Mamells'Story
Titre original: Deadly Weapons
Genre: Erotique , Thriller , Action , Psycho-Killer
Année: 1974
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Doris Wishman
Casting:
Chesty Morgan (sous le pseudo de Zsa Zsa), Harry Reems (sous le pseudo de Harry Reemes), Richard Towers, Gaylord St. James, Denise Purcell, Saul Meth...
Aka: La poitrine diabolique / The Incredible Chesty Morgan and her Deadly Weapons
 

Qu'on se le dise ! Doris Wishman est une indécrottable féministe qui, après une décennie de nudies ayant pour seul but de dévoiler les beaux contours féminins, devient au début des années 70 plus mordante. Doris Wishman est de celle qui suce avec les dents. Avant d'enquiller avec une autre tétée filmesque assez proche de celui-ci, Super nichon contre mafia, elle tournait ce Mamells'Story avec la même actrice à la gueule délavée, mais dont la paire de roberts n'a jamais pu être égalée par une paire de couilles, quand bien même atteinte d'éléphantiasis.

 

 

Il convient toutefois de relativiser, voire de contester le message ici livré, car on a bien vu dans certains ouvrages médicaux des Africains assis sur leurs gigantesques testicules, ce que Chesty Morgan n'a jamais pu réussir à faire malgré ses monstrueux bombardiers !
Et puis, à quoi servent donc ici ses glandes de Noël Mamère sinon à éliminer, les uns après les autres, les membres d'un gang ayant tué son petit ami ? A pas grand chose, puisqu'au final, ses nichons qui n'ont vraiment rien d'un don du bon dieu mais plutôt d'un géniteur purement biologique et simplement taré, finiront par tuer le père. Soit, Tony "glandil" (Harry Reems) sera peut-être un bon amant de passage, mais ce sera surtout et avant tout un petit truand à la manque qui, doté d'un Q.I. aussi balèze qu'un clitoris de nonne, se mettra en tête de voler une liste noire à sa propre bande pour ensuite exercer un immonde chantage ; autant dire que sa façon de répandre ses menaces sera bien plus maladroite que la manière dont il répand son sperme dans la dame au gros seins et au dessein "vengeresque" (on se demande d'ailleurs - vu que le film est avare en scènes de sexe - comment l'approche puis l'accolade, d'un point de vue purement mathématique, peut se faire).
Elle devra néanmoins se débarrasser alors de tout ce beau monde, dont même notre Harry Reems, lequel ne sortira pas sa bite du film histoire de ne pas vexer la dame à étaler lui aussi ses proportions (ou sa propre portion, selon...).

 

 

Chesty Morgan, alias Zsa Zsa, qu'on ne confondra pas avec la hongroise Madame Gabor, également bien pourvue en son temps, est polonaise d'origine. Ceci explique peut-être pourquoi, dotée d'un accent à couper au cordeau, plutôt que de parler avec sa langue et se faisant la plupart du temps doubler en post-synchro, elle s'exprimera durant sa courte carrière avec son 180 de tour de poitrine ! Des mensurations doublement monstrueuses puisqu'elle dessoude, dans Deadly Weapons, les membres mafieux, de façons toutes aussi incongrues les unes que les autres : un coup, elle se fait glaçante et parvient à emprisonner sa proie entre avanie et framboise, pour empoisonner un tueur à gages avec une pilule retenue entre les deux mamelles d'un destin fatal ; une autre fois, le procédé sera plus direct puisque son giron servira tout bêtement à étouffer sa victime. Pis encore ! Comme suggéré en préambule, elle s'apercevra que l'instigateur du meurtre de son chéri n'est autre que son paternel.
Pour arriver à ce triste constat, elle devra parcourir un petit chemin de croix, se faisant même embaucher dans un night-club pour remonter la filière. Une boîte de nuit très fréquentée (dixit le boss) avec donc par déduction, pas mal de monde au balcon. Vous l'aurez compris, on nage tout le film durant en plein thriller, avec en avant-scène deux psycho-killers au lieu d'un. Deux psycho-killers pour le moins effrayants mais aussi efficaces qu'une moussaka géante, et ne laissant aucune place à qui que ce soit dans une quelconque partouze.

 

 

Même si je parle de crimes, de vengeance et de thriller, tout à la fois, nous sommes avant tout dans un film de Doris Wishman. Autant dire que les conventions cinématographiques sont ici bousculées bien plus allègrement que les lourds fardeaux d'une actrice dont on aura bien du mal à être Morgane, ce, pour paraphraser Renaud, le chanteur auteur de "C'est pas l'homme qui prend mammaire, c'est mammaire qui prend l'homme", extrait qui aurait pu également faire office de titre pour cet ovni filmique aussi barré que celui-ci. A croire même qu'un nudie tel que Nude on the Moon fut un modèle de réglage et de découpage scénaristique au regard d'un film qui ressemble par moments à une giclée de lait qu'on prend en pleine gueule.
Comme la plupart du temps, c'est paradoxalement de là que Doris Wishman parvient à traire un charme venu d'ailleurs, nous balançant à la fois le Freakshow le plus mal branlé du monde et le film de vengeance le plus invraisemblable, voire incompréhensible qui soit.

 

 

Pour l'anecdote, on mentionnera, outre la présence d’Harry Reems, celle de Gaylord St. James (le père vengeur de La dernière maison sur la gauche), venu ici une fois de plus faire écrabouiller la tronche de quelques lascars. Quant à l'omniprésence de Chesty Morgan, autant dire qu'elle relève du calvaire total. Difficile de comprendre, au-delà du fait qu'à l'époque l'Amérique était dans une période de fascination envers les nichons éléphantesques, ce qu'on put lui trouver. Elle se ballade tout le film durant avec une tête aussi fraîche qu'un bleu de Bresse qu'on aurait oublié dans son frigidaire depuis des mois. Les scènes de plus de dix minutes dans lesquelles elle se malaxe les bazookas dans sa baignoire auront vite raison des spectateurs les moins patients ou les moins indulgents d'entre-nous. Ce n'est pas non plus en venant nous balancer ses obus à tout va, en pleine poire et sans 3D, qui fera de Mamells'Story un film digne de rentrer dans la catégorie des Meyer films à gros nichons. Dire que Doris Wishman aurait dû laisser la dame croupir dans le cabaret burlesque dans lequel elle l'a découverte au début des années 60 tient du pléonasme, tant cette dernière a même du mal à mettre un pied devant l'autre, affublée de talons aiguilles qui la font ressembler à un hippopotame sous calmants tentant un exercice de funambule dans un spectacle de foire pour gros monstres.
Que dire d'autre, sinon que la musique est parfois toute aussi excellente qu'utilisée systématiquement à contretemps, que les faux-raccords font style et que l'amateur de curiosités sera certes comblé ou en tout cas survivra, mais pourra tout aussi bien vivre le film comme un accident frontal avec airbags.

 

 

Mallox


En rapport avec le film :

 

# Etant d'une nature tolérante sur les tendances de chacun, nous classons également ce film dans la section érotique.

 

# La critique du film Super-nichon contre mafia

 

# Deadly Weapons est sorti en vidéo sous le titre La poitrine diabolique (chez Iris Télévision).

 

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