut pas apparaître masqué à l'écran ! Qu'à cela ne tienne, le studio passe une série d'auditions et déniche la perle rare, un certain Michael Dudikoff (aperçu dans "Retour vers l'enfer" et "Tron"). Pour l'anecdote, il est même apparu dans L'Implacable ninja. L'acteur est engagé et s'entraîne avec Mike Stone (L'implacable ninja), rappelé par la production pour palier le départ de Kosugi. A ses côtés, la production engage Steve James, un ancien cascadeur et une valeur sure du film d'action des années 80 (Le Droit de tuer, Le Soldat, Vigilante, "Police fédérale L.A.", "Delta Force"...). Hélas, il nous a quitté prématurément en 1993 d'un cancer du pancréas. La touche féminine sera dévolue à l'actrice Judie Aronson, aussi délicieuse qu'une praline que l'on a envie de croquer ; elle est apparue dans diverses productions (Weird Science, Friday The 13th : The Final Chapter) et fera une belle carrière à la télévision ("Sledge Hammer!", "The Powers of Matthew Star", "Simon & Simon", "Midnight Caller", "Full House", "Beverly Hills 90210", "Las Vegas").

 

 

 

Pour retrouver les faveurs du public on retourne aux fondamentaux du film d'action yankee, et le méchant sera donc un Asiatique, interprété cette fois par Tadashi Yamshita ("The Octagon", "American Ninja V", "Rising Sun", "Gymkata", "Enter the Dragon", "Sword of Heaven"), alors que le mentor du héros sera un autre vétéran, à savoir John Fujioka ("Midway", "The Octagon", Submersion of Japan).
Le film sera tourné aux Philippines, où le studio venait de réaliser "Missing in Action / Porté Disparus". Certains remarqueront d'ailleurs que la séquence du camion sur les quais ressemble drôlement à celle du film de Chuck Norris ; pour le reste, la production profite des infrastructures locales et du soutien de l'armée, qui fournit nombre de matériel (chars, camions, jeeps) et permet à l'équipe de tourner dans une base militaire.

 

 

American Ninja pose les bases d'une machine bien huilée (le triple A : arts martiaux, action et aventure) mu par le trio Dudikoff / James et le réalisateur Sam Firstenberg, qui se retrouveront sur "Le Ninja blanc" et The Avenging Force. Si Dudikoff n'est pas plus expressif qu'un piquet, il dégage une sorte d'empathie naturelle qui le rend immédiatement sympathique, tout comme la belle et rondouillarde Judie Aronson, bien loin des standards physiques actuels (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui : la cinquantaine passée elle en parait vingt-cinq !) . Tout ce beau monde se démène pour donner au spectateur sa dose d'adrénaline, les ninjas sont toujours aussi photogéniques et certaines séquences sont complètement "geek". A ce titre, la scène d'ouverture, avec l'attaque du convoi, est un grand moment, surtout lorsque les guerriers descendent le long des arbres ou rebondissent sur la remorque d'un camion. Et puis, la musique carrément transcendante de Michael Linn (qui fera encore mieux sur The Avenging Force) apporte un plus.
Tourné un peu partout aux Philippines, le film se passe essentiellement en extérieurs et peu compter sur des décors naturels assez verdoyants. A ce propos, la villa du méchant est extraordinaire, avec ses jardins et sa vue panoramique, le réalisateur n'hésitant jamais à rentabiliser un maximum les décors naturels... le dépaysement est total !

 

 

Des gentils sympathiques, des méchants sans foi ni loi, une belle en détresse et une bonne rasade d'action... la recette est immuable depuis l'époque du muet et fonctionne toujours aussi bien. Évidemment, les temps changent et tout le monde s'est mis aux arts martiaux, la belle prend l'initiative au lieu d'attendre sagement le prince charmant (elle préfère d'ailleurs le méchant garçon... pas si méchant que ça !). Mais le résultat est toujours le même : les bons finissent toujours par gagner. Une recette qui s'avère gagnante car le film sera un succès partout dans le monde et frôlera le million d'entrées sur la France. Aujourd'hui, le genre souffre toujours d'une mauvaise réputation, et une partie des spectateurs qui sont allés voir le film à l'époque n'osent même plus le défendre. Il faut dire que certains sites n'ont pas hésité à faire l'amalgame avec les pantalonnades aux titres racoleurs et réalisés par Godfrey Ho ("Ninja Terminator", "Ninja Thunderbolt", "Ninja Destroyer", "Ninja Dragon" !). Le film subit ainsi depuis des années une discrimination regrettable, les films de ninjas étant considérés comme ringards. Il serait temps de réhabiliter le genre, et dans cette optique quel meilleur moyen que de commencer par cet American Warrior !

 

 

The Omega Man

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