Prophecy, The
Genre: Horreur , Fantastique
Année: 1995
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Gregory Widen
Casting:
Christopher Walken, Elias Koteas, Virginia Madsen, Eric Stoltz, Viggo Mortensen, Amanda Plummer...
Aka: La Prophétie / God's Army / Ángeles y demonios
 

Thomas Dagget aurait pu devenir prêtre, mais des visions on passablement ébranlé sa foi ; après avoir abandonné le séminaire il est devenu inspecteur. Dans le cadre de sa dernière enquête, il se retrouve face à un cas étrange : le corps d'un homme hermaphrodite dont certains organes manquent. Parmi les effets personnels de ce dernier, il trouve un chapitre inconnu de l'Apocalypse qui parle d'une révolte de certains anges qui n'acceptent pas que l'homme soit élevé plus haut qu'eux. Ces anges, dont le chef est Gabriel, cherchent une âme particulière qui pourrait leur faire gagner la guerre. Simon, un ange resté fidèle, a caché cette âme dans le corps d'une fillette, Mary, et Gabriel et Dagget se lancent chacun de leur côté à sa recherche. C'est Katherine, sa maîtresse de classe, qui a recueilli Mary, laquelle commence à être possédée par l'âme qui lui a été implantée.

 

 

Les ricains ont une âme d'enfant et sont prêts à croire en n'importe quoi. Ainsi, l'existence des anges n'a jamais été mise en cause. Au contraire, cette croyance s'est même implantée jusqu'à Hollywood, où depuis des années des films et des séries ont abordé le thème de manière tout à fait décomplexée. Ainsi, l'un des personnages récurrents de "Supernatural" est un ange (Castiel) ; et plus récemment un film comme "Légion" (2010) et la série dérivée "Dominion" abordent sans complexe le thème des anges guerriers qui se foutent sur la gueule. Les amateurs avaient alors fait remarquer que ce n'était guère original car la franchise des Prophecy avait déjà largement abordé le sujet. Démarrée en 1995 et clôturée en 2005 par "The Prophecy : Uprising" et "The Prophecy : Forsaken", la franchise se divise en deux parties : les trois premiers épisodes avec Christopher Walken, et les deux derniers avec le personnage d'Allison (interprété par Kari Wuhrer).

 

 

L'idée de base vient d'un certain Gregory Widen. Ce nom ne dira sûrement pas grand chose au commun des mortels ; pourtant, le monsieur est l'auteur du scénario de "Highlander". Il se lance ici dans sa deuxième réalisation (si on compte un épisode de la série "Les Contes de la Crypte") et s'en tire plutôt bien. Sans être un as de la caméra, le réalisateur/scénariste parsème son film d'effets visuels surprenants (le diable explosant en une nuée de corbeaux !) voire poétiques (certaines visions apocalyptiques du héros). Mais les ambitions du réalisateur seront revues largement à la baisse à cause d'un budget restreint (la plupart des dollars allant dans la poche de Walken) et d'effets spéciaux encore coûteux. Des restrictions qui vont influencer le ton du film, qui devient une sorte de road-movie religieux dans lequel le héros part à la recherche de sa foi perdue (et pas de son foie !).

L'une des principales qualités de cette petite production est d'avoir réuni un vrai casting d'enfer. Il faut avouer que l'on trouve dans ce film un bel échantillon d'acteurs, du confirmé (Walken) au débutant qui peine (Mortensen), en passant par l'éternel et solide second couteau (Koteas) et la belle plante (Madsen).

 

 

A cette époque, cela fait déjà pas mal de temps que Christopher Walken n'a plus rien à démontrer. Il a déjà une sacrée carrière derrière lui, et l'acteur s'est vite rendu compte que sa réputation pouvait lui faire gagner quelques substantiels billets verts sans trop d'efforts. Ainsi, de temps en temps, il s'égare dans des productions aussi diverses que périssables (Mac Bain, "Le Grand Pardon 2", "Wayne's World 2") . C'est le cas de cette petite série B (et ses deux suites), où il n'hésite pas à endosser les ailes et la coupe de cheveux de l'ange Gabriel. Inutile de préciser que la série repose en grande partie sur ses épaules (ailes ?). A ses côtés, Virginia Madsen était l'une des actrices les plus chaudes et prometteuses du début des années 90. Elle enchaîne les films ("Hot Spot", "Highlander 3" et "Candyman"), mais s'égare dans la série B ("Blue Tiger") avant de cachetonner dans des seconds rôles alimentaires ("Firewall", "The Number 23", "Hantise"...). En 2004, elle rebondit dans "Sideway", où elle rappelle au peuple qu'elle est aussi une bonne actrice. De son côté, le Canadien d'origine grecque Elias Koteas cachetonne quant à lui avec plus ou moins de bonheur depuis les années 80, passant de Cronenberg ("Crash"), Scorsese ("Shutter Island") ou Fincher ("Zodiac") à des rôles de méchant plus formaté ("Shooter", "Dommage Collatéral", "Le Témoin du Mal"...). Pour l'anecdote, l'acteur croisera trois fois sa partenaire Virginia Madsen : sur The Prophecy, "Crash" et Haunting of Connecticut. Eric Stolz est célèbre dans le milieu pour avoir été la victime de l'une des pires erreurs de casting de l'histoire du cinéma. En effet, le pauvre commença le tournage de "Retour vers le Futur" en 1985. C'est après plusieurs jours que la production se rendit compte de son erreur et le vira du tournage pour le remplacer par Michael J. Fox. Ce petit contre-temps n'empêchera pas Stolz d'apparaître dans des productions aussi diverses que variées comme "La Mouche 2", "Anacondas", "Pulp Fiction" et "Killing Zoé" .

 

 

Comparé à tout ce beau monde, Viggo Mortensen faisait office de novice malgré quelques séries B à son actif (Prison, "Massacre à la tronçonneuse 3"... ). L'acteur végétait en tant qu'éternel second couteau ("L'Impasse", "USS Alabama", "Psycho"...). Le contraste est flagrant avec Amanda Plummer qui, à l'époque, avait une filmographie moins importante en quantité mais s'était déjà fait un joli pedigree ("Pulp Fiction", "Freejack", Le Bazaar de l’Épouvante...).

C'est vrai que la guerre des anges n'est pas des plus spectaculaires (contrairement à "Légion", où le réalisateur Scott Charles Stewart faisait tout péter). Le film se présente comme une sorte de balade spirituelle dans laquelle les protagonistes convergent (j'aime bien ce mot, je ne sais pas pourquoi !) vers une petite fille, devenue malgré elle le centre de toutes les convoitises. Normal, c'est là que se trouve la dépouille d'un général déjanté qui aurait pratiqué des sacrifices humains et le cannibalisme lors de la guerre de Corée (les exactions du fameux général sont rapportées via de fausses images d'archives en N&B qui font réellement froid dans le dos !). Les anges renégats pensent utiliser son âme damnée pour les mener à la bataille. Heureusement, l'ange Simon l'a cachée dans le corps d'une petite fille amérindienne. Finalement, le méchant Gabriel sera vaincu avec l'aide d'une bande de chamans et de Lucifer, qui ne voyait pas d'un très bon œil qu'une bande d'anges renégats vienne piétiner ses plates-bandes (l'enfer c'est son business, si les anges s'y mettent... où allons-nous ma petite dame !). Le héros, pour sa part, aura retrouvé la foi et rencontré la belle Virginia Madsen (qui n'est pas hermaphrodite mais mamophonique !). Que demander de plus ?

 

 

The Omega Man



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# La critique de The Prophecy 2

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