Runaway Barge, The
Genre: Thriller , Action
Année: 1975
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Boris Sagal
Casting:
Tim Matheson, Bo Hopkins, Nick Nolte, Jim Davis, Christina Hart...
Aka: River Bandits
 

Trois mariniers sur le fleuve du Mississippi se trouvent mêlés à un complot d'enlèvement et détournement...

"River King, River King... The Rivermen !!!" s'emballe le crooner John Rodriguez au générique, louant le nom du plus grand bateau évoluant sur le Mississippi. Une mise en bouche suivie de rapides présentations :
D'un côté, Danny Worth (Tim Matheson), un jeune homme sans boulot se fait embaucher par le capitaine Buckshot Bates (Jim Davis), un homme peu avenant et même carrément bourru. On lui présente deux hommes d'équipage. Le premier (Don Plumley) est un peu sourdingue à force d'avoir passé sa vie dans la cale des machines, le second, un certain Rouge LeBlanc (Beau Gibson), est présenté comme plaisant aux femmes, "probablement parce qu'il vient de Louisiane" (sic).
De l'autre côté, deux hommes armés prennent le contrôle d'une petite cabine de liaison. Il s'agit de Roy Blount (Nick Nolte) et de Sooey (Clifton James / Tick... tick... tick... et la violence explosa / Le Loup-garou de Washington).
Danny fait la rencontre sur le pont d'Earl Owens (Bo Hopkins) qui doit lui servir d'instructeur. Inutile de préciser que les choses vont dès lors méchamment s'emballer !

 

 

Ah bah non, pas trop en fait... du moins, pas pour le moment.

Les révélations vont bon train, chacun y va de sa petite histoire personnelle, mais il faut bien l'admettre, le temps s'étire et l'action tarde outrageusement à surgir, a fortiori sur une bobine n'affichant que 75 minutes au compteur.
Le capitaine cache un passé douloureux (une femme morte de maladie en une semaine) et plus de générosité qu'il n'y paraît, les hommes mangent dans la cale en parlant base-ball et seule la vieille cuisinière met, de par sa gouaille, un peu d'ambiance et de caractère. Grâce soit donc rendue à Lucille Benson ("Duel", Abattoir 5, "Transamerica Express", "1941"...), vétéran des 3èmes, voire 4èmes rôles pour le cinéma et la télévision. Elle fait le show durant un bon moment, le temps que Boris Sagal décide de se secouer un tant soit peu. En attendant, The Runaway Barge oscille entre la balade en bateau sur les berges du Mississippi, quelques escales à emplettes ainsi que des rencontres pas forcément palpitantes de prime abord. Celle avec une amie d'Owens, Reba (Christina Hart - Elle ne pense qu'à ça / Sex Play / Johnny Firecloud) ne relève pas le niveau. Soit, on sent une certaine tension sexuelle immédiate entre elle et Danny, mais il est surtout question d'un pull tricoté pour l'hiver par sa meilleure copine. Quant aux retrouvailles le temps d'une escale entre Owens et l'hyper sautable June (Devon Ericson / Asteria Eleefa dans la série Buck Rogers / La Nuit de la comète), ils perdent tous deux leur temps à évoquer le dernier sapin de Noël que celle-ci dut finir seule, Owens se voyant reprocher d'avoir été appelé en urgence pour rejoindre le River King.

 

 

Autant dire que pour un film d'action maritime, The Runaway Barge alias River Bandits fait peu de remous. Quant au thriller annoncé, le suspens est celui-ci : Danny et Reba vont-ils finir par niquer ? Earl et June vont-ils se rabibocher et tirer leur coup avant qu'Owens regagne le River King ?

Enfin, à mi-chemin, suite à une altercation avant de regagner le pont, les choses sérieuses commencent avec une voiture cherchant à bloquer le side-car dans lequel Danny et Earl tentent de rejoindre le bateau et leur devoir avec. (À propos de "devoir", ce bon Jim Davis rappelle lors d'une phrase nostalgique, le bon vieux temps où les femmes comprenaient le devoir de leurs hommes).
Le plan machiavélique, plus large qu'il n'y paraît, prend place. Et à The Runaway Barge de se faire plus tendu dans son dernier tiers, même du côté des malfrats dont les enjeux sont loin d'être identiques.

 

 

Le plus étonnant tout compte fait, outre que les deux bonnes femmes, qui semblaient jusque-là passer pour de véritables boulets, prennent une part hyperactive aux scènes d'action, est que celles-ci se déroulent autant à terre que sur les flots du Mississippi.

Parmi les tronches les plus connues, Nick Nolte (qui commence l'air de rien à avoir son petit palmarès chez nous : Les Grands fonds, Extrême préjudice, 40 hommes à battre), ici en méchant un poil teigneux, semble prendre le droit chemin pour camper le vilain petit canard du "Riche et le pauvre". Bo Hopkins (La Brigade du Texas, Panique sur la ville) la joue décontracté et donne le ton au film, plutôt badin. Il forme un sympathique duo avec Tim Matheson ("American College", "1941"), jeune marin d'eau douce qui complète le tableau en faisant un apprentissage plus mouvementé que prévu, en passe de devenir un vrai loup de mer !
Quant au réalisateur Boris Sagal qui tourne cette petite croisière assez distractive mais pas trop, si vous avez des questions à poser à son sujet, n'hésitez pas à contacter notre comparse The Omega Man !

 

 

Mallox

 

 

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