Cavalier du diable, Le
Titre original: Tales from the Crypt: Demon Knight
Genre: Horreur , Thriller , Action
Année: 1995
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Ernest R. Dickerson (& Gilbert Adler pour la séquence du gardien)
Casting:
William Sadler, Billy Zane, Jada Pinkett, Thomas Haden Church, Dick Miller, C.C.H. Pounder, Brenda Bakke, Charles Fleischer, Gary Farmer, John Schuck, Ryan Sean O'Donahue, John Kassir...
 

Brayker s'est réfugié au Mission Hotel où il est attaqué par une armée de démons. A leur tête, le Collectionneur, un inquiétant jeune homme qui convoite la clé que détient Brayker. Cette clé mystérieuse contient le sang du Christ et pourrait permettre au Collectionneur d'ouvrir les portes de l'enfer...

 

 

Pendant les années 50, l'éditeur américain William Maxwell Gaines, héritier des éditions EC Comics publie "Tales from the Crypt", "The Haunt of Fear" et "The Vault of Horror", trois bimensuels d'horreur qui vont devenir très populaires aux USA. Publiée de 1950 à 1955, la série s'arrête après 27 numéros, accusée par les parents, les pasteurs et les enseignants de contribuer à l'analphabétisme et la délinquance juvénile.

 

 

Fin des années 80, Joel Silver, Robert Zemeckis, Richard Donner, David Giler et Walter Hill décident de produire pour la chaine HBO, une adaptation des comics. "Les Contes de la crypte" ("Tales from the Crypt") seront diffusés entre le 10 juin 1989 et le 19 juillet 1996, la série comptera 7 saisons et 93 épisodes. En 1995, une série de films inspirés du feuilleton seront produits pour le cinéma : le premier Le Cavalier du diable / Demon Knight, sera suivi en 1996 de "La Reine des vampires" ("Tales from the Crypt Presents: Bordello Of Blood"), réalisé par Gilbert Adler et de "Ritual" (2001), réalisé par Avi Nesher (She, Timebomb) et toujours inédit chez nous.
Le premier film est basé sur des éléments simples et basiques, un peu d'érotisme bon enfant (topless à gogo) et beaucoup de sang. Du cinéma hamburger dont le seul but est la consommation, vite fait (certains costumes de démons font très caoutchouc), vite digéré. Néanmoins, le film ne manque pas d'un certain charme désuet avec deux acteurs principaux qui cabotinent un maximum, le méconnu mais toujours réjouissant William Sadler ("Les Pilleurs", "58 Minutes pour vivre") dans un de ses rares rôles de gentil et Billy Zane ("Titanic", "Calme blanc") qui semble s'amuser à faire le méchant, accumulant jeux de mots et clins d'oeil.

 

 

L'histoire démarre sur le tournage d'un film d'horreur où l'on peut admirer le physique de la belle Sherrie Rose, spécialiste des séries B qui fera carrière aussi bien en Italie (Killer Crocodile) que pour la société PM ("Maximum Force"). Après un clin d'oeil (le film est réalisé par le "Cryptkeeper"), on entre dans le vif du sujet avec une course poursuite entre deux voitures dont les conducteurs sont plutôt pressés... et pour cause : c'est l'avenir du monde qui est en jeu !

Après une collision entre les deux véhicules, Brayker, l'un des conducteurs, trouve refuge dans une ancienne église transformée en hôtel, c'est là qu'il va livrer son dernier combat. En effet, son temps étant écoulé il va devoir choisir son successeur parmi les occupants de l'hôtel : la gérante, une prostituée et son client, un vieil alcoolique, un facteur et une adolescente en réhabilitation. Évidemment, son poursuivant ne va pas lui rendre la tâche facile et va tout tenter pour récupérer une étrange clé qui contiendrait le sang du Christ. Une arme bien pratique car quelques gouttes répandues sur le sol forment une barrière infranchissable pour les démons. Mais le Collectionneur à d'autres cordes à son arc et va éprouver la foi de ses proies par diverses tentations pendant que les démons (issus de son sang) tentent de pénétrer dans l'hôtel. Le nombre des assiégés va dangereusement diminuer au fur et à mesure des assauts et bientôt le successeur de Brayker se désignera de lui-même.

 

 

Coloré, carburant au second degré et aux références aussi diverses que variées ("Terminator", La Nuit des morts vivants, "Cocktail", "Mad Max", etc.), ce film réalisé il y a presque vingt ans pour un public d'adolescents a pas mal vieilli et pourtant il se dégage de cette petite production un inexplicable sentiment de satisfaction, peut être parce que le héros a plus de vingt ans et que le seul gosse du film finit en rosbif vivant ? En tout cas, le script un rien basique n'hésite pas à enfiler les stéréotypes comme des perles, mais l'action ne faiblit (presque) pas, les acteurs hyper typés sont sympathiques (Dick Miller en tête) et l'ensemble ne se prend pas une minute aux sérieux. En résumé : basique mais diablement jouissif.

 

 

The Omega Man

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